MarcopoloF

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Théâtre contemporain: La Obra

-Le vrai et le faux
8/10

La limite de cette pièce est qu'il s'agit pour l'essentiel de théâtre narratif : les acteurs racontent plus qu'il ne jouent. Pour autant, cette pièce vaut vraiment la peine d'être vue, pour sa mise en scène au cordeau comme pour la troublante réflexion qu'elle propose sur le vrai et le faux.
# écrit le 25/10/23


Seul(e) en Scène: Le mythe de Sisyphe

-Une belle leçon de philosophie
8/10

C'était une gageure que de faire théâtre avec un essai philosophique, en l'occurence "Le mythe de Sisyphe" de Camus. Pierre Martot y parvient tout-à-fait et l'on ne s'ennuie pas une seconde. Il s'agit de réfléchir au sens de la vie. Ce théâtre s'adresse plus à notre intellect qu'à nos sens. Peu importe, le message passe. La limite est toutefois que ce texte est très dense et que, par définition, le spectacle vivant ne permet pas, à la différence du livre ou de la vidéo, de faire une pause ou revenir en arrière.
# écrit le 22/10/23


Théâtre classique: Le marchand de Venise

-Longue mais belle leçon de philosophie politique
7/10

Le parti pris de la mise en scène privilégie une diction "à plat", dans une belle lenteur maîtrisée. Belle, mais quand même un peu lente. Heureusement, le finale est là, qui nous délivre une parfaite leçon de philosophie politique.
# écrit le 07/10/23 , a vu cet évènement avec BilletReduc.com


Théâtre contemporain: C'était un samedi

-Un spectacle fort
9/10

Le spectacle commence dans la douceur d'avant les nazis, quand se mêlent la banalité du quotidien et les éclats des controverses politiques. Le rythme est alors lent mais pas sans vie, les personnages sculptés nous offrant du très beau théâtre d'objets. Second temps : les images filmées du nazisme. Douche froide. Troisième temps : la lutte, parfois l'illusion de la collaboration aussi. La lutte encore, jusque dans les camps d'extermination. Je n'en décris pas plus. Vous apprécierez la force de la fin. La qualité de ce spectacle ne tient pas seulement au talent de la comédienne et chanteuse Fotini Banou mais aussi à la qualité de la mise en scène d'Irène Bonnaud. Il était casse-gueule de proposer un spectacle avec une seule comédienne donné en grec surtitré; pourtant, Irène Bonnaud nous offre là du vrai et grand théâtre.
# écrit le 23/09/23


Théâtre contemporain: Récit de la Servante Zerline

-Quand le récit fait théâtre
7/10

Belle performance d'actrice que celle de Céline Yvon, dans une mise en scène sobre et pertinente de Tristan le Doze. Par contre, on ne perçoit rien de "l'atmosphère irrespirable de l'Allemagne de l'entre-deux-guerres" mentionnée dans la note d'intention de la pièce, sans que je sache si cela tient à l'adaptation, la traduction ou la mise en scène.
# écrit le 06/07/23


Théâtre contemporain: L'histoire de la fille d'une mère qui devient la mère d'une fille qui ne sera pas mère

-Poignant
10/10

Souvent drôle, parfois cruel et glaçant, ce texte parfaitement ciselé pour la scène et magistralement interprété par l'auteure Émilie Alfieri allie beaucoup de noirceur mais aussi de belles pépites d'optimisme. C'est très émouvant, vous n'oublierez pas ce spectacle !
# écrit le 15/06/23


Opéra: L'Opéra de Quat'Sous

-Quelques imperfections mais une belle générosité
8/10

C'est avec beaucoup de générosité que les jeunes comédiens et musiciens de la Compagnie des 312 centimes nous donnent cet Opéra de Quat'Sous. Il y a certes quelques imperfections, dans la technique (des voix parfois couvertes par la musique trop forte, d'autres qui n'articulent pas assez) ou dans la mise en scène (trop de passages joués hors de la scène, dans le public, qui cassent le rythme sans raison évidente) mais l'exercice est quand même un beau succès, notamment : - une adaptation qui raccourcit la pièce d'une façon tout-à-fait respectueuse - les morceaux chantés en choeur sont particulièrement réussis, bien chantés et bien mis en scène.
# écrit le 06/06/23


Théâtre contemporain: Tango y tango

-Du beau tango sans émotion, des pistes théâtrales inabouties
4/10

Peut-être s'agissait-il d'une bluette sans prétention dont la seule intention était de nous montrer du beau tango; dans ce cas, histoire et moyens mis en oeuvre sont bien compliqués pour un tel objectif. J'ai plutôt eu l'impression que tango et nostalgie étaient convoqués pour nous émouvoir et nous parler de l'Argentine et de ses traumatismes. Belle idée ! Las, je n'ai rien ressenti et trouvé ce spectacle très froid et manquant de rythme. C'est très bien dansé, bien chanté et bien joué mais l'argument ne fonctionne pas; non qu'il manquerait de sens mais parce que l'écriture théâtrale manque de rigueur. Il est casse-gueule de faire appel à l'émotion des spectateurs, il est difficile de faire passer des non-dits. On aurait aimé que cela soit mieux ficelé pour comprendre ce qui amène Jeanne dans cette milonga, ce que Juan a vécu et en quoi ils se rencontrent mais tout cela n'est qu'esquissé. Marcial di Fonzo Bo avait magistralement réussi un exercice comparable avec la mise en scène de "Music Hall" Mais... c'était écrit par Lagarce !
# écrit le 27/05/23


Théâtre contemporain: Les moments doux

-Démonstration complexe et implacable
9/10

La chemise du DRH d'Air France arrachée et l'on entend parler de "violence inqualifiable". Est-il vrai que "rien ne peut justifier le recours à la violence physique" ? Vous vous doutez que ce spectacle met en cause cette assertion. D'une façon certes implacable mais également construite dans la complexité d'une réflexion subtile. Le message n'est pas que la fin justifierait toujours les moyens. Mais l'on touche du doigt que nos enfants, à l'école en atelier philo, sont capables de débattre du sujet avec bien plus de richesse intellectuelle que certains de nos hommes politiques. Sans oublier la violence résultant par ailleurs d'une politique de ressources humaines toxique dans certaines entreprises. Un spectacle fort, dont la construction n'est kaléidoscopique qu'en apparence mais, au contraire, pleine de force.
# écrit le 14/05/23


Théâtre contemporain: Eurydice aux enfers

-Joli conte fantastique
8/10

Le point de départ est l'inversion du mythe : c'est Eurydice qui va chercher Orphée aux Enfers. Sur sa route vers son amant disparu se dressent de nombreux obstacles, qu'elle vainc par son courage ou sa ruse. Exposée à la même situation qu'un homme dans l'histoire d'origine, une femme fera-t-elle les mêmes erreurs ? Allez découvrir l'issue de cette pièce, à mi-chemin entre le conte fantastique et la fable philosophique, fort divertissante.
# écrit le 04/05/23



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