Ses critiques
| 22 pages de résultats triés par | | Mimes, Marionnettes pour Adultes: Min el Djazaïr -Un théâtre qui parle à notre cœur et réjouit nos yeux 9/10 Des méandres du passé, Sarah Melloul, Jina di Najma et Nicole Ayach ont tiré des personnages qui parlent à notre coeur grâce à un récit à la fois plein de tendresse et d'une grande valeur documentaire. Ce récit accompagne de superbes images projetées par un théâtre d'ombres inventif, beau et riche de procédés techniques variés. Allez vite découvrir Min El Djazaïr, cette histoire vous réjouira. # écrit le 07/03/25
| -Un spectacle parfois déconcertant mais plein de finesse 8/10 Que provoque la découverte, le jour de la mort de celle-ci, de l'existence jusqu'alors cachée d'une grand-mère qu'on croyait déjà décédée depuis longtemps ? Que provoque le souvenir de cette découverte ? Se transmet-il quelque chose des traumatismes vécus par cette aïeule inconnue ? Les héritiers de cette mémoire en ont-ils trace dans leurs personnalités, leurs façons de (ne pas) communiquer ? Voila quelques-uns des thèmes abordés par " Mémoire courte ", spectacle qui mêle de façon très réussie musique et théâtre, qui colle aussi, de façon plus déconcertante, différents registres de théâtre, en ayant par exemple recours à des moments de comédie de très bonne facture mais inattendus. Le tout surprend mais est plein de finesse et vaut la peine d'être vu. # écrit le 03/03/25
| -Arrangez-vous pour être en retard ! 2/10 Bertolt Brecht, Bernard Sobel, affiche prometteuse, a priori tout sauf un traquenard. Oui, a priori. Quelle mouche a donc piqué Bernard Sobel de transformer sept des neuf scènes de la pièce en un long, très long exercice de " théâtre " choral ? Neuf comédiens nous y lisent et disent tout, répliques, noms des locuteurs et didascalies. Les didascalies sont dites par les neuf, ensemble ; les répliques sont, quant à elles, découpées, chacune étant prononcée par plusieurs comédiens qui s'enchaînent. C'est une mécanique de précision extrêmement bien rodée, tellement bien que cela produit une jolie mélodie. Belle mais anesthésiante. Le sens ne passe pas. On ne comprend rien à ce qu'on entend, c'est trop difficile à suivre, même insupportable. La huitième scène, censée être chantée, est expédiée sans attrait. Vient enfin la neuvième et dernière scène, qui se passe au tribunal et donne tout son sens à la pièce. Là, la mécanique didactique brechtienne fonctionne impeccablement et l'on se console de n'être pas parti avant la fin. Alors, pour découvrir cette pièce méconnue de Brecht, il vous reste deux solutions : la lire (pour une fois, c'est mieux que de la voir!) ou, alors, arriver au théâtre avec trente-cinq minutes de retard, pour échapper au calvaire de la première partie. # écrit le 23/02/25
| -Une jeune compagnie qui mérite d’être encouragée 7/10 La toute jeune compagnie Dernière Fois nous présente sa version du chef d'oeuvre de Strindberg. Sur scène, de jeunes comédiens qui ne sont déjà plus des amateurs et poussent les portes du monde professionnel. Ces jeunes savent nous donner le texte de Strindberg, ils jouent avec leurs corps de façon juste et expressive et savent déjà parfaitement basculer d'une émotion à une autre, avec naturel et précision. On leur pardonnera donc volontiers une erreur qui se dissipera probablement bientôt, à savoir, le soir de la première, sans doute sous le coup de l'émotion, d'avoir joué bien trop vite ; non qu'ils ne sachent nous donner de beaux silences quand c'est nécessaire mais parce qu'ils ont dit leur texte bien plus vite qu'il ne l'aurait fallu. Cela n'enlève rien à leur talent, allez les applaudir ! # écrit le 22/02/25 , a vu cet évènement avec BilletReduc.com
| Théâtre contemporain: 4211 km -Émouvant 10/10 (Spectacle vu à la Scène Watteau de Nogent sur Marne) Un spectacle émouvant mais aussi instructif et engagé, qui mérite vraiment d'être vu, bel hommage d'une fille à ses parents, combattants de la liberté et de la démocratie. # écrit le 12/02/25
