Ses critiques
| 3 pages de résultats triés par | | Théâtre contemporain: Viva Verdi -Verdi en scène : une symphonie théâtrale et amoureuse 10/10 Dans une mise en scène très fluide et tout en rythme signé par Raymond Acquaviva ; dont il prête aussi sa présence, excellente et touchante, dans le rôle-titre de Giuseppe Verdi, ce compositeur passionné, à la vie amoureuse tumultueuse et grand compositeur italien de génie : Voici « Viva Verdi » de Pierre-Olivier Scotto qui a écrit une magnifique pièce de théâtre musicale ; et joue aussi avec talent une galerie de personnages. Loin d’être une biographie exhaustive ; il veut rendre compte par des moments importants l’évolution de la vie. Et pour rendre sa trajectoire artistique et ses créations, la présence sur scène d'une soprano (en alternance Parveen Savart et Emmanuelle Jakubek) accompagnée au piano par Quentin Morant nous transmet une grande émotion grâce à des extraits bien sentis de Nabucco, La Traviata ou Don Carlos. La scénographie visuelle sur un rideau ajouré dont la transparence accueille des projections différentes est de toute grande beauté avec en fond : La Scala de Milan, La Fenice, un intérieur bourgeois, une loge d’artiste, une église, etc…Un des fils conducteurs de cette pièce est aussi sa relation exceptionnelle qui l’unit avec Giuseppina Strepponi (Noémie Bianco, parfaite). Leur histoire entre l’amour et la musique, transporte le spectateur dans l’émotion et dans les méandres de la création artistique et les aléas de sa vie, porté par cette malédiction. C’est un vrai plaisir théâtral où le lyrisme opératique nous touche d’un deuxième bonheur. # écrit Samedi
| -Quand James Bond rencontre le café-théâtre : une parodie d'action hilarante totalement déjantée ! 10/10 « On peut s’appeler Alain et sauver le monde « au théâtre Michel, c’est le lundi au soleil dans la programmation des théâtres pour le lundi, d’ailleurs habituellement fermé. Cette pièce écrite de manière brillante et dans un style des grandes comédies de café théâtres à l’artisanat délicat et à l’humour «so british » par Loïc Bartolini & Jean Chaffard-Luçon, mise en scène complétement déjanté par Marie Coustaury & Loïc Bartolini est tout simplement génial. Les quatre talents Céline Groussard, Salomé Talaboulma, Michaël Giorno-Cohen, Jean Vocat, Alistair Wright et Loïc Bartolini incarnent près d’une trentaine de rôles dans un tourbillon de déplacements, de cascades burlesques, de rupture de ton ; dans un décor minimaliste de six chaises et quelques accessoires ; et un grand ceintre au fond de la scène très discret pour les changements de costumes ; car ils font la régie aussi !!!!! Le spectacle fonctionne comme une série d'espionnage et un film d'action en « live » et sans écran, en parodiant les codes du cinéma d'action et des blockbusters (Mission : Impossible, ralentis, cascades, sauts en parachute, plaques d'égout, conduits d'aération) et donne la part belle aux allusions cinématographiques (Star Wars, Opération tonnerre, Digger, etc…). C’est hilarant et d’une inventivité folle, un vrai régal mené tambour battant. L’histoire est celle d’Alain. Un beau jour, il est kidnappé par une agence écolo persuadée qu’il est l'Élu qui va les aider à sauver la planète. Malgré lui, il va donc se retrouver catapulté dans une mission de la plus haute importance et, surtout, extrêmement périlleuse. Le tout sans rien y connaître. De cette histoire va découler un spectacle hors normes d’une grande inventivité et intelligence. De surprise en surprise, le spectateur est pris dans un tourbillon visuel de rebondissements, de trouvailles visuelles, d’un rythme endiablé et le rire est omniprésent devant tant d’innovation. C’est du lourd, du très très lourd dans l'explosion de rire et de talent… !!!!! # écrit Il y a 1 semaine
