MarcopoloF

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Théâtre contemporain: Le Procès d'une vie

-Transmettre
10/10

Théâtralement, c’est écrit intelligemment, la mise en scène est efficace et c’est bien joué. Politiquement, c’est œuvre utile. Oui, encore utile, même de nos jours. Certes, le droit à l’avortement est moins menacé en France que dans certains autres pays, les États-Unis par exemple. Certes, peu d’adversaires de l’IVG viendront voir la pièce et prendre le risque d’être retournés. Mais raconter, une fois encore, le procès de Bobigny est œuvre utile, pour entretenir la flamme et la transmettre, de génération en génération.
# écrit le 04 Mars


Spectacle musical: Les Vilaines

-Divertissant
8/10

C’est le plus souvent léger, parfois grave. C’est divertissant, sans manquer de finesse.
# écrit le 26 Février , a vu cet évènement avec BilletReduc.com


Théâtre contemporain: Willy Protagoras enfermé dans les toilettes

-Clap de fin
6/10

Quittant la Colline pour se consacrer à l’écriture, Mouawad termine malgré tout son mandat avec deux reprises : Journée de noces chez les Cromagnons / Willy Protagoras... Celle-ci est la première pièce qu’il ait écrite et achevée. On y voit le conflit de deux familles, les Protagoras ne souhaitant plus héberger les Philisti-Ralestine, recueillis alors qu’ils étaient persécutés. Ce patronyme nous renvoie aux réfugiés palestiniens au Liban. Une allusion à la guerre, dans la pièce, étaye cette hypothèse ; de même, le rôle du notaire rapace qui finit par s’emparer du logement aux dépens des deux familles fait penser aux dangers extérieurs encourus par le Liban : Israël (le notaire s’appelle Louisaire, dont une anagramme est « Israel, oui ») ou la Syrie. Cette dimension géopolitique constitue toutefois plus un contexte que le sujet de la pièce, qui est le cri de désespoir contre ses aînés de la jeunesse libanaise, qu’il s’agisse de Willy, dont le prénom signifie « je veux » et le nom fait référence à un penseur grec qui disait « je ne sais pas », d’Abgar ou de Nelly (même prénom la fille Cromagnon). Crue et scatologique, cette pièce revêt le caractère provocateur d’un manifeste de la jeunesse. En soi, monter cette pièce plus faible que les précédentes de l’auteur ne présente que peu d’intérêt, si ce n’est l’occasion pour Wajdi Mouawad de montrer une nouvelle fois ses qualités de metteur en scène et de nous offrir une distribution avec 19 comédiens et un musicien sur scène !
# écrit le 25 Février


Comédie: Le roi, la reine et le bouffon

-Un conte léger et burlesque
8/10

C’est lors de la période du confinement que Clémence Coullon s’est lancée dans l’écriture de « Le roi, la reine et le bouffon ». Certains passages font explicitement référence à cette période. Pour autant, il serait vain de voir d’abord dans cette pièce une fable sur ce moment de notre histoire récente. Cette petite forme d’une heure est légère, déjantée et le principal mérite de Clémence Coullon dans cette affaire est d’avoir offert à ses partenaires de scène des rôles qui leur permettent d’exprimer toutes les facettes de leur talent.
# écrit le 20 Février


Théâtre contemporain: À l'ouest

-Une tranche de vie sur scène
10/10

(Spectacle vu à Massy en février 2026) Il y a trois enveloppes dans ce spectacle, imbriquées comme des matriochkas. Au cœur, dans le passé, celle des instants de la vie quotidienne de cette famille, où les personnalités s’aiment et s’opposent. Il y a là la vie sur scène, pleine de naturel et source d’émotion. Autour de celle-ci, dans le passé et dans le présent, l’enveloppe du milieu : toujours la vie mais avec un léger pas de côté s’éloignant juste assez du réalisme pour nous faire rire ou sourire. Enfin, l’enveloppe externe, entre présent et éternité, fantastique, tente de faire dialoguer les morts et les vivants et de dépasser le drame. Le tout est magnifiquement maitrisé, chaque personnage saura vous émouvoir et leur communauté plus encore.
# écrit le 18 Février


Réflexion: L'Obéissance est tellement douce

-Étrange sensation
8/10

Étrange est ma sensation au sortir de ce spectacle. Je suis très interrogatif sur l’intention de ses auteurs et n’y ai pas trouvé le message philosophique et politique que laisse entrevoir la brève note de présentation. Malgré cela, j’ai été enthousiasmé par le talent des auteurs-comédiens. L’ouverture nous offre de saisissants portraits de timides parfaitement réussis et l’enchantement théâtral continue pendant une grosse première moitié de la pièce. Rien que pour cela, allez-y !
# écrit le 17 Février


Opéra, Opérette: Le Bourgeois Gentilhomme

-Pour notre plus grand plaisir
10/10

On ne se lasse pas de voir et revoir les grandes comédies de Molière. Le Bourgeois gentilhomme ne fait pas exception avec, de plus, cette fois, le plaisir d’une version longue incluant les ballets, avec claveciniste et autres musiciens sur scène pour nous offrir la musique de Lully. Cerise sur le gâteau : le bel écrin de l’Opéra Royal de Versailles, qui vous fera ne pas regretter d’avoir cassé la tirelire.
# écrit le 15 Février


Pop / Rock / Folk: Break The Rock : Dakh Daughters

-Une pêche d’enfer
10/10

Elles défendent leur pays subissant la guerre. Elles ont une pêche d’enfer et de superbes films d’animation pour accompagner leur concert !
# écrit le 11 Février


Théâtre: Édouard III

-Un joli cours d’histoire
8/10

Cette pièce de Shakespeare tout juste sortie de l’oubli est à classer parmi ses pièces historiques. Elle y tient une place particulière pour nous Français puisqu’elle nous donne à voir les débuts de la Guerre de Cent Ans. L’occasion de réviser ses cours d’histoire, avec la découverte du point de vue anglais et un hommage à l’esprit chevaleresque. Malgré quelques longueurs, c’est plaisant, avec une scénographie simple mais astucieuse.
# écrit le 31 Janvier


Théâtre: 5 secondes

-Un petit bijou à la mise en scène inaboutie
8/10

Voilà un monologue bien écrit, pour l’essentiel sur le registre du récit, qui nous livre des personnages pleins de fragilité dans une histoire hors du commun. C’est magnifiquement joué : Maxime Taffanel sait être conteur, il sait jouer de sa voix et de son corps, il est aussi un excellent marionnettiste. Je ne sais si ce rôle est ou non proche de son vécu ; toujours est-il qu’il y est extrêmement crédible et nous donne à penser qu’il a été écrit pour lui. Mais, car il y a un « mais », le tout est gâché par une mise en scène inaboutie qui, dans la première partie de la pièce, enferme Taffanel dans un registre unique, peinant ainsi à maintenir l’attention du spectateur, donc sa compréhension.
# écrit le 26 Janvier



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