Drame à Paris
Les nouveautés
Blessures ordinaires
Le Contrescarpe
Pourquoi certaines solitudes nous mettent si mal à l'aise ? Et si, derrière nos différences, nos maladresses et nos obsessions, se cachait la même faille ? Pendant 1h10, une galerie de personnages se dévoile : une voisine hostile, une mère insaisissable, un ami trop silencieux, une ancienne amie devenue étrangère, un homme âgé face au vide, des corps qui s'épuisent pour tenir debout. Des êtres ordinaires, drôles, cruels, touchants, profondément humains. À travers leurs histoires, c'est une même vérité qui apparaît : nous avançons tous avec des blessures invisibles. Porté par une présence discrète, presque effacée — "comme si je n'existais pas" — ce seul en scène explore ce qui nous relie dans l'intime : nos failles, nos contradictions, notre besoin désespéré d'être compris. Parce que personne ne choisit vraiment qui il est. Parce qu'il faut pourtant continuer à vivre. Blessures ordinaires parle de cette fragilité commune qui nous rapproche plus qu'elle ne nous sépare.
dès 22€
Emelina Cundiamor
Théâtre de l'Epée de Bois - Cartoucherie
Après avoir étudié à l'étranger, le mari d'Emelina, devenu un homme " transculturel ", renie ses origines et change même son nom, de Benito Galarraga à Tibor. Cette transformation soulève des questions profondes sur l'identité, la culture et le prix à payer pour l'intégration.
-36%
dès 16,50€
Bad Queen
Théâtre Essaion
Voici la Reine. La méchante. Chaque jour elle interroge son miroir et vérifie le pouvoir de sa beauté. Jusqu'au jour où ... Folie, rage, obsession. Seule, face au miroir, elle raconte son règne et cette plaie ouverte : n'avoir jamais été aimée, comme Blanche-Neige.
-38%
dès 16,50€
The Lover
Théâtre de Nesle
Richard et Sarah, couple britannique comme il faut, mènent une vie confortable et conventionnelle dans leur cottage cossu non loin de Londres. Mais Sarah a un mystérieux amant et Richard jour un jeu trouble. Qui détient la vérité dans ce ménage ? Et qui détient le pouvoir ? Harold Piner (1930 – 2014) Prix Nobel de la littérature en 2005, l'auteur dramatique anglais fut aussi comédien et metteur en scène. Il a été à l'origine de ce qu'on a appelé "la comédie de la menace" où les personnages se confrontent dans des batailles obscures en se servant comme seule arme du langage. Dans son théâtre, le dialogue quotidien savoureusement banal, d'une économie rigoureuse et pourtant sibylline, débouche sur un impitoyable affrontement où la menace et l'humour s'entremêlent inévitablement. Les mots sont autant d'armes mortelles.
-39%
dès 14,50€
Des yeux sur moi
Théâtre 13 / Bibliothèque
Incarnation exacerbée de la féminité, Gertrude affirme une sexualité et une fertilité incontrôlée qui la dotent d'un pouvoir irrésistible. À son désir il faut tout sacrifier, quitte à détruire, quitte à mourir. Elle imposera son désir jusqu'au meurtre et à la destruction, celle de l'État, de la famille, d'elle-même. Avec Barker, Lucile Rose décide de regarder frontalement le scandale que suscite le désir féminin, d'y ausculter les pulsions de contrôle et de possession qu'il déchaîne. En dehors de toute morale, Des yeux sur moi interroge les représentations de la féminité véhiculées par les mythes littéraires et picturaux. De cette supposée inactualité, que réécrire ? Que repenser ? Percutant le fil narratif, le spectacle s'incarne dans un univers plastique en constant écroulement, hommage aux gestes performatifs de Bill Viola et Gina Pane.
dès 27€
Peut-être le hasard
Théâtre 13 / Bibliothèque
Porté de façon chorale et musicale par trois interprètes – dont une pianiste – le spectacle se déploie avec humour et tendresse au fil du texte. Lorsque Marie-Pierre, 50 ans, professeure de philosophie, est atteinte de la maladie d'Alzheimer, sa fille devient jeune aidante. Elle se voue alors corps et âme à son accompagnement vers une fin de vie digne. Animé par la passion de la mère pour la chanson et le cinéma – notamment sa fascination pour le petit âne d'Au hasard Balthazar de Robert Bresson – le spectacle constitue un vibrant plaidoyer pour la force des souvenirs nous reliant au présent. De même, il affirme l'importance à (re)donner aux êtres vulnérables et au soin dans notre société de la vélocité. Dans la lignée de son premier spectacle "Ceci est mon corps", Agathe Charnet poursuit un travail d'auto-fiction théâtrale exigeant et tendre.