| -TELEPHONE-MOI : Une fresque familiale saisissante au fil du temps 10/10 Téléphone-moi, écrite et mise en scène, dans un style très pertinent, par Jean-Christophe Dollé (en collaboration avec Clotilde Morgiève) est une superbe idée et un sacré pari. En effet, l'action se déroule presque entièrement à l'intérieur de trois cabines téléphoniques, retraçant l'histoire d'une famille sur trois générations : Au moment de la seconde guerre mondiale ; où l’histoire d’amour de l’héroïne commence…avec la résistance en fond d’actualité… Les années 80, avec l’arrivée de François Mitterrand au pouvoir et cette fameuse demi-finale France-Allemagne, à Séville, en 1982…Les années 90-2000, avec la chute de Berlin et la finale de la coupe du monde 1998, avec France -Brésil… Par ces micro événements en arrière-plan des différentes époques, la pièce fonctionne par aller-retour dans celles-ci ; où nos personnages évoluent en vivant leur vie ; tel un puzzle narratif dans l’espace-temps. L'absence de réponse de l'autre bout du fil force le spectateur à imaginer les silences et à s'impliquer pleinement dans l'enquête familiale. Petit à petit, nous apprenons à les connaitre et sommes aux aguets du moindre indice pour mieux comprendre leur ressenti. Les silences et les non-dits deviennent des espaces de projection puissants. Entre nostalgie des époques, humour, tendresse et suspens, nous sommes émus par cette histoire de famille et son parcours à travers les décennies. Les talents portés par Jean-Christophe Dollé, Clotilde Morgiève, Stéphane Aubry et Solenn Denis sont tous parfaits et percutants face aux blessures de l'héritage familial ; et insuffle une énergie vibrante. Sous fond aussi d’une musique rock réussie, c’est un spectacle à fleur de peau à ne pas rater… # écrit Il y a 1 semaine
| Comédies contemporaines: Arsène Lupin -ARSENE LUPIN : un régal théâtral rythmé et inventif ! 10/10 L’histoire de déroule en 1908 et nous sommes au château des Gournay-Martin, près de Paris. On rédige les faire part du mariage de Germaine Gournay-Martin avec le Duc de Charmarace. La domestique prépare le thé, le Duc revient de sa promenade à cheval. C’est alors que l’arrivée d’une lettre à l’attention de M. Gournay-Martin va tout faire basculer. « Monsieur, j’attire votre attention sur le diadème de la Princesse de Lamballe. J’ai la ferme intention de m’approprier ce joyau et me rendrai dès demain dans votre office parisien, où vous l’exposez et où vous entassez toutes vos œuvres, pour une respectueuse perquisition. » Arsène Lupin. De retour sur les planches de ce magnifique théâtre du Ranelagh, cette comédie policière est de grande qualité, à tout point de vue. En effet, les cinq comédiens facétieux et espiègles incarnent un rythme effréné et sont tous impeccable. La mise en scène de Delphine Piard et les décors de Juliette Azzopardi sont inventifs. Par des décors modulables et élégants, des tours de passe -passe, des trompes l’œil, des enchainements de qualité, des pastilles chorégraphiés oniriques magnifiques et un côté aussi « bandes dessinés », ce spectacle est un vrai régal entre suspens, humour, malice, … On passe un superbe moment où les rebondissements ne manquent pas, nous sortons ravi et attendons avec impatience une suite à ces péripéties, avec grand plaisir. # écrit Il y a 2 semaines
| -Un voyage dans le temps magique et déjanté ! 10/10 Après les succès « comme « La Maison hantée « ou « Paris is magique «, voici le célèbre conte de Charles Perrault « La belle au bois dormant « qui est donc la nouvelle création musicale très réussi de Nicolas Nebot & Dominique Mattei Dans le royaume des lumières, la princesse Aurore grandit sous la protection de fées bienveillantes… jusqu’au jour où la sœur de la reine partageant, quant à elle le royaume des ombres lui jette une sombre malédiction et la plonge dans un long et profond sommeil. C’est une relecture moderne aux chansons très entrainantes, aux costumes de haute qualité et aux effets visuels marquants. La grande surprise est ce côté moderne de la pièce avec une très belle allusion au voyage dans le temps ; style « Retour vers le futur », très drôle et qui ne manquent pas de saveur. C’est un magnifique spectacle à la mise en scène dynamique et contemporaine. Le spectacle intègre aussi des marionnettes, des créations visuelles digitales, des costumes soignés, et surtout un dragon grandeur nature On retrouve sur scène une belle troupe (avec Manon Bartoletti, Adelina Belgodère, Eka Katounka, Alexandre Lacoste et Tristan Robin), saluée pour la justesse et la beauté des voix. C’est autant pour les petites têtes blondes, brunes ou rousses que pour les adultes. # écrit Il y a 2 semaines , a vu cet évènement avec BilletReduc.com
