jp Vous suivez cet utilisateur Inscrit Il y a 23 ans 5885 critiques Ajouté par 216 internautes Ajouter cet utilisateur
Ses critiques Opéra, Opérette: Aïda -Aida sans grandeur ni vertige 4/10 Je suis conscient qu’un opéra représente un travail colossal. Pourtant, dans cette version d’Aida présentée au casino d’Enghien, beaucoup d’éléments font défaut. Le casting ne semble pas toujours en adéquation avec les personnages du livret . L’air le plus célèbre de l’opéra est notamment fragilisé par des imprécisions des trompettes, ce qui casse l’élan attendu. La mise en scène, très statique, donne l’impression d’un spectacle figé, presque sans mouvement. Seule la présence de la danseuse apporte un éclair de respiration. Le reste demeure très moyen, avec des chanteurs corrects sur le plan lyrique, mais peinant à transmettre une véritable émotion. Une déception. # écrit le 24 Janvier
| - Quand la fraternité cache la rivalité 6/10 Relationship dresse un portrait lucide du monde des start-up où, sous les apparences de fraternité et d’empathie, se rejouent les mêmes mécanismes que dans toute entreprise classique : intrigues, rapports de force et trahisons. La jeune troupe est remarquable, totalement en phase avec le sujet et d’une grande justesse de jeu. La mise en scène, inventive et efficace, révèle peu à peu les tenants et aboutissants de l’intrigue. Un bon moment de théâtre, à la fois actuel et pertinent. # écrit le 24 Janvier
| -La pollution mise en corps 6/10 Ça tourne pas rond est une fable dansée autour de la pollution, à la fois sensible et engagée. Les deux danseuses nous entraînent à travers différentes zones menacées, en s’appuyant sur une expression corporelle forte et évocatrice. Par le mouvement des corps elles rendent perceptibles les multiples menaces qui pèsent sur notre environnement. Un spectacle intéressant, qui constitue une belle sortie de découverte. # écrit le 29 Janvier
| -Quand le conte déraille 4/10 Blanche-Neige, histoire d’un prince est un spectacle original qui s’intéresse à l’« après » de la célèbre formule : « ils se marièrent et vécurent heureux ». Le dispositif, notamment l’inversion des genres pour les comédiens, déroute d’abord le spectateur. Le propos s’oriente ensuite vers un discours écologique, montrant une terre qui se meurt sous les activités du prince. L’ensemble, volontairement déjanté, amuse un temps mais finit par lasser, faute de véritables rebondissements. Un spectacle néanmoins à encourager, tant le potentiel d’évolution et d’amélioration est réel. # écrit le 29 Janvier
| Théâtre contemporain: 37 heures - Survivre à l’emprise 8/10 37 heures, au théâtre de la Scala, est une très belle découverte. Ce récit, centré sur une agression sexuelle qui s’étend sur quatre années, propose une analyse fine et nécessaire des mécanismes de l’emprise et des ravages qu’elle engendre. La comédienne, d’une grande sincérité, nous touche par un jeu authentique et engagé. Elle partage avec justesse ses doutes, ses espoirs et ses désillusions. La mise en scène, dynamique et maîtrisée, soutient efficacement ce récit profondément émouvant. Un spectacle fort, à voir . # écrit le 29 Janvier
| -Quand l’écriture fait défaut 4/10 Le théâtre repose sur plusieurs éléments essentiels, mais l’écriture en demeure le socle fondamental. Ici, une jeune troupe pleine d’énergie s’attaque au genre exigeant de la comédie musicale. L’engagement et l’enthousiasme des comédiens sont indéniables, mais ils se trouvent au service d’une œuvre trop fragile. L’écriture, légère et peu construite, peine à soutenir l’ensemble, ce qui rend le spectacle assez moyen malgré l’investissement évident de la troupe. Un exercice ambitieux, mais difficilement abouti. # écrit le 30 Janvier
| -Brillant visuellement, vide dramaturgiquement 4/10 J’ai souvent admiré le travail de Wajdi Mouawad, mais pour la deuxième fois, je ressors de l’un de ses spectacles avec un goût d’amertume. Willy Protagoras enfermé dans les toilettes en fait partie. Le talent de mise en scène de Mouawad est, bien sûr, spectaculaire et parfaitement maîtrisé. En revanche, la pièce souffre cruellement d’un texte qui manque de maturité et de profondeur. Les deux heures trente paraissent interminables, et l’on ne tient que grâce à la puissance visuelle de la mise en scène et à l’engagement des artistes. Un spectacle qui, malgré ses qualités formelles, laisse surtout l’envie de l’oublier. # écrit le 31 Janvier
| -Quand l’Histoire sert l’illusion 6/10 Conspiration est un spectacle de magie et de mentalisme construit autour d’une trame historique. L’artiste maîtrise parfaitement son art et nous entraîne à travers différentes enquêtes du passé, servant de support à ses numéros. L’ensemble est bien mené, clair et efficace, mais sans provoquer de véritable effet de surprise. Un spectacle agréable, solide dans sa forme, qui manque toutefois d’un moment vraiment bluffant. # écrit le 31 Janvier
| -Quand le théâtre devient conscience 10/10 Kaddish, la femme chauve en peignoir rouge propose une réflexion profonde sur le judaïsme et son environnement historique et intime. La mise en scène, inventive et immersive, nous entraîne immédiatement dans cette méditation inspirée des œuvres de Imre Kertész. Les comédiens, d’une grande intensité, incarnent avec finesse les tourments de leurs personnages. La mise en abyme, où chacun dévoile en aparté son propre passé et son lien avec les thèmes de la pièce, ajoute une dimension bouleversante et riche de sens. Un spectacle dense et nécessaire, qui élève et questionne. À voir pour grandir. # écrit le 14 Février
| -Un voyage sans boussole 4/10 Voyage d’un assassin est une pièce dans laquelle j’ai eu du mal à trouver des repères. La performance physique de l’artiste est indéniable et témoigne d’un réel engagement. En revanche, la trame narrative reste floue et l’on se perd rapidement dans la succession des espaces traversés. Du hangar au paysage enneigé, puis à la voiture, les transitions manquent de lisibilité et peinent à faire sens. À force d’errance, le spectacle finit par lasser. # écrit le 28 Février
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