Francis Perrin est un comédien, auteur et metteur en scène français dont la carrière est intimement liée au théâtre. Il commence pourtant en coulisses : en 1966, il travaille comme régisseur au Théâtre Antoine tout en suivant les cours de Jean Périmony. Il intègre ensuite le Conservatoire national supérieur d’art dramatique, dans la classe de Louis Seigner, et en sort en 1972 avec trois premiers prix de comédie. Dans la foulée, il devient pensionnaire de la Comédie-Française.
À la Maison de Molière, il interprète notamment Thomas Diafoirus, Mascarille, Sylvestre et Sganarelle, et signe déjà une mise en scène du Médecin volant. Il quitte la troupe dès 1973 pour gagner son indépendance et crée Citron automatique, spectacle burlesque qu’il écrit, met en scène et interprète. Quelques années plus tard viennent Tutti-Frutti puis ses seuls-en-scène J’suis bien, Ça ira comme ça et Mon Panthéon est décousu.
Molière reste pourtant son compagnon de route préféré. Francis Perrin joue notamment Scapin, Sganarelle, Alceste, George Dandin et plusieurs autres grandes figures du répertoire. Il interprète Scapin à de très nombreuses reprises entre les années 1970 et 1990, avant de consacrer au dramaturge son seul-en-scène Molière malgré moi, qu’il écrit, met en scène et joue.
Son répertoire ne s’arrête pas aux classiques. Il joue Glengarry Glen Ross de David Mamet, adapte Woody Allen avec Une aspirine pour deux, incarne Alexandre Dumas dans Signé Dumas et passe par Feydeau, Labiche, Marcel Pagnol, Sacha Guitry ou Ray Cooney. Son rôle dans Signé Dumas lui vaut une nomination au Molière du comédien en 2004.
Francis Perrin prend également les commandes des lieux : il dirige le Théâtre Montansier de Versailles durant les années 1990 puis le Festival d’Anjou au début des années 2000. Parallèlement, il mène une carrière populaire au cinéma avec La Gifle, Le Roi des cons, Tête à claques ou Le Joli Cœur, et devient plus tard le juge Antoine Mongeville dans la série Mongeville.
Après plusieurs décennies à écrire, jouer, adapter et mettre en scène, Francis Perrin reste surtout un homme de théâtre complet, aussi à l’aise dans Molière que dans le boulevard. Et quand on a commencé comme régisseur avant de finir par frapper soi-même les trois coups, la boucle est plutôt bien bouclée.