ArtAuxBases

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Théâtre classique: Cyrano

-Et à la fin de l'envoi...je touche.
9/10

Eddie Chignara est excellent, la MES est festive soutenue par une jeune troupe pleine d'énergie théâtrale, tout en restant fidèle à l'oeuvre. Des trouvailles, mais aussi quelques maladresses, vite pardonnées. A voir sans hésitations
# écrit le 02/12/18


Théâtre classique: Le malade imaginaire

-Auteuil d'orchestre
5/10

Tout est plan plan dans cette mise en scène. Le texte merveilleux de Molière est servi tiède avec si peu d'invention comique et de farce. Auteuil s'en sort, à la manière d'un diesel, qui commence à tourner rond au bout de près d'une heure. Il agit à la vitesse d'un doliprane 1000. Certains comédiens sont peu audibles et savonnent le texte. Les décors sont tristounets, et les costumes mal assortis. Ce n'est pas mauvais, c'est pâle.
# écrit le 24/02/19


Théâtre contemporain: Le faiseur de théâtre

-Marcon et Bernhard très hauts !
9/10

André Marcon interprète un Bruscon fascinant. Dont on ne sait jamais s'il s'agit d'un génie empêché, ou d'une brute ratée. Superbe mise en abime du théâtre dans le théâtre. Texte riche où tous les oxymores fleurissent : amour et détestation, vie et mort. Une Misanthropie totale qui serait le début d'une utopie. Marcon nous amène dans ce maelström noir, comme dans une avalanche. On en sort avec un goût de théâtre dans la bouche.
# écrit le 24/02/19


Comédie: Mon Isménie

-Un Labiche d'aliéné !
9/10

Mesguich ni va pas de main morte, avec une avalanche de gags, voire de sketchs intégrés en ajout au texte ; il sort la grosse artillerie. Jusqu'au bazooka. C'est tordu et tordant! On rit beaucoup ! Même si cette avalanche gaguesque écrase parfois le texte et ne fait pas assez confiance au talent des comédiens.Tout particulièrement F Souterelle en Vancouver (rien d'aussi bluffant depuis Hecq en Bouzin dans le fil à la patte !). La jeune fille et son prétendu sont aussi au niveau de cette belle réussite comique !
# écrit le 20/01/20


Opéra: Madame Butterfly

-L'âme de Puccini
10/10

Un spectacle pour tous les amoureux de l'opéra. Une mise en en scène à taille humaine, le choix artistique est de se concentrer sur l'âme de Madame Butterfly et celle de Puccini. Avec une qualité indéniable et une compréhension intime de l'oeuvre, le pari est réussi et touche au plus profond. Coup de coeur.
# écrit le 01/12/21


Danse du monde: Navdhara India Dance Theatre / Ashley Lobo : A Passage to Bollywood

-Une fête qui réchauffe les cœurs !
10/10

L'amour passion, l'amitié masculine (souvent enivrée d'alcool), l'amour impossible, la trahison, l'initiation d'un coeur pur aux méandres sentimentaux... Tout cela avec un impératif : un premier degré permanent, que nous appelons ici kitsch mais qui n'est qu'une manière de voir le monde sans cynisme. Cet aspect naïf, voire enfantin, du Bollywood est totalement assumé par Asley Lobo. Sandy amoureux danse avec un énorme coussin en forme de coeur et des danseuses tournoient autour de lui avec des coeurs clignotant en polystyrène ! Cela n'empêche pas un vrai travail chorégraphique, et les productions Bollywood n'ont jamais eu à rougir à ce niveaux des comédies musicales américaines. Apparu dans le courant des années 60 à Bombay (Mumbai maintenant), ces films ont rapidement conquis un public jusqu'au fanatisme parfois, et certaines stars sont adulées comme des demi-dieux. Asley Lobo profite d'un scénario partant des contreforts de l'Himalaya et se jetant dans le bouillonnement de la grand ville pour faire intelligemment évoluer les styles de danse et la gestuelle. Allant des plus traditionnelles aux plus délirantes et inventives. L'hommage est donc réussi avec également un travail de l'espace et de la lumière visant à reproduire des effets cinématographiques propres aux genres (travellings vertigineux, gros plans émotionnels...). On y retrouve aussi cet effet de montagne russes spécifique avec des moments mélancoliques laissant brutalement la place à de véritable frénésies festives ! A ce niveau le tableau reprenant le " Dola re dola " du film Devdas ( qui fit connaître à beaucoup Bollywood en 2002) est un des point culminant de la soirée ! Sans oublier la célébration magistrale à Ganesh, qui nous permet d'entrevoir qu'au delà des strass et du clinquant, cette culture populaire est irriguée par un fond religieux, un lien au sacré, omniprésent dans l'âme des danseurs et du peuple indien tout entier.
# écrit le 16/12/21


