Ses critiques
| 22 pages de résultats triés par | | -Une belle performance d’actrice dans un spectacle bien conçu 10/10 Je ne connais pas suffisamment l’histoire de Jeanne d’Arc pour avoir un avis sur les tenants et aboutissants religieux, politiques et idéologiques relatifs à ce spectacle que j’étais venu voir par curiosité. Ce spectacle mêle théâtre, vidéo et musique vivante dans un dispositif clair et pertinent . Les textes sont extraits des minutes du procès de Jeanne d’Arc, sélectionnés et montés de façon efficace et théâtrale. Judith Chemla nous livre une superbe interprétation ; elle parvient à nous faire croire qu’elle est cette jeune bergère de dix-neuf ans, simple, sincère et déterminée. Les moments de jeu alternent avec des passages musicaux chantés de toute beauté. Le tout prend place avec un grand bonheur dans l’écrin des Bouffes du Nord. # écrit le 22 Avril
| -Quand surgit un passé caché 10/10 Résister à la tentation de cacher sous le tapis les surgissements d’un passé longtemps dissimulé et même nié : voilà ce dont il est ici question. Il s’agit ici du passé nazi de l’Autriche. La pièce inclut une discrète référence à Thomas Bernhard. J’avais déjà apprécié, il y a quelques années, le magistral travail de la compagnie « Les Maladroits » sur la guerre civile espagnole dans « Frères ». Cette fois, les allumettes ont remplacé les morceaux de sucre et, si la part du théâtre d’objets dans la composition de la pièce est plus réduite, elle ne manque pas d’inclure quelques moments très forts. Que vous aimiez l’Histoire ou le théâtre (ou les deux !), ne manquez pas « Une histoire autrichienne ». # écrit le 12 Avril
| -Joli florilège 8/10 Trente micro-pièces de théâtre en moins d’une heure, jouées dans un ordre différent à chaque prestation pour tenir compte des demandes du public et renouvelées partiellement chaque semaine, voilà la formule. Elle est plaisante. Ajoutons que les comédiens jouent leur propre rôle. C’est souvent divertissant, parfois plus grave. Ce peut être absurde, ce peut être politique, ce peut être métaphysique, sexuel, poétique ou encore oulipien. La qualité d’écriture est certes inégale mais on peut dire que ce mélange des genres fonctionne bien et qu’on passe une bonne soirée, légère mais pas si futile qu’elle n’en a l’air. # écrit le 06 Avril
| -Parcours 8/10 Avec « Incandescences », Ahmed Madani avait mis son savoir-faire d’auteur et de metteur en scène au service d’un groupe de jeunes non professionnel.les mettant leur vie sur scène. Avec « Entrée des artistes », il offre cette fois à de jeunes comédien.nes professionnel.les une auto-fiction collective où les un.es et les autres portent sur les planches des moments clés de leurs parcours vers le théâtre. De l’un.e à l’autre, les histoires sont faites de bonheur, d’ennui ou de traumatismes. Ils en font un matériau pour vous faire rire ou vous émouvoir. Tous jouent et chantent avec talent dans cette aventure commune qui leur met le pied à l’étrier : entrez, les artistes ! # écrit le 02 Avril
| -Fort et émouvant 10/10 Dessiner encore, après et malgré l’attentat du 7 janvier 2015, voilà une question de vie pour Coco. Une écriture à trois voix et une scénographie simple mais pleine de sens nous livrent la parole et les dessins de Coco. C’est fort, c’est émouvant. # écrit le 29 Mars
| -On ne passe pas une mauvaise soirée 6/10 Rien n’est vraiment raté dans ce spectacle, sans que le tout ne soit pleinement réussi. S’y juxtaposent force scènes grivoises, qui finiront par vous faire sourire, d’autres de comique de répétition, assez réussies, et quelques autres apportant un regard plus tendre sur ces personnages du monde paysan pas si bruts de fonderie qu’ils n’en ont l’air au premier abord. En toile de fond se retrouvent les problèmes de ce milieu. Il serait toutefois flatteur de faire de ce spectacle une pièce militante, elle est trop décousue pour que son intention soit facile à établir. Pour autant, même si les scènes sont inégales, on ne passe pas une mauvaise soirée. # écrit le 20 Mars