| -Après le bonheur, Milstein dissèque la parentalité du futur 10/10 Quand l'anticipation fait grimacer de rire Dans une chambre d’hôpital, deux jeunes femmes, amies d’enfance, viennent d’accoucher. L’une (Ariane Mourier, tout en justesse) attendait cet enfant avec une telle impatience qu’elle a effectué la possibilité d’une nouvelle demande : un test génétique. En effet, la science et la technologie permettaient dorénavant de tout prévoir à l'avance, notamment la santé, la longévité ou le profil génétique des enfants à naître ? L’autre (Anne Marivin, excellente en tout point, drôle, réaliste et touchante,) a déjà deux jumeaux, voit la vie différente et est choqué par cette évolution technologique et démarche…La vie n’est pas un long fleuve tranquille car à l’arrivé du nouveau-né et au vue des résultats, elle va échanger son bébé… Après « C'est pas facile d'être heureux quand on va mal «, « J’espère que nos enfants iront mieux que nous » est la nouvelle comédie satirique et grinçante écrite et mise en scène par Rudy Milstein. Il décrit une pièce caustique qui aborde un sujet d'anticipation angoissant avec l'absurdité et le cynisme qui conviendra à cette tragi-comédie qui nous fait énormément rire sur un sujet inconfortable ; sans tomber dans les clichés. Les deux autres acteurs masculins (Nicolas Lumbreras, Erwan Térénée) apportent leurs touchent de père sans caricature ; sans oublier l’épatante infirmière jouée par Maeva Pinto Lopes. Dans un décor sobre aux couleurs chatoyantes, avec un hors champs miniature, onirique, le rythme est enlevé pour ce petit bijou d’anticipation. jouissif et cruel. Certes, le rire est souvent jaune ; mais cette vision du nouveau monde est vraiment d’actualité et très bien écrite. # écrit Il y a 3 semaines
| Théâtre contemporain: Diplomatie -Diplomatie : Un huis clos historique magistral et vertigineux 10/10 Il y’ a eu le film « Paris brûle-t-il « de René Clément avec Orson Welles dans le rôle du consul de Suède Raoul Nording et Gert Fröbe dans celui du gouverneur allemand de la ville de Paris, en 1944, Dietrich Von Choltitz. Des années plus, Volker Schlöndorff signait le film « Diplomatie « avec André Dussolier et Niels Arestrup ; ceux-ci reprenaient leur rôle de la pièce à succès et excellente, signé par Cyril Gély, en 2011. Près de quinze ans, plus tard, on a un grand plaisir de revoir cette reprise avec Bruno Putzulu et Dominique Pinon, tous deux excellents et qui arrivent graduellement à faire monter la pression oratoire de ce duel ; aux proposes d’une grande justesse. L’argument raconte la possible rencontre entre ces deux personnages historiques, à l’aube du 25 août 1944, à l’hôtel Meurice ; où l’un via Hitler, avait l’ordre militaire de détruire la capitale. La pièce dévoile le processus qui a poussé le général allemand à désobéir aux ordres ; issus en partie de ses mémoires. Dans une mise en scène très efficace et sobre de Béatrice Agenin, nous faisons face à une joute verbale psychologique de haute facture ; où toute parole mal appropriée peut tout faire basculer. La tension est bien amenée et nous sommes dans un huit clos vertigineux et étouffant sur une décision de grande importance à prendre. C’est un thriller théâtral grandiose sur un fait historique ; dans une scénographie de haute qualité de Catherine Bluwal. # écrit Il y a 3 semaines
