MarcopoloF

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Théâtre contemporain: T'embrasser sur le miel

-L’amour en temps de guerre
7/10

Deux amoureux correspondent en temps de guerre en s'envoyant des vidéos. La mise en scène s'appuie sur une scénographie originale. Je retiens quelques moments forts mais aussi des passages un peu longs au cours desquels je ne suis pas parvenu à ne pas décrocher.
# écrit le 07/03/25


Mimes, Marionnettes pour Adultes: La mort grandiose des marionnettes, variations

-Rire de la mort
8/10

Rire de la mort ? Non, il ne s'agit pas d'un défi métaphysique ou philosophique, juste d'un exercice de style, à savoir multiplier les saynètes au cours desquelles des marionnettes trouvent la mort. Le parti pris est délibérément comique, parfois même grand-guignolesque. Les scènes sont inégales mais, tout bien pesé, l'ensemble est fort réjouissant.
# écrit le 08/03/25


Théâtre contemporain: Par la mer

-Par la mer/mère
8/10

Semble-t-il par le plus grand des hasards, la mer/mère réunit trois femmes cabossées par la vie dans un huis clos émouvant entre de vrais personnages de théâtre. Voilà un spectacle simple et beau, dont les ressorts ne se dévoilent que peu à peu dans une délicate histoire de transmission. Que vous soyez ou non sensible à sa dimension magique et onirique, il y a de bonnes chances que vous appréciiez cette fable pleine d'humanité et de solidarité portée par une belle équipe de femmes.
# écrit le 13/03/25


Théâtre contemporain: Misericordia

-Une histoire touchante, un grand sens de la théâtralité
9/10

(spectacle vu en mars 2025 à Sartrouville) Mme Rosa avait son Momo, le trio plein de chamailleries de Misericordia a son Arturo, un enfant porteur d'un handicap qui limite ses facultés intellectuelles mais pas son goût pour la danse. Cet enfant orphelin et ses trois prostituées de marraines, voilà des personnages qu'Emma Dante aime affectueusement. Ce regard bienveillant n'enlève rien à ses qualités d'autrice et metteuse en scène. Emma Dante possède un très grand sens de la théâtralité, notamment (mais pas seulement) dans la veine comique. Ses comédien.nes sont impeccables. Elle nous livre là un petit bijou.
# écrit le 20/03/25


Théâtre contemporain: Good Mourning

-Drôle et pudique
8/10

Un deuil bouleverse une vie et le surmonter fait traverser des étapes successives d'états d'âme avant toute reconstruction possible. Voilà un stand-up hors du commun, à la fois très drôle et plein de pudeur, une autofiction émouvante, dont la première version fut écrite en 2012, à une époque où ce type de spectacles était encore peu répandu.
# écrit le 03/04/25


Seul(e) en Scène: Quand j'étais blanche

-En attendant de jouer Phèdre ou Célimène
10/10

Les rôles de Phèdre ou de Célimène, souhaitons-les à Fatima Ndoye, pour qui ils n'ont constitué qu'un rêve pour elle jusqu'à maintenant. Avec " Quand j'étais blanche ", c'est sa vie qu'elle met sur scène, dans un spectacle créé il y a dix ans, qu'elle reprend et adapte aujourd'hui. Elle fait de sa vie un spectacle, avec talent. Par la danse, elle exprime ses émotions. Par le texte, elle les cache derrière un humour toujours subtil, parfois aussi incisif et féroce, qui dénonce avec brio stéréotypes et préjugés. Au fil du spectacle, l'émotion prend quand même le dessus. " Quand j'étais blanche " mêle le politique et l'intime, Fatima Ndoye y démontre son talent de comédienne et de danseuse, celui d'autrice aussi. Courez vite au Théâtre Lepic, il reste trois dates au fil du mois d'avril.
# écrit le 09/04/25


Seul(e) en Scène: La maladie de la mort

-Un roman sur scène
7/10

Le mérite de ce spectacle aura été de me faire connaître cet étrange roman de Marguerite Duras. Sa limite est celle qu'on rencontre souvent quand on porte sur scène un roman sans l'adapter, qui plus est dans un seul-en-scène et que la narration est à la deuxième personne, à savoir qu'un tel geste artistique ne crée guère de théâtralité.
# écrit le 16/04/25


Hommages: La vie en vrai autour d'Anne Sylvestre

-La vie en vrai
10/10

(Spectacle vu à Sartrouville le 29/04/2025). " La vie en vrai ", c'est une chanson qui ouvre le spectacle de Marie Fortuit et Lucie Sansen et qui lui donne son nom. Il s'agit aussi d'une belle description de l'oeuvre d'Anne Sylvestre, avec son engagement, ses colères, ses émotions. Je ne connaissais que peu de ses chansons. J'en ai donc découvert beaucoup et, fait remarquable, en tout cas pas si fréquent, j'ai pleinement reçu, compris et apprécié toutes celles que j'ai entendues ce soir, celles que je connaissais comme les autres. Grâce au talent d'Anne Sylvestre comme à celui de Marie Fortuit et Lucie Sansen. Leur spectacle est très intelligemment conçu, avec engagement, humour et finesse. Courez vite découvrir cette série de petits bijoux.
# écrit le 29/04/25


Théâtre contemporain: L'Exception et la règle

-Un théâtre beau, joyeux et militant
10/10

Ah quel plaisir que d'assister à cette représentation de " L'Exception et la Règle " par la Compagnie " Jolie Môme " ! J'étais sorti très frustré, en février dernier, dans ce même théâtre de l'Épée de Bois, de la représentation de cette même pièce par la Compagnie Bernard Sobel, ayant l'impression qu'une pièce magistrale avait été gâchée par une lubie de metteur en scène, en l'occurrence par un dispositif de lecture chorale qui prenait le pas sur le sens du texte. La compagnie " Jolie Môme " adopte elle aussi un dispositif particulier, avec une esthétique clownesque et un procédé de doublage en direct des rôles principaux par d'autres comédiens. Et, à ma grande surprise, cela fonctionne ! On reçoit parfaitement le texte de Brecht, cette farce amère où la " justice " protège les intérêts de la classe dominante. Dans la scène finale, Brecht prête au juge des mots qui forment un modèle de casuistique et de cynisme. Courez vite à la Cartoucherie pour vous divertir intelligemment et découvrir ce petit bijou brechtien.
# écrit le 04/05/25


Seul(e) en Scène: La part du prépuce

-Pudeur, force, franchise et humanité
9/10

Quelle est la part de fiction dans ce spectacle ? Je l'ignore ; en tout cas, Hicham Ayouch a mis beaucoup de sa vie dans ce seul en scène autofictionnel. En d'autres termes : être à la fois juif et musulman, comme il l'est, est source de névroses mais aussi d'une grande richesse dans un message humaniste. Un vrai message humaniste, fort, pas gnangnan.
# écrit le 07/05/25



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