Avis et critiques : Olympe Audouard, première femme journaliste
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2 avis
On découvre la vie d'Olympe Audouard à la fin du XIXème siècle, époque peu encline à accorder du crédit aux femmes de tête. Deux excellents acteurs, un décor soigné. Belle découverte.
Nous avons été ravis du spectacle, du jeux des deux acteurs. Pièce très bien interprétée, instructive. Merci aux acteurs
4 critiques
La pièce de François De Mazières rend hommage à cette femme incroyable, qui fut la première femme journaliste. Martin Loizillon a le sens du verbe et de l’image. Pour offrir à Olympe une juste reconnaissance, il fallait une comédienne enthousiaste pour la camper. Gwénaël Ravaux évite les pièges, on sent qu’elle a pour son personnage beaucoup de tendresse. Jamais mégère ou passionaria, toujours déterminée, curieuse, voire coquine…
François de Mazières a écrit cette pièce en s'inspirant des Mémoires d'Olympe Audouard, faisant alterner monologues et scènes tirés de ses écrits, à travers lesquels ressort le portrait d'une femme déterminée, patriote et républicaine, à l'esprit libre, drôle et même mystique à l'occasion. Martin Loizillon assure l'adaptation et la mise en scène. La scénographie d'Alexandre Camerlo évoque une « casse d'imprimeur » avec ses tiroirs. Nicolas Rigas assure tous les rôles masculins, le père, Théophile Gautier en train de peindre, Émir Abd el Kader dans une tempête de sable, Haussmann altier ou juge dont le bonnet dépasse de la casse d'imprimerie.ll chante aussi Le temps des cerises lorsqu'il s'agit de la Commune. Gwénaël Ravaux porte l'enthousiasme, l’ironie, la détermination, la passion de la liberté de cette Olympe moderne et féministe si attachante jolie découverte.
L’édile est aussi dramaturge et Versailles est son théâtre. La pièce est un hommage à Olympe Audouard, première femme journaliste. Elle est mise en scène par Martin Loizillon et interprétée par Gwénaël Ravaux et Nicolas Rigas. Olympe Audouard fut une aventurière, une proto féministe qui a côtoyé les grands hommes de son époque : Victor Hugo, Alexandre Dumas, le baron Haussmann et bien sûr Théophile Gautier qui l’encouragea à lancer son premier journal, Le Papillon. François de Mazières sait nous faire voyager et remonter le temps.
S'appuyant sur une scénographie composée de meubles et de caractères de typographie, Martin Loizillon insuffle un mouvement constant au récit de cette femme de caractère. Les changements de lieux et d'époques s'enchaînent dans une belle esthétique. La valse des personnages, incarnés par un Nicolas Rigas, en très grande forme, s'intègre harmonieusement aux changements de décors. Quant à Gwenaël Ravaux, qui incarne Olympe Audouard, elle porte ce récit riche d'informations et d'émotions d'une main de maître. Bravo.