| -SUZANNE : Mère, muse et martyre : Le cas Valadon 10/10 Écrite brillamment et d’une grande justesse par Corinne Samama et Jean-Benoît Patricot et dans une mise en scène classique de Dan Jemmett, Catherine Hiegel (Magnifique et puissante à la gouaille pertinente) est Suzanne, titre de cette très belle pièce. Ce surnom viendrait de la part de Toulouse Lautrec car son vrai nom est Marie Clémentine Valadon. C’était une artiste féminine rare, adoubé seulement par Edgar Degas dans ce milieu patriarcal de la peinture ; et qui a dû se battre… Christopphe Paou est un très convaincant Maurice Utrillo et Marc Prin est un très bon médecin chef. Nous sommes donc en avril 1935 et la célèbre peintre est hospitalisée ; car elle est tombée en courant après son fils, le peintre Maurice Utrillo, qui souhaite épouser Lucie, et qui se trouve être la meilleure amie de Suzanne. Pour l'en empêcher, Suzanne est prête à tout. La pièce raconte une joute verbale passionnante à la fois féroce, cruelle et bouleversante entre une mère trop maternelle et qui pour elle a créé son fils artiste, lui-même tiraillé entre celle-ci, l’alcool et recherche de liberté, et, elle, aussi artiste reconnue mais vieillissante. La peinture pour elle a toujours été son leitmotiv. C’est pendant une durée malheureusement trop courte (1h10) le double portrait de ces deux artistes qui ont marqué l’histoire de la peinture de Montmartre ; avec un final très réussi. C’est un très beau moment de théâtre qui nous transporte, entre leur faille et leur talent, au milieu de cette grande époque. # écrit Il y a 3 semaines
| -Oh Les beaux jours : La magnifique leçon de théâtre de Catherine Frot 8/10 Sur un texte emblématique du théâtre de l'absurde, signé Samuel Beckett, « Oh les beaux jours « racontent la dégradation et la vacuité de l'existence à travers l'immobilisation progressive du personnage principal ; une ode au vivant malgré la mort prochaine. Après une première version en 2012, Marc Paquien recrée cette pièce avec une nouvelle mise en scène basé sur la mélancolie, une scénographie très épurée de Richard Peduzzi ; où la terre et le ciel se confondent et où paraissent des réminiscences de soleil ou de lune ; avec des jeux de lumières magnifiques de Dominique Bruguière. Catherine Frot bouleversante et pleine de vie dans le rôle de Winnie, enterrée dans le sol, elle interprété cette partition entre le tragique et le comique, de manière magnifique. Et joue avec délicatesse et drôlerie son célèbre cabas noir. A travers son inventaire des petits riens de l’existence (une brosse à dent, un pistolet, un rouge à lèvre, …) et sa mémoire des jours comme ils vont, Winnie exprime l’essence de notre condition, célèbre l’opiniâtreté à vivre, à dire, à faire vivre l’espace alors que le temps s’étire. Elle est ici pleinement présente, s’affirme, s’oppose à chaque seconde à son naufrage, à sa condition de femme immobile mais qui sombre en chantant Pierre Banderet incarne un Willie taciturne, juste et très discret, présent aux côtés de son épouse. C’est une magnifique leçon de théâtre avec une Catherine Frot en une Winnie lumineuse contre l'ensevelissement du temps. # écrit Il y a 3 semaines , a vu cet évènement avec BilletReduc.com
| -LES ROCHAMBELLES : L'inoubliable épopée des ambulancières du Général Leclerc 8/10 « Les Rochambelles « de Valérie Demay raconte l’incroyable histoire vraie et peu connue d’une trentaine de femmes ambulancières sur le front de la Seconde Guerre mondiale aux côtés du général Leclerc. En effet, en 1939, Jacqueline en voyage à New York se retrouve contre toute attente en éxil. Elle y croise une riche américaine qui pour faire revenir celle-ci ; et d’autres jeunes femmes, en France à l’idée de créer la première unité féminine d’ambulancières de front face au patriarcat militaire. La mise en scène est intelligente inventive et très cinématographique de Meryl Beaudonnet et Charlotte Bigeard se distingue par une structure métallique mobile et évolutive ; qui par ses changements nous plongent au cœur de l’action. Nous passons en un clin d’œil du front à New York, Rabat, Paris, les côtes normandes par des flashbacks bien amenés qui fait évoluer l’histoire de manière brillante et dynamique. La troupe de comédiennes et comédiens est parfaite dans leur différent rôle et apporte une belle émotion et énergie. Le rythme est soutenu et nous vivons cette page de leur histoire en immersion totale. C’est un spectacle, certes un peu court sur ce sujet (1h20) très audacieux où les péripéties s’enchaînent avec un rythme endiablé. Telles ces héroïnes nous sommes embraqués, à toute allure, au plus profond de l’action. # écrit Il y a 3 semaines
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