Ses critiques
| 3 pages de résultats triés par | | -2.22 A GHOST STORY : Entre science et surnaturel : le compte à rebours est lancé 8/10 Ce huis-clos sous haute tension joue avec nos certitudes et nos peurs enfoui en nous. Dans une traduction et adaptation de Léonard Matton et de Ladislas Cholat qui signe aussi une mise en scène très réussie jouant sur nos craintes et nos peurs avec une ambiance de sons et lumières ; ainsi qu'un compte à rebours dû à une horloge digitale bien amené qui découpe la pièce en plusieurs parties ; pour faire monter la pression. Le quatuor d'acteurs fonctionne bien pour arriver à un dénouement final qui surprend les spectateurs : mais qui est trop rapide. Entre croyance et raison, spiritualité et ésotérisme, et malgré quelques petites longueurs, pendant près de deux heures, nous sommes pris dans notre imagination. Et enquêteur aussi, pris dans cet espace familier ; mais où la mécanique des propos et des situations le transforme en endroit où l'on observe chaque recoin avec méfiance et où nos nerfs sont à vif, quitte à sursauter de temps à autres... Une belle réussite sous haute tension !!!! # écrit le 04 Octobre
| -UN SOUPCON D’AMITIÉ : Haute tension à Buenos Aires : quand l’amitié vacille 10/10 Écrit admirablement par Philippe Froget, « Un soupçon d’amitié « et dans une mise en scène très réussie de Chloé Froget, avec en fil conducteur des très belles phases de danse poétique et onirique est un thriller psychologique intense et captivant. Dans un très beau décor d’une maison de Buenos Aires, en Argentine, au début des années 1960, Daniella (Anne Brousse tout en grâce), professeur de danse et Louis (Simon Lavaron tout en justesse), son époux, diplomate de son état, qui va voir ses certitudes vaciller, ont un ami commun Joachim (Philip Weissert tout en dualité) ; qui va être accusé par Simon (Cyril Romoli au jeu subtil), un généalogiste intrigant, sorte de catalyseur du drame. Celui-ci contre toute attente va bouleverser petit à petit leur bien être millimétré d’expatriés d’après-guerre. En effet, une grave accusation, par petite touche, va être le départ pour eux d’une mise en abime sur la force de notre amitié et la loyauté de la personne qu’on apprécie. Les quatre comédiens, (de haut niveau) sont remarquables et tiennent en suspense le spectateur. Avec en fond la musique et le tango pour exprimer les non-dits, la haute tension monte progressivement et inflige de manière magistrale un vrai suspens haletant vis-à-vis des spectateurs. Je vous la surprise de la thématique ; mais c’est vraiment une excellente pièce ; qui nous prend aux tripes. # écrit le 03 Octobre
| -quand Laurent Ruquier et Vincent Niclo font rimer boulevard et confidences 8/10 Dans un bel appartement parisien, avec une belle vue sur les toits de Paris et à la décoration musicale, habite Pablo Diaz (Excellent et convaincant Vincent Niclo). Celui-ci est un « latin lover «, chanteur à succès pour midinettes ou pas… Laurent Ruquier (égal à lui-même), architecte reconnu est Gabriel ; et surtout son conjoint. Cette autre réalité, qui derrière son agente (Marie Vincent à la gouaille drôle et pertinente) devrait surtout ne pas être révéler. Car dans ce microcosme, Il vaut bien être discret avec sa vie privée, surtout lorsqu’ on est homo, … comme ils disent… Après vingt ans d’absence, Laurent Ruquier revient avec une belle pièce, certes classique, de théâtre de boulevard. Les joutes verbales aux dialogues ciselés, des répliques caustiques, et aux bons mots fusent et ce duo fonctionnent à merveille., On reprochera uniquement le fait que parfois cela tourne toujours autour de la même thématique et aux idées simples un peu convenues. Mais, sous cette aspect-là, il y’ a une réflexion juste sur l’image publique, le mensonge et l’acceptation de soi-même. Dans une mise en scène classique d’Anne Bourgeois, la mécanique fonctionne bien avec un beau clin d’œil ; dont je vous laisse la surprise. Et Laurent Ruquier, tout dans son propre style, s’en donne à cœur joie, peut-être un peu trop, dans