Théâtre contemporain: Maîtres anciens

-Comme une gène.
6/10

Ce spectacle pose la question de la onemanshowisation du théâtre. Certes Bernhard à toujours affirmé refuser le sérieux qu'il dénonce comme une posture, et est un auteur réellement drôle. Il nomme d'ailleurs ce texte "Comédie". Léo Ferré chantait "on peut rire de tout...ça dépend de quel rire". Or c'est le type de rire déclenché ici qui gène.Dans toute création il y a les intentions (les causes), et ce qui se produit (les effets sur le public). L'effet ici est une hilarité du public. Hilarité assez lourde et automatique. On se croirait dans une salle de standup. Or le rire, l'humour de Bernhard n'est en rien facile, de masse. Il est acide,coupant comme un rasoir. Alors pourquoi ce gloussement de 79 personnes, si hétérogène à l'oeuvre et à l'auteur? François Clavier lui même en semble gêné, au point de régulièrement dérailler du texte. Une manière de lâcher le texte avec facilité et distance peut être. C'est dommage car on sent que la qualité est là, que les intentions sont honnêtes...
# écrit le 06/01/22


Théâtre contemporain: Le Pas de Bême

-trace de pas
5/10

Un élève, doué, refuse de rendre compte par écrit de son savoir. Il plonge toute la communauté dans un grand émoi par ce refus. L'idée de base est originale, ainsi que le principe visant à ne pas expliquer la motivation de Bême. Mais tout est si quotidien et si terne, dans les échanges et les situations que l'on se désintéresse rapidement. On reste dans l'anecdotique, presque documentaire, et l'interprétation pourtant juste n'aide pas. Trop "non jouée". Le texte, assez vide dans le fond et insipide dans le style, tire vers l'anodin.La copie manque de force et de théâtralité.
# écrit le 23/04/22


Théâtre contemporain: Cahier d'un retour au pays natal

-Singulier/universel
10/10

Il y a plus de 15 ans déjà, Jacques Martial portait déjà en lui ce texte terrible humainement et magnifique d'un point de vue littéraire. Il revient avec ce qui est plus qu'une performance, une traversée singulière et universelle à la fois, qui emporte l'âme du spectateur. Sa mastication du texte, avec sa mâchoire, son coeur, son ventre et sa tête produit un choc inoubliable.
# écrit le 03/10/22


Musique Baroque: Dom Juan - Comédie française

-peu séduisant
3/10

Il est difficile d'imaginer une mise en scène, et un jeu (pour L Lafitte -Dom Juan et S Varupenne Sganarelle) aussi superficielle que celle ci. Aucun approfondissement de cette pièce et de ce personnage si complexes. Le texte est balancé avec désinvolture, sans travail. Il semble qu'on assiste à une lecture en mouvement, à une pièce représentée après deux semaines de répétitions. Techniquement : les autres comédiens ( A. Pavlov en tête) articulent si mal qu'ils sont souvent incompréhensibles. La Comédie Française ne devrait pas se permettre de descendre en dessous d'un certain niveau, elle qui se doit d'être le phare de l'art dramatique. Ce dernier spectacle n'étant malheureusement pas une exception.
# écrit le 30/06/23



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