Ses critiques
| 22 pages de résultats triés par | | -Un spectacle beau et tragique 8/10 Pour nous montrer les crimes "d'honneur", Alexandre Zeff ne fait pas le choix d'un spectacle didactique et documentaire, du moins au sens le plus restreint de ces termes, mais celui d'un spectacle beau et tragique. # écrit le 02/02/24
| Théâtre contemporain: Austerlitz -Hermétique 5/10 Le son, c'est une voix claire mais monocorde qui dit un récit complexe pas facile à comprendre et qui prend presque toute la place. L'image, ce sont quelques images en noir et blanc projetées sur un écran minuscule et des pastilles de danse venant illustrer le texte dans une palette chromatique presque entièrement incluse dans les nuances d'un gris moyen. Alors, certes, il y a quelques fulgurances qui nous révèlent que Gaëlle Bourges a du talent mais le tout n'embarque guère le spectateur s'il n'entre pas dans ce récit. # écrit le 31/01/24 , a vu cet évènement avec BilletReduc.com
| Théâtre contemporain: Andromaque -Pour Racine 7/10 Pour entendre la belle langue de Racine, allez voir Andromaque à l'Épée de Bois. Vous y apprécierez aussi son sens de l'intrigue théâtrale, qui fait qu'au fil du spectacle, on entre dans cette histoire pourtant apparemment loin de nous. Le tout est bien mis en valeur par quatre bons comédiens (avec notamment une comédienne qui nous donne toute la complexité du personnage d'Hermione). J'ai par contre moins apprécié la mise en scène et la scénographie : le début de la pièce est vraiment lent, on s'encombre d'un ring de boxe et de fumigènes pas indispensables et de musiques vraiment gênantes. C'est la qualité de la pièce de Racine qui fait qu'on finit par entrer dans le spectacle, malgré la mise en scène plus que grâce à elle. J'ai également été très surpris par la version qui nous est donnée (dans un jeu purement visuel, en fond de scène) de la mort de Pyrrhus. Il s'agit donc d'un bon spectacle mais on est loin de l'Andromaque qu'on a vue à l'Odéon en décembre dernier. # écrit le 21/01/24
| -Raté ! 2/10 Le début est assez réussi, avec une fanfare qui braille (sans guère articuler) qu'il s'agit d'une des pièces les plus stupides de Shakespeare. Le décor est planté : il s'agira d'une farce. Suit, quelques minutes à peine après le début de la pièce, un faux entracte. À la farce s'ajoute donc la provocation. Ensuite, ça se gâte. On nous annonce que l'intérêt de cette pièce n'est pas ce qu'elle raconte mais la langue de Shakespeare d'où la conclusion logique qui est que les acteurs nous la racontent vaguement, sans la jouer et en nous privant de Shakespeare. Puis, petit petit, il se passe de moins en moins de choses sur scène. On n'a même pas vraiment le grand-guignol annoncé, tout juste quelques beaux décors, au milieu desquels les comédiens se promènent avec nonchalance. Il y a de moins en moins de rythme et l'on en vient à s'ennuyer ferme, sans comprendre quelle était l'intention de la metteuse en scène. J'ai fini par partir avant la fin. Il faut être bien plus doué que cela pour réussir dans la farce et la provocation. # écrit le 14/01/24 , a vu cet évènement avec BilletReduc.com
| -Fort mais pas totalement accessible 7/10 Les mises en scène les plus sobres sont parfois les plus fortes. Valérie Dréville seule sur ce plateau nu est impressionnante. On est souvent ému par ce texte fort. Toutefois, le texte de Claudine Galea comprend de nombreux passages truffés de références littéraires qui contribuent à le rendre en partie inaccessible. # écrit le 13/01/24
| -Un bel hommage à Tchekhov et à Stanislavski 8/10 Une troupe autour d'une table, avec force vin et vodka, avec des conversations d'apparence banale, les tensions et les enjeux se dévoilant au détour d'une phrase, d'un geste ou d'un silence. On pourrait croire que c'est du Tchekhov. Comme chez Tchekhov, on n'est pas loin de la fin d'un monde. Stanislavski et sa troupe semblent dans une impasse, promis à l'exploitation à Chicago ou à la répression à Moscou. Richard Nelson s'est lui-même mis en scène, ce qui permet d'éviter toute dénaturation de la finesse de son écriture mais n'évite quand même pas quelques longueurs. C'est bien joué mais j'ai trouvé les comédiens meilleurs dans les moments de tristesse ou de tension que dans les moments de joie, qui manquent un peu de naturel. Tout bien pesé, c'est un bel hommage à Tchekhov et à Stanislavski. # écrit le 13/01/24
| Théâtre contemporain: Cosmos -Vive les femmes ! 9/10 Le premier mérite de ce spectacle est de nous faire connaître l'histoire de ces treize femmes stoppées net dans leur course vers l'espace, malgré leurs mérites; leur histoire et aussi leur combat. S'y greffent aussi deux personnages d'aujourd'hui, ceux d'une astrophysicienne et d'une astrobiologie - portraits également intéressants de femmes exemplaires, même si le lien avec l'argument principal de la pièce n'est pas tissé au mieux dans la pièce. Autre point fort de ce spectacle : l'excellente place donnée à la chorégraphie, aux arts du cirque et à la vidéo. Je citerai notamment le passage remarquable où l'une des comédiennes nous donne à voir ses déplacements dans l'espace. Allez vite voir ce spectacle original et fort. # écrit le 11/01/24
| Théâtre contemporain: Neige -Ne vous posez pas de questions, courez voir ce spectacle ! 10/10 Ne vous demandez pas si ce spectacle est ou non fait pour vous. Dites-vous que c'est de Pauline Bureau donc excellent. C'est ce que j'ai fait et je ne l'ai pas regretté. # écrit le 17/12/23
| -Original et magistral, un choc esthétique 9/10 Ce spectacle est très librement inspiré de la pièce de Gombowicz, Yvonne, princesse de Bourgogne. Si vous allez le voir en ayant la pièce d'origine en tête, vous risquez certes d'être un peu dérouté mais, aurez en revanche la chance de détenir quelques clés d'interprétation qui manqueront aux autres spectateurs. Pour autant, que vous connaissiez ou non l'Yvonne... de Gombrowicz, ce spectacle constituera probablement un choc esthétique pour vous. Ce "théâtre chorégraphié" constitue un ovni dans le spectacle vivant actuel. Vous en apprécierez la force et la beauté. # écrit le 17/12/23
| -Bof ! 1/10 Quand on n'apprécie pas un spectacle intellectuel, on se dit qu'on n'avait pas les clés pour comprendre. Quand on ne rit pas à un spectacle comique, on part avant la fin. Je suis parti avant la fin. # écrit le 09/12/23
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