dès 27€
Anti-Magie
Théâtre 13 / Bibliothèque
Depuis la chambre d'un·e adolescent·e, le metteur en scène sortant de l'École du TnS Juan Bescós, célèbre la promesse d'un monde délivré de la domination, de l'autorité et de l'abus de pouvoir. Quelle zone énigmatique et secrète pourrait survivre à nos adolescences ? Comment en garder l'accès ? Juan Bescós opte pour ce qu'il nomme "anti-magie" : une efficacité de l'invisible qui est tout à la fois une utopie collective, le rêve d'héroïnes drama queens vulnérables et un moyen de défier les lois fondamentales de l'existence. En quatre parties, la pièce se déploie dans la chambre d'un·e adolescent·e triste qui veut transformer l'espace privé de domestication en espace collectif d'expérimentation. Anti-Magie propose une fantaisie joyeuse et déviante, empruntant aussi bien au death-metal qu'à l'allégorie platonicienne de la caverne, pour ouvrir de vertigineux portails.
dès 27€
La douleur
Théâtre du Gymnase Marie-Bell
Adaptée du récit autobiographique de Marguerite Duras, La Douleur, la pièce met en scène l'attente extrême d'une femme confrontée à l'absence de son mari, Robert Antelme, déporté pendant la Seconde Guerre mondiale. Dans un monde en ruine, entre Paris libéré et retours incertains des camps, Marguerite Duras fait face à l'espoir du retour, qui devient obsessionnel, presque physique, et tente de survivre à l'éventualité d'une disparition. À travers une écriture fragmentaire, entre journal intime et récit mental, la pièce explore la frontière entre mémoire et hallucination, amour et survie, silence et nécessité de dire. Cette attente devient un espace de décomposition intérieure autant qu'un point de résistance. Le spectacle propose une immersion dans une parole rare, tendue, où l'écriture s'impose comme un acte vital face à l'effacement, et où l'intime se confronte à l'Histoire dans ce qu'elle a de plus brut.
dès 33€
Les Bonnes
Théâtre Pixel
Claire et Solange jouent à assassiner leur maîtresse tous les matins. Un rituel à l'image de leur haine, mais aussi de leur fascination pour Madame. Au théâtre, la figure du monstre effraye autant qu'elle captive et se place comme élément central du drame. Au-delà de l'aspect psychologique des personnages, nous nous intéresserons surtout à mettre en lumière leurs identités sociales et l'injustice qui découle de ce jeu perdu d'avance.
-25%
dès 14,50€
L'Enclos
Théâtre 13 / Glacière
Inspirée de son histoire familiale, Julien Gallix fait le récit de la vie de Grégoire. Ce jeune homme partage sa vie quotidienne entre un centre de désintoxication où il suit une cure et la maison familiale où il vit avec ses deux frères. Les deux lieux sont habités dans des temporalités différentes, ce qui permet de découvrir différentes étapes de son parcours. Les scènes du quotidien se succèdent, posant la question des réactions familiales et de la relation entre les trois frères.
dès 27€
Quatrevingt-treize
Théâtre de Poche Montparnasse
Hugo jette les six personnages de cette fresque héroïque dans la tempête de 1793. Républicains ou royalistes, sans-culottes ou paysanne vendéenne, tous se débattent contre le sort. Coups de théâtre, traits d'humour, verbe étincelant, actes d'amour et faits de noblesse : le roman révolutionnaire de la grande geste hugolienne se déploie sur scène comme un diaporama vivant.
-27%
dès 27€
Les Vibrations du verre
Théâtre 13 / Glacière
Le contenu qui intéresse le plus Kelly en ce moment est le contenu appelé " zèbre ". Une trend qui encourage les ados à pratiquer l'automutilation... Plus tard, Kelly, interdite de téléphone par ses parents, prend conscience de la tristesse du monde qui l'entoure. Une planète peuplée d'humain·es dépossédé·es d'elles·eux-mêmes asservi·es à leurs carrés de verre. Elle tente alors de convaincre son entourage de se défaire de leurs addictions. Mais entre celles·ceux qui ne réalisent pas qu'iels sont addict, la difficulté à se défaire de ce produit indispensable dans notre société, et les algorithmes capables du pire pour convaincre leurs utilisateur·rices de continuer à utiliser leurs services, Kelly va devoir batailler pour reconnecter ses proches au présent, à la vraie vie, et à retrouver l'humanité perdue dans les déserts du métaverse.