| -Prouesse théâtrale 10/10 " Article 353 du Code pénal " est le titre d'un roman de Tanguy Viel. Je suis allé voir ce spectacle sans avoir lu ce roman et ne sais donc pas quelle a été la part d'adaptation réalisée par Emmanuel Noblet pour porter ce texte à la scène. Toujours est-il qu'on a vraiment la sensation qu'il s'agit d'un texte écrit pour le théâtre. Avec le titre, on a compris dès le début quel sera le dénouement, quelle sera la décision finale du juge. Le suspense est ailleurs : - on est tenu en haleine par le récit du personnage de Martial Kermeur, cherchant à savoir ce qui s'est réellement passé avec son fils ; - on guette les signes de l'évolution de la pensée du juge, de la formation de son intime conviction. Ce dialogue déséquilibré entre un juge taiseux et un Kermeur volubile, magistralement incarné par Vincent Garanger, met sur scène de vrais personnages de théâtre et forme un récit superbement contrôlé. Belle prouesse théâtrale ! # écrit le 06/02/25
| -Rebelote ! 10/10 Kelly Rivière avait déjà frappé fort avec " An Irish story ". Elle explore ici d'autres aspects de sa vie et de sa famille pour remettre sur scène Kelly Ruisseau, son double théâtral. Toujours autant de talent (aux facettes multiples), de capacité à nous émouvoir et, cette fois, une fibre comique encore plus affirmée. Que vous ayez ou non vu son histoire irlandaise, dépêchez-vous de réserver, la grande salle des Plateaux Sauvages risque fort d'être comble tous les soirs. PS : Pas de rapport direct mais une autre actualité de Kelly Rivière : elle vient de réaliser une nouvelle traduction du classique américain " Mort d'un Commis voyageur ", sur les planches cette saison. # écrit le 04/02/25
| -Un spectacle utile, engagé et intéressant, malgré des imperfections 8/10 Commençons tout de suite par les imperfections, mes commentaires positifs suivront. Le fil conducteur est incertain et intermittent (le récit est censé être celui de la Peugeot 504 - pourquoi pas ? - mais il n'est pas suivi), le collage des différentes scènes et vidéos un peu trop kaléidoscopique et le début manque de rythme. Vient ensuite la lutte commune menée par les deux personnages principaux, Bakary et Cathy. Là, le spectacle prend tournure. Il nous permet de revenir sur les luttes ouvrières de la fin des années soixante, la solidarité entre ouvriers originaires de tous pays et – même si le terme n'est pas employé – un embryon d'intersectionnalité. Il complète également bien notre information sur le mouvement des " établis ", après le livre de Robert Linhart et le film que Mathias Gokalp en avait tiré (c'était avec l'excellent Swann Arlaud). La péroraison du spectacle revient à Bakary et Cathy, dans un style poétique qui surprend mais qui sait aller à l'essentiel et résume bien les messages politiques de la pièce. L'ensemble est très bien interprété, avec une mention spéciale pour Adil Laboudi, Assane Timbo (que j'avais déjà apprécié dans " Des châteaux qui brûlent ") et Katell Jan. En résumé, malgré sa forme composite et pas toujours cohérente, ce spectacle fait oeuvre utile et vaut la peine d'être vu. # écrit le 03/02/25
| -Pour lire Ajar/Gary 7/10 Ce spectacle vous donnera envie de lire ou de relire " Gros câlin ". # écrit le 03/02/25
| Théâtre contemporain: La Peur -Des maux de l’Église, une pièce indispensable 10/10 La pièce aborde d'abord la question de la difficulté de l'Église à combattre la pédophilie de certains prêtres. Mais aussi bien d'autres de ses problèmes, comme la place des femmes en son sein ou sa relation malaisée avec l'homosexualité masculine. On nous les donne notamment à voir de l'intérieur, des points de vue d'un prêtre et d'un évêque; ce qui n'implique ici nulle complaisance mais éclaire la compréhension. Sont en particulier démontés les mécanismes la conduisant simultanément à réprimer la sexualité entre homme adultes consentants et à couvrir la pédophilie. Cette pièce s'inspire de faits réels. Elle met en scène de vrais personnages de théâtre, très bien incarnés; elle est magistralement menée et j'ai la faiblesse de croire qu'elle saura parler à des gens très différents. # écrit le 26/01/25
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