Bio et parcours
Sarah Bernhardt est l’une des plus grandes comédiennes de l’histoire du théâtre français et probablement l’une des premières stars internationales du spectacle. Formée au Conservatoire de Paris, elle débute à la Comédie-Française en 1862, avant de véritablement se révéler à l’Odéon. Elle y connaît notamment le succès dans le rôle travesti de Zanetto dans Le Passant de François Coppée en 1869, puis dans Ruy Blas de Victor Hugo en 1872.
Revenue à la Comédie-Française, elle interprète les grands rôles du répertoire : Phèdre, Andromaque, Junie dans Britannicus, Doña Sol dans Hernani ou encore la Reine dans Ruy Blas. Elle devient sociétaire en 1875, mais quitte définitivement la troupe en 1880 pour mener une carrière indépendante qui va rapidement dépasser les frontières françaises.
Sarah Bernhardt enchaîne alors les tournées internationales et construit un répertoire taillé à sa mesure. Elle triomphe notamment dans La Dame aux camélias d’Alexandre Dumas fils et Théodora de Victorien Sardou. Sa célébrité est telle que les auteurs écrivent pour elle, tandis que son jeu, sa voix et son sens de la mise en scène participent à fabriquer une véritable mythologie autour de la « Divine ».
Elle ne se contente d’ailleurs pas de monter sur scène : elle prend la direction du Théâtre de la Renaissance de 1893 à 1899, puis de l’ancien Théâtre des Nations, qui devient le Théâtre Sarah-Bernhardt. Elle y joue en 1899 Hamlet, assumant elle-même le rôle du prince danois, puis crée en 1900 L’Aiglon d’Edmond Rostand dans le rôle du duc de Reichstadt. Le gender swap avant que l’expression existe, en quelque sorte.
Son activité dépasse largement le théâtre. Peintre, sculptrice et écrivaine, Sarah Bernhardt expose régulièrement ses sculptures au Salon et comprend très tôt l’importance de maîtriser son image, des photographies de Nadar aux affiches qui accompagnent ses spectacles. Elle participe également aux débuts du cinéma. Une artiste totale, mais aussi une redoutable architecte de sa propre légende.
Même l’amputation de sa jambe droite en 1915 ne met pas fin à sa carrière. Elle continue à jouer et à voyager, notamment pendant la Première Guerre mondiale. Déjà devenue chevalier de la Légion d’honneur en 1914, elle est promue officier en 1921 pour une carrière qui a contribué au rayonnement international de la culture française.
Sarah Bernhardt, ses spectacles à l'affiche à Paris
Sarah Bernhardt, le palmarès
Pourquoi on aime Sarah Bernhardt ?
Son panache scénique
Ses rôles mythiques
Son audace totale
Son rayonnement mondial