cette histoire ; dont tous les aspects peuvent amener différentes situations et provoquent malheureusement quelques longueurs. Mais en somme, le pari est assez réussi car nous passons un bon moment avec cet hommage à une tradition française du divertissement, celle du boulevard, du bon mot et du quiproquo qui nous donnent des belles réparties, tout en finesse. Les deux autres actrices (Emma Gamet et Caroline Bal) sont très bien et apportent une évolution à cette histoire, avec une belle énergie et efficacité. C’est une bonne comédie avec une complicité réelle de ces deux comédiens. # écrit le 02 Octobre , a vu cet évènement avec BilletReduc.com
| -George Sand et Frédéric Chopin : Les saintes flammes d'une passion telle une parenthèse enchantée entre lettres et piano 8/10 Sur un très joli texte, Macha Méril, tout dans l'émotion et justesse, raconte l'amour fulgurant qui a liée Georges Sand née Aurore Dupin, écrivaine engagée et défendant le droit des femmes dans de multiples domaines, à Frédéric Chopin, pendant neuf ans. L'amour entre ces deux belles figures artistiques ont crée une influence l'un sur l'autre. La mise en scène très épurée et intimiste (une table, une plume, un piano) de Bruno Villien est simple, élégante, et nous permet de rester au plus proche des mots de Sand et de la musique de Chopin. Macha Méril nous transporte, dans une langue précise, dans cette passion, avec délicatesse faite d'oeuvres et de discussions, de maladie, de paroles et de silence, jusqu'au dernier. Une des très belles idées de la scénographie est ce superbe drapé tiré d'une oeuvre de Paul Jerkins pour ses projections de couleurs vives (jaunes incandescents, bleus profonds, rouges) qui s'entrecroisent et forment de grands voiles ou triangles chromatiques flottants. Ce tissu aux couleurs chaudes sert à évoquer visuellement les différents lieux de la vie du couple : la chaleur des salons parisiens, la lumière de la "maison du vent" à Majorque, mais surtout l'intensité et les "saintes flammes" de la passion amoureuse et créatrice qui a uni George Sand et Frédéric Chopin. Celui-ci est représenté par Erik Berchot, qui interprète à la perfection les différentes compositions du maître du piano. Il fallait un lauréat du prestigieux prix Chopin à Varsovie pour magnifier la musique de ce dernier et qui est joué avec maestria. La seule petite réserve est que le spectacle est trop court (1h10). Mais bercé par cette belle musique et ce texte, raconté avec force et douceur, nous sommes telles une parenthèse enchantée dans un autre temps. C'est un mariage magnifique entre les mots clair de Sand et la musique aérienne de Chopin. # écrit le 28 Septembre
| -WALT LA FOLIE DISNEY : La genèse bouleversante de Blanche-Neige : un petit bijou théâtral 10/10 Au théâtre de la Huchette, sans avoir eu les droits de la part de The Walt Disney Company, cette pièce écrite par Fanny Dupin et Damien Maric, mise en scène très ingénieusement par Victoire Berger-Perrin, et interprétée exceptionnellement et brillamment en solo par le comédien Clément Vieu, à l’énergie débordante et virevoltante, est un vrai petit bijou. Cela retrace avec enchantement et poésie les quatre années de création tumultueuses de Blanche-Neige et les Sept Nains, le tout premier long-métrage d'animation sonore et en couleur de l’histoire ; dont la production initiale était prévue à 250.000,00 Euros et finira par un multiplicateur quasiment par six (1.480.000,00 Euros) ; mais rapportera quatre millions et un milliard à long terme ! Dans un décor très sobre et d’une grande qualité (un rideau de fils, un bureau transformable au design W, un porte-manteau avec miroir), la pièce nous narre les méandres du cerveau de ce cher Walt pour la genèse créatrice de son premier long-métrage animé. Le spectateur (avec un petit côté immersif) plonge tel un collaborateur privilégié au premier plan des coulisses intimes de cette production. La pièce explore donc la face cachée du génie : une obsession dévorante, un parcours semé d'obstacles face au scepticisme des banques, et la frontière fragile entre la vision artistique et la folie destructrice. Il y’ a un moment de grâce et de bravoure quand devant le banquier Rosenberg, il résume en mimant l’histoire de Blanche neige en quasi deux minutes chrono. « Il faut créer l’enchantement » disait Walt Elias Disney et devant nous, cette réalité est tout simplement présente.C’est un seul en scène magistral aux airs féeriques sur la création de ce chef-d’œuvre. # écrit le 27 Septembre
