Théâtre contemporain à Montpellier

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Affiche de La Gouineraie

La Gouineraie

Théâtre des 13 Vents (Centre Dramatique National)
Sandra Calderan et sa compagne Rébecca Chaillon nous parlent d'elles, entre fiction et réalité, comme on dit. La gouine des champs, dissidente de l'hétérosexualité, vit en bonne intelligence avec son ex-compagnon et leurs enfants, ça va bien. La gouine des villes est parfois là, souvent ailleurs, elle est un peu dingue, mais ça va bien aussi. Elles font et refont la maison ensemble, enfin elles essaient, et envisagent l'avenir de leur corps à corps, de leur communauté particulière. Elles se jouent et racontent — avec humour, tendresse et toute provocation utile — la difficulté de " s'installer " en couple lesbien, à la campagne, l'une blanche et l'autre noire, et de faire famille dans leur " Gouineraie ", comme Tchekhov en sa Cerisaie. Les amantes performeuses y déploient leur fantaisie politique et charnelle, où l'intime devient terrain de lutte et de joie collective. Sandra Calderan écrit depuis longtemps de la poésie, mais de la poésie à dire, à entendre, à vivre. D'abord comédienne et metteuse en scène, elle pense son écriture poétique comme un geste physique, comme un engagement corporel qui doit se transmettre en direct. C'est sur scène que ses poèmes prennent toute leur force. Elle fonde en 2013 la Compagnie des Hauts Parleurs, et mène également de nombreuses actions culturelles pour les établissements scolaires, ou en partenariat avec des médiathèques et théâtres. La poésie est au coeur du travail, engagé, politique, et qui retrace inlassablement les récits des vies oubliées, meurtries, et rayonnantes. Rébecca Chaillon est metteuse en scène, autrice, performeuse, membre du collectif RER Q et scorpion ascendant taureau. Elle milite comme elle respire, adore faire des débats et jouer nue. Son travail se situe entre théâtre, performance, poésie et explore les rapports de dominations. Elle aime raconter les désirs et les violences qui agissent sur les corps avec beaucoup d'amour, d'humour, et de nourriture. Fondée en 2006, La Compagnie Dans Le Ventre est une plateforme d'exploration artistique autour des identités minorisées dans notre société, abordant des thématiques à la fois intimes, politiques et universelles.

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Affiche de La parabole du seum

La parabole du seum

Théâtre des 13 Vents (Centre Dramatique National)
Face aux diverses catastrophes, politiques et climatiques, aux discriminations en tous genres, la dernière création de Rébecca Chaillon nous invite, à sa façon féroce et drôle, à résister. Résister par les marges aux normes qui écrasent tout. Des marges où nous sommes nombreux·euses : pas assez comme ci, trop comme ça, racisé·e·s, précaires, gros·se·s, gays, lesbiennes... ou sans étiquette. Une parabole c'est à la fois une figure de style, un récit qui parle à chacun, qui donne à penser et contient une sorte d'enseignement partagé. C'est aussi le nom de ces objets ronds et blancs qui recouvrent massivement les toits un peu partout, mais plus encore dans le 93, un département dit " sensible ". En argot, le mot " seum " est utilisé pour désigner colère, frustration et amertume. On s'en échappe ici momentanément par la science-fiction, l'exubérance et la générosité des corps libres, les rituels païens, l'astronomie et les stars... Metteuse en scène, autrice, performeuse, membre du collectif RER Q et scorpion ascendant taureau, Rébecca Chaillon milite comme elle respire, adore faire des débats et jouer nue. Son travail se situe entre théâtre, performance, poésie et explore les rapports de dominations. Elle aime raconter les désirs et les violences qui agissent sur les corps avec beaucoup d'amour, d'humour, et de nourriture. Fondée en 2006, La Compagnie Dans Le Ventre est une plateforme d'exploration artistique autour des identités minorisées dans notre société. Abordant des thématiques à la fois intimes, politiques et universelles, son travail prend des formes diverses comme L'Estomac dans la peau (2011), solo sur le désir et l'appétit ; Où la chèvre est attachée, il faut qu'elle broute (2018), pièce qui explore les discriminations à travers le football féminin ; Carte noire nommée désir (2021), spectacle performatif sur la construction du désir chez les femmes noires ou Plutôt vomir que faillir (2022), qui nous plonge dans l'adolescence pour questionner un monde fait par et pour des adultes. Sa dernière création, La Gouineraie (2025), qu'elle co-signe avec Sandra Calderan, déconstruit le mythe de la famille traditionnelle en milieu rural. Autrice et metteuse en scène, Céline Champinot est associée au Théâtre Dijon Bourgogne-CDN (2016- 2021), où elle crée sa trilogie Biblico-pop : VIVIPARES – posthume (2016), LA BIBLE, vaste entreprise de colonisation d'une planète habitable (2018) et Les Apôtres aux Coeurs Brisés – Cavern Club Band (2021). En 2019, elle reçoit le prix Nouveau Talent Théâtre de la SACD et met en scène une adaptation de La Mouette d'Anton Tchekhov pour les lycées en 2020. Artiste associée au Théâtre des 13 vents, elle y démarre un nouveau cycle de création, L'Amour et l'Occident, avec une première pièce pour l'itinérance et les plateaux, Juliette et Roméo sont morts (2024) puis une seconde : Le Mauvais sort (2025). Également associée au Studio Théâtre de Vitry, elle y met en scène Les Acteurs de bonne foi de Ma­ri­vaux avec des amateur·ice·s (2025), pièce qu'elle recréera en 2028 avec la compagnie de La Bulle Bleue à Montpellier. Elle est par ailleurs, depuis plusieurs années, la collaboratrice à la mise en scène de Rébecca Chaillon.

