Ses critiques Théâtre contemporain: Big Floyd -Il y avait du soleil ...et 9 minutes 29 secondes avant la nuit ! 10/10 Ce spectacle relate avec maestria la dernière journée d’un homme somme toute banal, Big Floyd, jusqu'à ce que le drame le rattrape sous la forme de la violence aveugle de la police. La forme ingénieuse du procès de son meurtrier permet de dresser le portrait de ce géant noir grâce aux témoignages de ses proches, sa compagne, Karen Maire, un ami Hélias Corbeau ; ou des témoins, celle qui a filmé la scène tragique, Kézia Prudenté, si émouvante. Deux des protagonistes, l'épicier, Sony Diabaté ou le chef de la police, Marvin Anthony offrent une prestation remarquable, intense et bouleversante. Et bien sûr, Saabo Balde, qui donne au personnage de Big George Floyd une magnifique humanité est d’une grande justesse, à l’aise dans les divers registres du rôle exigeant. Tous ces jeunes comédiens, dynamiques, inspirés et convaincants font montre d'une belle maîtrise et méritent votre visite. # écrit Mercredi
| -Un joyau ! 10/10 Une réelle réussite ! J’avais vu cet excellent seule-en-scène au Guichet-Montparnasse avec un réel intérêt et c’est avec un plaisir renouvelé que je l’ai apprécié ce soir sur le plateau plus vaste du Studio Hébertot. Metteuse en scène inventive, juste un décor amovible et quelques accessoires, Pascale Bouillon, interprète vibrante, donne vie aux personnages du roman et sublime le texte exigeant de Zola. Un travail admirable à ne pas manquer ! Chapeaux bas 😉!!!! # écrit Jeudi
| -IONESCO revisite SHAKESPEARE.... 10/10 Jérémie Le Louët met en scène et joue Macbett, très complice avec Laurent Papot en Banco et Dominique Massat, Lady Duncan et sorcières, Julien Buchy l'archiduc Duncan ... Cette distribution, parfaite de maîtrise dans un décor et des costumes savamment éclairés, met en valeur la force du texte de Ionesco : une réflexion sur la mécanique du pouvoir absolu. Tyran, despote, dictateur, depuis Shakespeare jusqu'à notre actualité...vénalité, cupidité, jalousie, ambition, domination ... les ressorts restent les mêmes ! 👏👏👏Bravo les Dramaticules pour cette merveilleuse soirée de première ! # écrit Jeudi
| -Amère... 4/10 Déception ! Là où j’attendais une réflexion le rôle qui vous colle à la peau, ou sur la vie d’après quand on a été une enfant-star ... j'ai assisté à une série d'anecdotes empreintes d'amertume, sur la "Poulidor du cinéma" en mode on ne m’a pas donné la place que je méritais ... le métier est contre moi... Les paillettes des années 80 n'ont pas suffi à masquer la pauvreté de l’écriture style stand-up, sans parler de la vulgarité inutile des dialogues. Même la confrontation entre les deux actrices ne m’a guère convaincue. # écrit Hier à 00h15
| -Propagande .... 8/10 Herriot. Comment cet intellectuel, homme politique éminent de la troisième République, a-t-il pu ainsi s’aveugler jusqu'à nier l’Holodomor, la terrible famine qui a exterminé des millions d'ukrainiens ? Se laisser abusé par la propagande soviétique masquée derrière cette énième mascarade "Potemkine" ? Dans le but d'assurer la paix via le pacte germano-soviétique ? Sans pourtant mentionner la tragique actualité, la pièce d’Alain Roisin, lente d’abord, nous entraîne à la suite de deux femmes ukrainiennes, l'infirmière et la journaliste, dans une réflexion historique sur cette Ukraine martyre, passée du joug tsariste à la férule stalinienne, puis écrasée sous la botte de Poutine. Ce spectacle édifiant résonne comme une ode au courage de ce peuple car, si l’Histoire ne se répète pas, elle bégaie hélas ! # écrit Aujourd'hui à 01h27
| -Universel.... 10/10 Une usine rachetée par une multinationale. À l’issue d’une réunion avec la direction la porte-parole rapporte aux délégués la proposition sur laquelle ils doivent voter : pas de fermeture en échange de 7 minutes par jour de pause en moins. Tensions, doutes, soupçons, houleux autour des questions essentielles : valeur du travail, de la dignité, de la responsabilité collective, de la solidarité face au chantage patronal, surtout quand l’individualisme gangrène les rapports humains ? Originale dans sa conception comme dans sa mise en scène, 7 langues, 11 comédien-nes, cette excellente pièce de Stefano Massini, huis-clos multiculturel et passionnant, estmenée et interprété avec maestria ! À voir assurément ! # écrit Aujourd'hui à 02h03
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