MarcopoloF

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Théâtre contemporain: Entrée des artistes

-Parcours
8/10

Avec « Incandescences », Ahmed Madani avait mis son savoir-faire d’auteur et de metteur en scène au service d’un groupe de jeunes non professionnel.les mettant leur vie sur scène. Avec « Entrée des artistes », il offre cette fois à de jeunes comédien.nes professionnel.les une auto-fiction collective où les un.es et les autres portent sur les planches des moments clés de leurs parcours vers le théâtre. De l’un.e à l’autre, les histoires sont faites de bonheur, d’ennui ou de traumatismes. Ils en font un matériau pour vous faire rire ou vous émouvoir. Tous jouent et chantent avec talent dans cette aventure commune qui leur met le pied à l’étrier : entrez, les artistes !
# écrit le 02 Avril


Théâtre contemporain: Précisement par hasard

-Joli florilège
8/10

Trente micro-pièces de théâtre en moins d’une heure, jouées dans un ordre différent à chaque prestation pour tenir compte des demandes du public et renouvelées partiellement chaque semaine, voilà la formule. Elle est plaisante. Ajoutons que les comédiens jouent leur propre rôle. C’est souvent divertissant, parfois plus grave. Ce peut être absurde, ce peut être politique, ce peut être métaphysique, sexuel, poétique ou encore oulipien. La qualité d’écriture est certes inégale mais on peut dire que ce mélange des genres fonctionne bien et qu’on passe une bonne soirée, légère mais pas si futile qu’elle n’en a l’air.
# écrit le 06 Avril


Mimes, Marionnettes pour Adultes: Une Histoire autrichienne

-Quand surgit un passé caché
10/10

Résister à la tentation de cacher sous le tapis les surgissements d’un passé longtemps dissimulé et même nié : voilà ce dont il est ici question. Il s’agit ici du passé nazi de l’Autriche. La pièce inclut une discrète référence à Thomas Bernhard. J’avais déjà apprécié, il y a quelques années, le magistral travail de la compagnie « Les Maladroits » sur la guerre civile espagnole dans « Frères ». Cette fois, les allumettes ont remplacé les morceaux de sucre et, si la part du théâtre d’objets dans la composition de la pièce est plus réduite, elle ne manque pas d’inclure quelques moments très forts. Que vous aimiez l’Histoire ou le théâtre (ou les deux !), ne manquez pas « Une histoire autrichienne ».
# écrit le 12 Avril


Théâtre musical: Le procès de Jeanne

-Une belle performance d’actrice dans un spectacle bien conçu
10/10

Je ne connais pas suffisamment l’histoire de Jeanne d’Arc pour avoir un avis sur les tenants et aboutissants religieux, politiques et idéologiques relatifs à ce spectacle que j’étais venu voir par curiosité. Ce spectacle mêle théâtre, vidéo et musique vivante dans un dispositif clair et pertinent . Les textes sont extraits des minutes du procès de Jeanne d’Arc, sélectionnés et montés de façon efficace et théâtrale. Judith Chemla nous livre une superbe interprétation ; elle parvient à nous faire croire qu’elle est cette jeune bergère de dix-neuf ans, simple, sincère et déterminée. Les moments de jeu alternent avec des passages musicaux chantés de toute beauté. Le tout prend place avec un grand bonheur dans l’écrin des Bouffes du Nord.
# écrit le 22 Avril


Théâtre: Le Misanthrope

-Quand Molière annonce Marivaux
8/10

(Ne fuyez pas en lisant mes premiers mots, il s’agit d’un excellent spectacle). La sauce rap accompagne ce Misanthrope sans lui nuire. Elle ne lui apporte qu’assez peu, peut-être parce que la dimension d’opposition entre milieu populaire et bourgeoisie mise en avant dans la feuille de salle n’est pas assez marquée. Toujours est-il que cette mise en scène de Tigran Mekhitarian est d’une grande subtilité, comme en témoigne le décalage entre le prologue et la fin de la pièce. De toute évidence, il sait nous attacher à Alceste. Comme d’habitude, lui-même endosse ce rôle-titre avec son talent d’acteur plus que de comédien. Sa direction d’acteurs est impeccable : tous, Mekhitarian et les autres , savent nous faire passer le texte et le sous-texte de Molière. Les joutes verbales annoncent celles de Marivaux, voire la cruauté des portraits brossés par Flaubert.
# écrit le 03 Mai


Spectacle musical: Une Censure sachant chanter

-Pour résister à Anastasie
10/10

Voilà un spectacle agréable, utile et subtil. Allez découvrir ou redécouvrir toutes ces chansons qui furent censurées, ne boudez pas votre plaisir !
# écrit le 04 Mai


Seul(e) en Scène: Je ne veux pas la faire

-Florilège pacifiste
8/10

Voilà un joli florilège pacifiste avec, en tête de liste, bien sûr, Prévert et Vian, entrecoupé avec bonheur de quelques chansons. C’est court mais c’est clair.
# écrit le 10 Mai


Théâtre contemporain: Musiques en héritage

-Partage
8/10

Ludmilla Dabo a réuni une bande d’artistes venus d’horizons très divers pour mettre en commun puis partager avec le public les musiques qu’iels avaient reçues en héritage. Elle parvient à en faire un vrai spectacle digne d’être montré au public sans perdre la part d’authenticité et de sincérité requise pour que la démarche ne semble pas artificielle.
# écrit le 13 Mai


Comédies contemporaines: L'art d'avoir toujours raison

-Démontage de la comm’ politique
8/10

Cette fausse session de formation pour apprentis candidats démonte avec brio les ressorts de la communication politique. C'est subtil et drôle. Tous les partis en prennent pour leur grade, sans qu'on tombe pour autant dans la démagogie anti classe politique. La preuve qu'on peut rire franchement et intelligemment en même temps.
# écrit le 14 Mai


Théâtre musical: Nage Libre

-Pour nous faire connaître cette histoire
8/10

Le principal intérêt de ce spectacle est de nous faire connaître l’histoire de ces nageuses du club Hakoah, de leur bannissement sous le régime nazi et de l’hommage qui leur fut rendu bien plus tard, en 1995. Le spectacle est un peu lent à démarrer, manquant de rythme au début, tant qu’il ne s’agit que de retrouvailles entre trois retraitées. Il devient plus émouvant quand on aborde le souvenir de la période des années trente mais aussi son écho en 1995. Si la question du risque du retour du fascisme n’est qu’effleurée, celle de l’antisémitisme persistant est clairement posée, par exemple lorsque l’une des trois héroïnes se voit, en 1995, dénier sa qualité d’Autrichienne parce qu’elle est juive.
# écrit le 17 Mai



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