dès 27€
Sans suite (un air de roman)
Théâtre de la Tempête - Cartoucherie
C'est l'histoire d'un homme qui chute. Alors qu'il est au zénith de sa carrière de compositeur, Thomas perd sa mère. Il n'arrive plus à écrire. Tout s'effondre autour de lui et le réel se peuple de fantômes. Oser la comédie musicale pour raconter un effondrement, le pari est audacieux ! Sébastien Bournac a choisi de passer commande à l'auteur Baptiste Amann dont les mots aiment à jouer des ruptures contrastées. Chanter plutôt que raconter les gouffres intérieurs pour décoller du réel. Oser exacerber les sentiments, amplifier la charge émotionnelle, pour mieux toucher les spectateurs. Avec un titre énigmatique qui nous tient en suspens, cette pièce est écrite comme un roman, composée de trois chapitres, Thomas, Camille et Adama du nom de ses trois protagonistes. Trois angles ou trois voix qui se passent le relais pour tenter de raconter cette histoire, de manière kaléidoscopique et sensible grâce à la musique et aux chansons composées par Pascal Sangla et interprétées sur scène par 7 acteurices et 1 musicien. Une comédie musicale qui assume pleinement les contrepoints. D'une crise existentielle glisser doucement vers la joie véritable d'être au monde.
-57%
dès 10,95€
Mon actrice(s) principale(s)
Théâtre de la Tempête - Cartoucherie
Il était une fois une mère et son fils, Ouria et Libellule. Entre ces deux-là, peu de mots sont échangés, jusqu'au jour où le fils propose à sa mère de devenir son actrice principale. Ouria sera l'héroïne de son film, sa princesse aux pieds nus. C'est par le théâtre et le cinéma réunis que la conversation s'amorce, et que les mots affluent. Des mots qui charrient une histoire intime trop longtemps passée sous silence, une histoire entre la France et l'Algérie, celle du 8 mai 1945 et des massacres de Sétif et Guelma. L'actrice principale de ce spectacle c'est aussi la langue, comme dans toutes les pièces de Lazare, la langue des contes et de l'imaginaire, celle qui nous emmène au pays d'Ava Gardner ou peut-être sur une toile de Van Gogh, la langue qui console et qui jouant de la fiction nous entraîne plus loin que les contours des assignations programmées. Pour incarner cette fable teintée d'humour et de merveilleux, Lazare s'entoure de deux fidèles compagnons de route, la comédienne Anne Baudoux et le musicien-comédien Mourad Musset. Ensemble ils vont retraverser une vie de théâtre, dans une épopée éclatée, pleine de musique, de poésie brute et d'amitié.
-29%
dès 10,95€
La Mort de Jean-Marie de Balma
Théâtre de la Tempête - Cartoucherie
Tout commence en 2012. Le narrateur publie dans le journal L'Impossible une lettre ouverte à son frère disparu 29 ans plus tôt. Il lui donne des nouvelles de la famille et tente par les mots de converser avec l'absent. Il n'y aura pas de réponse à ce courrier ni au suivant, l'énigme demeure jusqu'à ce qu'il apprenne sa mort quelques mois plus tard. Quels ont été les derniers moments de cet homme ? Personne ne semble s'être inquiété de cette disparition dans cette vie socialement déshumanisée. Depuis le refuge de l'enfance jusqu'à ces retrouvailles impossibles, comment combler les vides et les silences d'une existence qui s'est efforcée de disparaître, comment ne pas céder au vertige ? Pour la première fois à la Tempête, Pascal Kirsch s'est penché sur cette écriture troublante et palpitante de sensibilité, pour faire danser les mots sur scène et donner corps à cette histoire de fratrie et de disparition volontaire. En s'appuyant sur trois merveilleux interprètes et un musicien performer, dans une forme impressionniste au plus près des spectateurs, il se lancera dans cette enquête intime pour tenter de reconstituer une vie traversée de fantômes que l'on ne peut appréhender que par la fiction poétique, faute de preuves.
-57%
dès 10,95€
Épopées
Théâtre des Bouffes du Nord
Elle est allée à la rencontre de jeunes artistes venant d'Afghanistan, Palestine, Russie, Israël, et d'Iran, qui ont choisi la désobéissance civique et fui leur pays pour trouver l'asile en France. Le spectacle explore la reconquête de leurs libertés fondamentales – chanter, danser, lire, écrire, aimer – et les paradoxes de l'exil. Julie Berès poursuit au plateau la recherche d'un théâtre puissamment performatif où l'intime et l'humour se mêlent à l'éminemment politique, qui puisse armer à l'espoir.
dès 22€
Fanfare, tout a une fin...