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Affiche de Pétrole

Pétrole

Théâtre des 13 Vents (Centre Dramatique National)
Sylvain Creuzevault s'empare ici du dernier roman explosif, inachevé et fragmentaire de Pasolini, écrit juste avant sa mort, publié longtemps après. Dans un magma d'informations et de notes virulentes, on y suit les déboires d'un homme tiraillé entre ses hautes fonctions publiques dans une société d'hydrocarbures, autrefois fasciste, et ses aspirations privées à une sexualité hors des normes. Le tout dans la très grande tension (politique, sociale, artistique) du monde d'alors qui bascule à-tout-va dans un néo-libéralisme dégoûtant, qui ressemble à bien des égards au nôtre, celui des années de plomb, entre 1970 et 1980, en Italie, comme ailleurs. L'expression " à bras le corps " semble appropriée, tant les acteur·ice·s font sonner la langue enragée de Pasolini et bataillent avec elle... Tout un roman poussé à bout, dans un poème visuel prophétique et polémique, qui bouscule le théâtre et nos représentations. Sylvain Creuzevault commence la mise en scène en 2003, avec le Groupe d'ores et déjà dont il est cofondateur. Il se fait notamment connaître avec Notre terreur en 2009 à La Colline, qui traite du Comité de salut public de 1793. Suivent deux spectacles autour de Marx (Le Capital et son Singe en 2014, Banquet Capital en 2018) et en 2016 Angelus Novus AntiFaust. Artiste associé à l'Odéon-Théâtre de l'Europe depuis 2016 avec sa compagnie Le Singe, il y consacre un cycle à Dostoïevski en créant de 2018 à 2021 Les Démons, Le Grand Inquisiteur et Les Frères Karamazov. En 2023, il crée Edelweiss [France Fascisme], qui est le pendant de L'Esthétique de la résistance de Peter Weiss, présentée quelques mois plus tôt au Théâtre national de Strasbourg.