| -Du Boulevard du Crime au Ranelagh : Une fresque vibrante et poétique 8/10 Au théâtre le Ranelagh, après « Marius « de Marcel Pagnol ; dans une mise en scène très réussie, sobre et classique, Jean-Philippe Daguerre adapte, comme une fresque poétique et vibrante, « Les enfants du Paradis » de Jacques Prévert. Dans un décor très minimaliste entre quelques lampadaires et deux baignoires de théâtres représentant soit le « boulevard du crime «, soit l’habitation de nos héros ; et les « backstages « du théâtre « Les Funambules «, il rend un bel hommage au monde du théâtre et aux amours contrariées de Garance, cette femme libre et mystérieuse et Baptiste, ce pantomime discret et fou amoureux. Avec un jeu de lumière abouti et porté avec maestria par huit comédiens talentueux aux costumes chatoyants et accomplis qui jouent avec une grande énergie prés de vingt personnages pour magnifier l’univers de Jacques Prévert. Entre rire, émotion, drame et poésie, ce spectacle oscille aussi dans un sublime hommage à ce chef d’œuvre cinématographique qui mettaient en scène les destins de quatre hommes - le grand comédien Frédérick Lemaître, le mime Debureau, l'assassin poète Lacenaire et le comte de Montray – s’entremêlant autour d'une jeune femme libre et renversante, au nom de fleur, Garance. Nous sommes de nouveau emportés dans ce Paris populaire, de cette époque du début du 19éme siècles ; pendant près de deux heures. # écrit le 26 Septembre , a vu cet évènement avec BilletReduc.com
| -LES AVENTURIERS DE MINUIT : un divertissement familial et culturel de grande qualité 8/10 Les Aventuriers de Minuit au Studio Marigny est une superbe comédie policière, rythmée et inventive signée Julien et Florence Lefebvre. En 1893, Arthur Conan Doyle veut en terminer avec son héros Sherlock Holmes ; mais une jeune femme irlandaise lui demande de sauver son frère accusé à tort. Dans son enquête, tel une petite ligue des gentlemen extraordinaires, l’auteur français Jules Verne débarque et tous deux nous entraînent dans une véritable enquête de Londres jusqu'en Écosse ; avec un mélange très réussi de rire, de frisson et d'énigmes classiques. Une quinzaine de tableaux s'enchaînent grâce à des décors astucieux dont des projections vidéo ingénieuses signée Sébastien Mizermont. Une belle création sonore et lumineuse ; les costumes d’Axel Boursier, les lumières de Franck Ziemba et les musiques dans le pur style irlandais d’Hervé Devolder nous accompagnent dans cette épopée. ; et nous font voyager tout en créant un suspens réel des docks sombres de Londres aux landes écossaises. La troupe de cinq comédiens remarquables et endossant plusieurs rôles, font une interprétation parfaite ; dont avec leur énergie débordante, un Ludovic Laroche magistral en Conan Doyle et Pierre-Arnaud Juin convaincant en Jules Verne. Le dénouement final nous amène plein de surprises qui nous enchantent au plus haut point. C’est un super divertissement qui nous évade tout en menant l’enquête… # écrit le 24 Septembre