| -Magistral ! 10/10 Catherine Hiegel et Jean-Luc Lagarce : chacun de ces deux noms à l’affiche aurait suffi pour que je vienne voir cette pièce. Pièce dont je ne savais rien et n’ai pas cherché à en savoir plus, attiré par le talent de son auteur et amusé par la façon dont son titre nous claque à l’oreille. Ajoutons que j’avais aussi en tête l’émouvant souvenir de Hiegel/Lagarce dans « Music-Hall ». Cette fois, le registre est tout autre. Lagarce s’est emparé d’un manuel de savoir-vivre de la fin du XIXème siècle, en a extrait des passages auxquels il a ajouté ses commentaires subtils et ironiques, prenant distance non seulement avec un siècle passé mais aussi, peut-être surtout, avec un milieu social encore prisonnier de convenances d’un autre âge. Pas facile de faire théâtre avec un tel texte. Catherine Hiegel y parvient magistralement, donnant parfaitement l’illusion du naturel et du relief à chacun des mots, ceux du manuel d’origine comme ceux que Lagarce y a ajoutés. Allez-y ! Vous serez surpris de rire d’un tel texte et ne regretterez ni le prix élevé des places ni le pénible inconfort des sièges des Bouffes Parisiens. # écrit le 16 Mars
| Mimes, Marionnettes pour Adultes: Pro Bono Publico -Une performance intéressante 8/10 Le sujet est ardu : le service public de psychiatrie; la forme est originale, qui tient du théâtre, de la fausse conférence, de l’art de la marionnette et de la performance plastique. Cette compagnie a un message à faire passer; il est engagé et intéressant. Le spectacle est polymorphe, avec d’étonnantes marionnettes de papier plié et froissé réalisées sous nos yeux et un étonnant happening à base de peinture. C’est polymorphe mais pas décousu, parfois juste manquant un peu de rythme mais valant assurément d’être découvert. # écrit le 13 Mars
| -Des jacqueries paysannes aux soulèvements de la terre 10/10 (Spectacle vu en mars 2026 à Châtenay-Malabry) Des jacqueries médiévales aux prétendus « éco-terroristes », Myriam Marzouki nous fait partager les doutes et les espoirs de ceux qui luttent, entre dissensions et solidarité, subissant dans leur chair et leur esprit les effets de la répression. Elle nous offre un spectacle parfois déroutant, qui oscille entre des moments pleins de vie, des parenthèses plus cérébrales et des tableaux plus lents d’une grande force plastique. Au fil du spectacle, le message se tisse et gagne en clarté et en émotion. Voilà un théâtre exigeant et abouti, qui parlera aux plus engagés mais aussi, me semble-t-il, à tous ceux qui hésitent à s’engager. # écrit le 10 Mars , a vu cet évènement avec BilletReduc.com
| -Un texte qui peine à nous parler 4/10 Giraudoux a écrit sa pièce en 1935, comme un appel à la paix. La monter aujourd’hui est évidemment tout autant porteur de sens et d’une réelle actualité. La mise en scène d’Édouard Dossetto modernise la forme de la pièce, avec quelques trouvailles, et, au début, on accroche bien. Hélas, si les intentions de Giraudoux nous parlent encore, sa langue et son texte ont bien vieilli et, quels que soient les efforts de la mise en scène et des comédiens, on décroche. On retrouve un peu d’intérêt à la toute fin, quand Hector débusque dans le discours d’Ulysse les vrais motifs de la guerre puis les risques de déclenchement d’un conflit pour une vétille mais, entre ces deux bouts du spectacle, le temps semble fort long. # écrit le 06 Mars
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