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Affiche de Reprenons

Reprenons

Théâtre du Hangar - Compagnie Jacques Bioules
Il y a quinze ans, Adrien Béal et Arthur Igual ont fabriqué, ensemble, leur première "écriture de plateau" : une pièce en grande partie improvisée chaque soir, intitulée Il est trop tôt pour prendre des décisions définitives. Sans aucune trace audio ou vidéo, qu'en reste-t-il aujourd'hui ? Poursuivant sa recherche autour du temps, celui qui passe et qui se répète, le temps du monde et celui de la représentation, Adrien Béal a proposé à Arthur Igual de s'y remettre, des années après... Ils interrogent précisément le mot "répétition", qui dit au théâtre aussi bien le travail de préparation en amont du spectacle que celui consistant à refaire, soir après soir et en public, ce qui a été répété. Avec nous, ils font dialoguer les deux sens du mot et cherchent joyeusement à comprendre comment une action qui consiste à répéter ce qui a déjà eu lieu (il y a longtemps ou la veille) peut anticiper un avenir incertain. Adrien Béal a étudié le théâtre à l'université Paris III. De 2004 à 2015, il travaille comme comédien au sein de la compagnie Entrées de Jeu, spécialisée dans le théâtre forum. En 2007, il crée la Cie Théâtre Déplié, avec laquelle il met en scène des textes de Michel Vinaver, Roland Schimmelpfennig et Henrik Ibsen. À partir de 2011, les mises en scène de textes alternent avec la création de spectacles écrits au cours des répétitions avec les acteur·ice·s. En 2014, il met en scène Les Voisins de Michel Vinaver, et Le Pas de Bême (création de plateau jouée près de 200 fois). À partir de cette pièce, le Théâtre Déplié initie un nouveau cycle de création avec un même groupe de six acteur·ice·s engagé·e·s sur la durée. Ce travail donne lieu à la création de Perdu connaissance en 2018, des Pièces manquantes (puzzle théâtral) et de Toute la vérité en 2021. En 2022, Adrien Béal met en scène Combats de Nicolas Doutey, pour l'itinérance et interprétée par des acteur·ice·s issu·e·s du programme Ier Acte. Il met en scène en 2025 Dialogue avec ce qui se passe de Nicolas Doutey. Depuis janvier 2024, Adrien Béal est directeur du Studio Théâtre de Vitry. Arthur Igual est formé au Conservatoire national supérieur d'art dramatique (CNSAD) dans les classes d'Andrzej Seweryn, Dominique Valadié, Daniel Mesguich, Michel Fau, Muriel Mayette, Philippe Adrien et Árpád Schilling, il collabore de façon régulière et centrale avec Sylvain Creuzevault. Il participe à de nombreuses créations du metteur en scène, parmi lesquelles Baal, Notre terreur, Le Capital et son Singe, Angelus Novus, Les Démons, Le Grand Inquisiteur, Les Frères Karamazov, L'Esthétique de la résistance, Edelweiss [France fascisme], Banquet Capital, Walter Benjamin et Pétrole. Il a également travaillé avec Guillermo Pisani, Macha Makeïeff, Adrien Béal, Roger Vontobel, Laurent Laffargue, David Géry, Frédéric Bélier-Garcia, Árpád Schilling, Muriel Mayette-Holtz et Daniel Mesguich. Au cinéma, il joue notamment dans Un amour impossible (Catherine Corsini), L'Homme fidèle (Louis Garrel), Mal de pierres (Nicole Garcia), Falcon Lake (Charlotte Le Bon) et Pour la France (Rachid Hami).

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Affiche de L'Ascension d'Arturo Ui d'après Bertolt Brecht

L'Ascension d'Arturo Ui d'après Bertolt Brecht

Théâtre des 13 Vents (Centre Dramatique National)
Il faut imaginer Bertolt Brecht en 1941, lorsqu'il écrit cette pièce, très vite, en fuite après l'incendie du Reichstag, en exil en Finlande, en transit vers les États-Unis. La forme et les mots lui manquent pour dire l'indicible. Il s'invente une langue et une trame, des tableaux et chroniques, comme un feuilleton moitié drame shakespearien, moitié nouveaux films de genre mafieux. On y suit l'ascension d'un petit chef bouffon et ignoble, magnat entre autres du chou-fleur, qui corrompt, tue, ment, trafique, et écrase tout sur son passage. Qui passe, d'épisode en épisode, de caïd minable à dictateur. On y rit beaucoup, ça aide à mieux comprendre ce qu'on ne dit pas. Alors oui, Arturo Ui c'est un peu Hitler, à moins que ce ne soit l'inverse. Robert Cantarella propose ici une nouvelle version de cette pièce emblématique librement traduite par le poète Stéphane Bouquet. Formé aux Beaux-Arts de Marseille, puis avec Antoine Vitez au Théâtre National de Chaillot, Robert Cantarella a fondé plusieurs compagnies dont la Compagnie R&C, avec la volonté de faire découvrir de nouvelles écritures théâtrales et redécouvrir des pièces du répertoire, notamment : Jean-Luc Lagarce, Noëlle Renaude, Stéphane Bouquet, Alban Lefranc, Christophe Honoré, Liliane Giraudon, Philippe Minyana... Il a été directeur du Centre Dramatique National de Dijon, puis co-directeur du 104 à Paris, il est également performeur dans Faire le Gilles à partir des cours de Gilles Deleuze. En 2024 il publie Les Carrossiers aux éditions Al Dante. En 2025, il réalise un film sur Liliane Giraudon et un texte de Stéphane Bouquet : 6h plus tard. Depuis 1993 il est responsable du Master théâtre à la Manufacture de Lausanne.

