Ses critiques
| 37 pages de résultats triés par | | -Pour le plaisir.... 8/10 "Il vaut mieux mourir sur scène qu’à l’Ehpad" ! Dès l’avant-propos le ton est donné, un humour souriant. Pourtant, Mohamed El Khatib s'attaque au tabou qui entoure la vie affective et sexuelle des personnes âgées, sexualité qu’on leur dénie, par pudeur, ou parce qu’on refuse de la voir à l'instar de leurs enfants. De jolis moments tels les dialogues de Roméo et Juliette ou bien Bérénice, d’autres plus émouvants comme l’hisoire d’Anne et Jean-Claude, d’autres encore drôles et décalés tel le bootyshake de Salimata, galvanisée par son idylle avec un mexicain ”caliente” ! Enfin une belle performance de Yasmine Hadj Ali, délicieuse aide-soignante aux anecdotes croustillantes et à la voix exceptionnelle ! Certes, le spectacle aborde diverses formes d'amours, hétéros comme homos, cependant j’aurais espéré davantage d’audace pour mieux défier le conformisme et les préjugés qui rendent transparents ces « vieux ». # écrit le 11 Avril
| -ROBERTO ZUCCO... 6/10 Je vais apporter une note discordante au concert d’éloges des commentaires à la mesure de ma déception sans doute, car, malgré le travail et le talent indéniable des comédiens, Axel Granberger plus que crédible dans le rôle titre, je n’ai pas retrouvé dans ce spectacle la puissance douloureuse du texte de Bernard-Marie Koltès. Ici, la fuite tragique du tueur en série, à la gueule d’ange et à l’âme démoniaque, ce cheminement qui le conduit à une mort (enfin acceptée ?) m’ont semblé brouillés par la mise en scène par trop éclatée, dispersée, hors du plateau parfois, mais surtout par la musique omniprésente. # écrit le 09 Avril
| -Aimer encore... 10/10 La lumineuse présence de Claire Mirande, son jeu tout en nuances dans des registres opposés, la beauté poétique des moments chorégraphiés, tel le pas de deux avec une jeune danseuse si gracieuse, et bien sûr le charme d’Arnaud Lemaire en compagnon un peu gauche parfois, comme décontenancé devant l’adversité qui s'abat sur son couple, tout concourt à évoquer ce qui tisse le rapport amoureux, même lorsque la mémoire s'évanouit. Jusqu'à réinventer l’amour ! Une belle histoire à découvrir assurément. # écrit le 08 Avril
| -du rêve... de la poésie.... 10/10 "Spectacle littéraire, théâtral et musical "! Telle est la promesse de la note d’intention, or c'est peu dire que le défi est brillamment relevé grâce à une proposition très originale pour rendre hommage au génie de Fernando Pessoa. Qu'elles lisent, disent ou chantent, ces trois lumineuses artistes interprètent le grand auteur portugais ... et ses hétéronymes avec talent, sensibilité et élégance. Un piano, des livres, quelques accessoires judicieux et des chansons subtilement choisies, fado bien sûr mais aussi Anne Sylvestre (les gens qui doutent), une once de joie, une pincée d’humour, et nous voilà plongés dans un imaginaire foisonnant et propulsés au cœur de cette "constellation des êtres". Sans didactisme aucun, une œuvre qui donne envie ... de lire ! Olivia, Rebecca, Valentine, bravo 👏👏👏👏👏 # écrit le 04 Avril
| Théâtre contemporain: 78 pages -si Molière m'était conté... 10/10 Et si Scapin était une femme ?! Se proposant de remplacer le grand Molière en réinventant ces "fourberies" à l'aune d'un féminisme de bon aloi, son assistante imagine une comédie virevoltante où le dynamisme et l'enthousiasme des huit jeunes comédiens font merveille. Langue et références dignes du maître, réel travail de mise en scène, belle complicité avec le public, un excellent moment de théâtre ! À voir. # écrit le 04 Avril
| -De la fragilité de l'humain... 6/10 Quatre saisons dans l'intimité de quatre amis, joie apparente mais menace sourde ... et soudain, la catastrophe ... qui bouscule les certitudes, la quête de sens, le progrès, le risque ou le déni ... Tout se dérègle, tout se délite... une démonstration de la fragilité du vivant ! Malgré l’implication des jeunes comédiens et la belle utilisation du décor, des longueurs m’ont rendu le spectacle assez pesant, avec une impression de déjà vu. # écrit le 03 Avril
| -Au pays de la paperasse... 10/10 Les tribulations d’un ouvrier malentendant aux prises avec la bureaucratie d’une administration qui, au lieu de lui venir en aide, le conduit en absurdie. Sommé d’entrer dans de "p’tites cases" au mépris de son intelligence, voire de son humanité, le personnage écrit et incarné par Joël Chalude trouve pour seules issues, l’humour et l’autodérision. Il donne aussi une sacrée leçon quant au respect dû à l'autre, surtout s'il est différent. Enfin, grâce au talent de ces deux complices de scène, Eliot Jenicot hilarant psychiatre et Benoît Cassard son surprenant assistant, on rit ... dans l'empathie ! D’autant que ces situations sont fréquentes, quel que soit notre statut, handicapé ou non. Le théâtre ici trouve toute sa valeur cathartique, jusqu'à la chute totalement inattendue... un spectacle à voir ! # écrit le 02 Avril
| -De l'art avant tourte chose.. 10/10 Quand le théâtre rend hommage à la peinture, mais aussi à littérature et à la poésie, sur fond historique, belle célébration de l'Art donc ! Sans didactisme aucun, ce spectacle enlevé et foisonnant retrace la naissance de l'Impressionnisme ainsi que la vie et l'amitié de ces peintres. Les jeunes comédiens, dynamiques et convaincants, virevoltent avec aisance dans une mise en scène épurée. Enfin, l'exposition des tableaux m'a séduite ! # écrit le 28 Mars
| -destin... 10/10 Au-delà du mythe d'Œdipe et de son intrigue bien connue, l’essentiel réside dans la dissection du mécanisme inéluctable de la tragédie, cette "machine infernale" qui même inexorablement l’homme à la violence et donc à sa perte, pauvre jouet du destin privé de tout libre arbitre. Malgré quelques longueurs, le travail rigoureux de cette jeune troupe mérite l’intérêt car il porte haut le texte de Cocteau, d’autant que les éléments de modernité des costumes et de la musique n'en atténuent pas la portée. L'interprétation, sincère et inspirée, Œdipe et Jocaste particulièrement, montre un réel investissement. Un spectacle à voir assurément. # écrit le 27 Mars
| -Leçon... 4/10 Sans doute en raison de la faiblesse de l’écriture, des personnages archétypiques et d’une mise en scène banale, j’ai cru assister à une leçon : l'écologie pour les bisounours. L’interprétation est souvent hésitante, Hervé Petit surtout semble décalé, les deux comédiennes, plutôt meilleures, ont parfois des échanges plus réussis. Seule la présence de magnifiques plantes, hélas bien malmenées, apportent une touche de beauté ! Avec un travail d'approfondissement, cette troupe pourra gagner en intérêt. # écrit le 27 Mars
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