Théâtre des Bouffes du Nord
Est-ce un spectacle comique ? A priori non, car il s'agit d'un enterrement. Pourtant la veuve fait son show et la fanfare des pompes funèbres jouerait bien un air de flonflons. Décidément, la mort n'arrête pas les vivants, c'est même elle qui mène la danse pleine d'incidents qu'est l'existence. La vie est mue par la mort... Vous avez dit "émue" ? Pour son faux seul en scène, Anne-Lise Heimburger s'entoure de cinq instrumentistes à vent de haut vol. Ensemble, ils mêlent le grand répertoire musical et littéraire au folklore populaire, comme la nuit se mêle au jour et le combat à l'amour. Au passage, ils découvrent qu'en accélérant une marche funèbre quatre fois, elle devient une polka, et font vibrer l'oxymore de la vie et de la mort. La création de théâtre musical Fanfare, Tout a une fin sauf la saucisse qui en a deux cherche à regarder l'adversité qui, si l'on ne s'y plie, suscite une vitalité singulière. Complices depuis de nombreuses années, Anne-Lise Heimburger invite Samuel Achache et Florent Hubert à se joindre à elle pour faire jaillir du pire le rare et le rire.
dès 22€
L'Autre Royaume
Théâtre des Bouffes du Nord
"En naissant, nous acquérons une double nationalité, dans le royaume des bien-portants et dans celui des malades. Bien que nous préfèrerions tous présenter le bon passeport, le jour vient où chacun de nous est contraint, ne serait-ce qu'un court moment, de se reconnaître citoyen de l'autre royaume." - Susan Sontag, La Maladie comme métaphore C'est l'histoire d'un couple jeune, confronté à la maladie. Elle met en scène Puccini. Il mixe en boîte la nuit. Ils ont deux enfants en bas âge et vont se prendre la vie dans la gueule. Malades. Tous les deux. Chacun son tour. Aidant aidé. A tour de rôle. Deux cancers dans la trentaine. Le spectacle sera le kaléidoscope de ces années et de cette plongée dans l'autre royaume. Il mêlera les dessins d'enfants et les mots des médecins, les éclats de rire et les corps en miette, les airs de la bohème, le synthé modulaire et la danse contemporaine. C'est inspiré de mon histoire personnelle. Ces deux maladies, on les a vécues avec mon compagnon et j'ai compris, les années passant, que ces expériences était devenue une expertise. Et qu'il était urgent de raconter cette plongée là. Dans l'autre royaume, nous sommes des milliers. Parfois, ça se voit qu'on a passé la frontière. Et parfois pas. On vit parmi vous, on danse avec la mort, on subit les traitements et les opérations avec la peur au ventre et la honte au front. On travaille, on se lève le matin quand notre corps nous le permet, on amène nos enfants à l'école, on les regarde chanter à la chorale et on pense. Est-ce que mon scan va être bon ? Je demande le résultat au radiologue ou j'attends le rendez-vous avec l'oncologue ? Est-ce que je mets une perruque ou une casquette ? Est-ce que je peux faire un gouter pour les 5 ans de mon fils si je n'ai pas de cheveu ? Est-ce que je reconstruis mon corps d'avant ou est-ce j'assume à quarante ans d'être une amazone ? Est-ce que je dis le mot cancer à ma fille ? Et à mon boss ? Ces questions, on ne les partage qu'avec ceux qui ont le même passeport. Les autres, on les rassure. Les autres, ils ne peuvent pas comprendre. Le temps a passé. Tous les deux en rémission. La vie sauve. Mais ça nous a tellement changé qu'on ne sait même plus qui on était avant que ça nous arrive. Le temps a passé, au fil des années, j'ai compris qu'on n'était pas les seuls, on était les premiers. Les nouveaux arrivants de ce sombre royaume savent que nous le connaissons bien, ils sont nombreux à nous appeler quand ils passent la frontière. Chacun-e se sent seul-e alors que nous sommes si nombreux-ses. Il y a tellement de silence et de honte. Presque quatre millions de personnes vivent avec un cancer en France aujourd'hui. Et dans notre génération, les cas explosent. Il est temps que la colère sorte et que la honte change de camp, que le cancer soit politisé et que cesse la destruction de nos corps. Ce n'est pas seulement l'histoire d'un couple confronté à la maladie, c'est l'histoire d'une génération confrontée à une épidémie. Et sa prise de conscience. - Pauline Bureau, janvier 2026
dès 22€
Les voix de Carmen
Théâtre des Bouffes du Nord
Sur un plateau de cinéma, une réalisatrice prépare un film sur Carmen. Mais plutôt que de reconstituer toute l'histoire romanesque décrite par Mérimée — avec ses paysages, ses décors exotiques, ses courses-poursuites, à travers l'Espagne — elle choisit de revenir à l'essentiel. Dans cet espace clos, vibrant, transformé en laboratoire vivant, elle réunit une équipe réduite : trois femmes et deux hommes : une comédiennes/chanteuse, un comédien/chanteur, un chorégraphe et une directrice de la photo et une assistante. Elle leur raconte l'histoire, partage sa vision, donne sa lecture des personnages. Et peu à peu, à force de répétitions, d'improvisations, d'essais de caméras, de confrontations, la figure de Carmen surgit. Librement inspiré de Prosper Mérimée et de Georges Bizet
dès 22€