| -Toute la nostalgie, la chaleur et l'énergie communicative de cette pièce qui prolonge l'esprit de « La claque ». 8/10 Après « La claque « de Fred Ratix, toujours à l’affiche depuis près de cinq ans, sur la très belle histoire d’Auguste Levasseur, chef de claque, qui dirige une troupe de complices, qui, mêlés au public, sont chargés d’applaudir aux moments opportuns et rend hommage à ce « métier de l’ombre ». Il revient dans ce même théâtre avec « Et n’oubliez pas la pièce « qui se déroulent lors de la gigantesque panne d'électricité ayant plongé les trois quarts de la France dans le noir le 19 décembre 1978 pendant environ quatre heures. L’histoire se déroulent dans un ciné-club. La troupe talentueuse Éléonore Duizabo, Simon Parmentier, Patricia Samuel et Guillaume Destrem) chantent, dansent et jouent avec une belle énergie. Ils rendent aussi hommage, outre à cette époque, aux différentes formes de cultures du cinéma au théâtre en passant par le music-hall… Le texte est rempli de nostalgie et de tendresse ; et il y’ a aussi une belle réactivité avec le public. On passe vraiment un agréable moment sur une époque révolue… autre temps autre mœurs… Et donc on y sent toute la nostalgie, la chaleur et l'énergie communicative de cette pièce qui prolonge l'esprit de « La claque ». # écrit le 22 Septembre , a vu cet évènement avec BilletReduc.com
| -Le patriarcat mis à nu : Un voyage touchant et féministe dans l'absurdité de ces années. 10/10 Il y’ a quelques années, Martin Provost réalisait un très bon film « La bonne épouse « avec un duo d’excellentes actrices Juliette Binoche et Yolande Moreau ; sur une école ménagère, dans les années soixante. Sur le même postulat, Virginie Lemoine écrit d’une manière subtile et dans une mise en scène très rythmée, « Le manuel de la jeune mariée 1957 «. Porté par une troupe de cinq actrices remarquables à l’allure sixties (bravo pour les différentes coiffures et habillements) et à l’énergie débordantes, le spectacle mêle, sur la base du texte authentique de 1957 joué au premier degré, un côté chansons, monologues, danses et théâtre. Cinq portraits de femmes très touchantes nous embarquent dans leur vie respective ; avec en arrière-plan le joug du patriarcat de l’époque. Sans tomber dans la caricature facile ou le militantisme gratuit et lourd., nous sommes entre le rire et l’émotion sur les recommandations désuètes sur la soumission et les bonnes manières en regard de la gent féminine. Virginie Lemoine raconte avec brio et intelligence l’absurdité cruelle des conseils d’époque ; et nous touche par ses cinq belles histoires de mariage ; dont le final (je vous laisse la surprise) nous émeut au plus haut point. De plus, l’accompagnement musical au piano en direct apporte une petite touche musicale bienvenue ; dans ce contexte historique ; qui a bien évolué quand même. En effet, cette dénonciation féministe, entre rire et émoi, nous montre du passé le chemin parcouru en manière du droit des femmes ; tout en rappelant qu’il faut rester vigilant. C’est une belle réussite sur l’évolution de la femme. # écrit le 22 Septembre
| -Côte à côte ou la belle leçon d' empathie 8/10 Après la comédie très réussie « Borderline «de Flavia Coste, mis en scène et joué par Daniel Russo en tant que psychiatre face à son patient fou Philippe Lelièvre, au théâtre de Passy ; voici « Côte à côte « de Fred Proust ; dans une mise en scène classique, sobre et coloré pour déterminer les trois actes et le prologue de celui-ci, au théâtre du Montparnasse. Sur un postulat déjà vu et revu sur deux personnes que tout oppose se rencontre dans une chambre d’hôpital et doivent se supporter. En effet, cette confrontation entre Jacques Boyer (critique de cinéma, intellectuel, solitaire et misanthrope) et Luidgi Feronni (un chauffeur-livreur exubérant, primesautier, ultra-bavard et solaire) fonctionne à merveille. L’un fan de Gustave Mahler, l’autre de Johnny Hallyday. D’ailleurs, l’auteur mise tout sur l’excès qui les sépare pour mieux les réunir. La grande réussite est la performance solide des comédiens, avec une mention spéciale pour l'énergie communicative de Laurent Gamelon et la grande justesse, avec brio, de Daniel Russo. L’infirmière joué avec justesse par Fannie Outeiro apporte des passages brefs ; mais savoureux qui font évoluer les rapports entre ses deux patients. Sur un texte drôle et touchant, nous passons un agréable moment sur la tolérance, une leçon d’empathie et une réflexion sur nos différences de vie. # écrit le 14 Septembre , a vu cet évènement avec BilletReduc.com
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