Laissez vous glisser dans le monde délirant de la compagnie du Zerep, là où la sauvagerie humaine nous explose à la figure. Pièce pertinente autant que perturbante !
Avis et critiques : La vengeance est un plat.
4 avis
Cette adaptation libre de "Titus Andronicus" de Shakespeare propose une expérience théâtrale unique, mais peut être considérée comme moyenne en termes de popularité et d'accessibilité. Avec sa conception, mise en scène et scénographie, Sophie Perez explore les aspects sombres et dérangeants de l'oeuvre de Shakespeare, offrant une vision fantasmagorique de la vengeance. Cette pièce est davantage destinée à un public averti, prêt à découvrir une mise en scène audacieuse avec des éléments provocateurs, de l'humour et de la satire. Cette pièce ne peut pas être considérée comme la pièce la plus incontournable de l'univers shakespearien. Elle offre une expérience théâtrale plus expérimentale et peut polariser les opinions du public.
Le début est assez réussi, avec une fanfare qui braille (sans guère articuler) qu'il s'agit d'une des pièces les plus stupides de Shakespeare. Le décor est planté : il s'agira d'une farce. Suit, quelques minutes à peine après le début de la pièce, un faux entracte. À la farce s'ajoute donc la provocation. Ensuite, ça se gâte. On nous annonce que l'intérêt de cette pièce n'est pas ce qu'elle raconte mais la langue de Shakespeare d'où la conclusion logique qui est que les acteurs nous la racontent vaguement, sans la jouer et en nous privant de Shakespeare. Puis, petit petit, il se passe de moins en moins de choses sur scène. On n'a même pas vraiment le grand-guignol annoncé, tout juste quelques beaux décors, au milieu desquels les comédiens se promènent avec nonchalance. Il y a de moins en moins de rythme et l'on en vient à s'ennuyer ferme, sans comprendre quelle était l'intention de la metteuse en scène. J'ai fini par partir avant la fin. Il faut être bien plus doué que cela pour réussir dans la farce et la provocation.
La métamorphose opérée sur la scène par la mise en scène, cette alchimie artistique visant à insuffler une perspective nouvelle à une oeuvre consacrée, s'avère être l'épine dorsale de cette représentation théâtrale. Titus Andronicus, cette pièce empreinte d'intrigues, devient le réceptacle d'une réinvention audacieuse sous l'égide d'un metteur en scène intrépide. Exit les conventions, les personnages et le contexte tels que nous les connaissions, et bienvenue dans un univers à l'esthétique Felliniesque. Le spectateur, avide d'une expérience théâtrale novatrice, se voit ainsi plongé dans un tourbillon visuel et narratif qui transcende les frontières du classicisme. Les comédiens, maîtres de leur art, délivrent une prestation remarquable, une interprétation qui, bien que louable, semble toutefois s'effacer devant la singularité de la démarche entreprise. Cependant, malgré la qualité indéniable de l'exécution, cette recherche artistique poussée, cette quête d'une esthétique nouvelle, ne réussit pas à captiver l'âme du spectateur. La rencontre avec cette expérience théâtrale singulière se traduit, pour ma part, par une certaine déception. La recherche théâtrale, bien que louable dans son audace, peine à susciter l'adhésion et à transcender les attentes du public, laissant une empreinte mitigée dans le sillage de l'intrépidité artistique déployée.
4 critiques
La plus trash des pièces de Shakespeare devient une curée drolatique.
Sophie Perez et sa compagnie du Zerep en roue libre à partir de la plus violente des pièces de Shakespeare, Titus Andronicus. Entre le trivial et le savant dans un joyeux bordel où tous les monstres sont gentils.
Sophie Perez pulvérise les codes du théâtre en un feu d'artifice moqueur. On rit souvent, on est happé par les images folles.
Un ovni spectaculaire.
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