Avis et critiques : Le monde extérieur
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8 avis
Simple, profond, parfaitement adapté. Michel Ouimet est un passeur formidable des mots de Marguerite Duras. Ce théâtre est chaleureux, empli de textes de théâtre, à lire et à acheter. Un petit bar sympa. Tout pour plaire. On sent partout l'amour du théâtre et de sa transmission. On se sent bien à l'Artistic Athévain !
belle prestation qui nous donne envie d'aller (re)découvrir les mots de Marguerite Duras,
Une mise en scène simple, subtile : douze chaises en arc de cercle portant le titre d’un article, une petite table au centre avec une soupière, des poireaux, des mangues, du riz… et la voix de Duras : Michel Ouimet. La générosité et l’humanité de l’écrivaine pour les fragiles et les précaires vibrent comme avec Le Coupeur d’eau ou Les Fleurs de l’Algérien. On ressort avec une envie pressante de se replonger dans les oeuvres de Marguerite Duras avec, dans la poche, la voix profonde de Michel Ouimet.
Les textes de Marguerite Duras sont efficacement mis en valeur par l'attitude et la diction sobres de Michel Ouimet. MQ nous presente ainsi habilement des gens ordinaires, en autant de scénettes.
C’est peu dire que ce spectacle est une réussite ! Ces textes de Marguerite Duras, brillamment mis en valeur par Michel Ouimet, diction sobre et claire, présence intense, sont autant de saynètes qui donnent vie à ces gens de peu qui vivent à la marge. De la voleuse à l’illettrée, de la mère poussée au suicide par l’inhumanité d’un petit fonctionnaire à l’algérien victime de la répression...l’exclusion sous de multiples formes, sentiment forcément bien connu de l’écrivaine qui n’ignore rien de la misère, de la douleur de se sentir étrangère, à l’intar de sa mère ou des "enfants maigres et jaunes " les anamites côtoyés dans son enfance. Compassion exempte de pathos pour raconter l’indicible !
Michel Ouimet "met en voix" une sélection réalisée avec délicatesse par Anne-Marie Lazzarini de textes plus ou moins connus de Marguerite Duras. Un joli moment d'esprit.
Le Monde extérieur est une balade dans les récits journalistiques de Marguerite Duras. J’y ai découvert son regard affûté et synthétique sur la France de l’époque. L’écriture est un véritable plaisir, et chaque article ouvre une fenêtre sur un monde différent. Un beau voyage dans la France des années 80.
Anne-Marie Lazzarini et Michel Ouimet nous convient à une lecture d’une sélection de textes de Duras. Le parti pris est celui de la sobriété. Cela n’empêche pas Michel Ouimet de faire passer le sous-texte, y compris la révolte ou le sens de l’humour de Duras. Mais, avec cette sobriété constante, il peine à maintenir notre attention, d’autant que la qualité des textes est inégale. Malgré tout, la présence de quelques petits bijoux justifie le détour.
4 critiques
Un théâtre tragique et magnifique. Court, bref, sans apprêt. Etonnant.
Tout au long du spectacle, le jeu se tient dans une forme de distance très tenue, dans une exactitude qui dévoile l’inhumanité des situations et l’humanité du regard, dans une affirmation qui évite le pathos pour révéler la vie telle qu’elle est.
Avec l’admirable Michel Ouimet, Anne-Marie Lazarini met en scène douze textes de Duras issus de sa production journalistique, dans un cheminement subtil et une qualité de présence qui célèbrent infiniment l’acuité de la parole durassienne, et la liberté de la lecture.
L’auteure navigue entre ces deux pôles ; d’un côté la vie matérielle, la nourriture simple et nécessaire ; de l’autre, la littérature, la vie de l’esprit.