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Affiche de Monde Nouveau

Monde Nouveau

Théâtre des 13 Vents (Centre Dramatique National)
Ici, le plateau fait monde. Ce monde tourne encore, c'est comme ça. Et il y a les gens, qui tournent avec ou qui le font tourner. Qui parlent et dansent comme convenu. Qui carburent à la nouveauté d'hier et à celle d'après. Comment dire non ?L'individuel quitte le groupe, s'embrouille dans la virtualité et se débrouille avec, il faut bien. Enfin, il ne faudrait pas, mais comment faire quand les systèmes et machineries diverses nous enferment et se reproduisent entre eux ? La pièce expose cette oppression néo-tout, les gestes répétitifs déshumanisés, les corps conformes et perdus, la fièvre de vaincre et consommer... et peut-être aussi la possibilité d'une brèche, quelque chose ou quelqu'un·e, comme un grain de sable, qui chercherait à gripper les rouages infernaux. Et ça tombe bien, parce qu'il s'agit essentiellement de cela : continuer à chercher encore, même quand on pense avoir trouvé un passage, parce que le monde le rebouchera très vite, à nouveau. Depuis 2006, Nathalie Garraud (metteuse en scène) et Olivier Saccomano (auteur) développent un travail de troupe où chaque membre, selon sa discipline (mise en scène, écriture, jeu, costume, son, lumière) s'engage dans des cycles de création au long cours, alternant des pièces d'études à partir d'un texte existant et des pièces originales, sur un motif donné : Les Suppliantes (2006-2009) sur la forme tragique, C'est bien, c'est mal (2010-2013) sur la jeunesse, Spectres de l'Europe (2014-2016) sur la figure de l'étranger. Cette recherche a donné naissance à plusieurs pièces : Notre jeunesse (2013), Othello variation pour trois acteurs (2014), Soudain la nuit (2015), publiées aux éditions Les Solitaires Intempestifs. Depuis 2018, Nathalie Garraud et Olivier Saccomano codirigent le Théâtre des 13 vents CDN Montpellier où ils créent : La Beauté du geste (Les Solitaires Intempestifs), Un Hamlet de moins et Institut Ophélie diptyque (Les éditions Théâtrales), Monde nouveau et Monde grand – vie et mort d'Antonio Gramsci avec la 85ème promotion de l'ENSATT Lyon.

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Affiche de Faire le beau

Faire le beau

Théâtre des 13 Vents (Centre Dramatique National)
Bérangère Vantusso, Nicolas Doutey, les acteurs et actrices de la Jeune troupe du Théâtre Olympia – CDN de Tours, nous convient à un drôle de défilé. Entre costumes et paravents, la pièce interroge le geste plus ou moins anodin de se vêtir chaque jour, comme-ci ou comme ça. Pour appartenir à un groupe, un genre, une fonction, un style, ou pour s'en démarquer. Mais aussi pour en jouer. Pour explorer les rapports singuliers, intimes ou conventionnels que nous entretenons avec ce que nous portons. Ce qu'on en dit et ce que ça dit de nous. Est-ce l'habit qui fait le moine ou bien l'inverse ? Ici, on s'habille, se déshabille, on se change sans cesse, au gré d'une épopée visuelle qui reproduit, pour ainsi dire, la danse iconoclaste de nos identités textiles... Le vêtement y est le personnage principal, au gré de l'Histoire et des histoires, petites ou grandes, que l'on vit vêtu. Formée au CDN de Nancy, Bérangère Vantusso découvre la marionnette en 1998, à la Sorbonne nouvelle. Elle reconnait d'emblée dans cet art le point crucial de son questionnement quant à l'incarnation et à la prise de parole scéniques. En 1999, elle crée la Compagnie trois-6ix-trente, croisant marionnettes, acteurs et compositions sonores. Elle met notamment en scène Violet de Jon Fosse, Les Aveugles de Maeterlinck, Le Rêve d'Anna d'Eddy Pallaro. Elle est membre de l'Ensemble artistique du CDN de Sartrouville, du Théâtre du Nord à Lille et du Centre dramatique national de Tours. En 2015, elle est lauréate du programme Hors les murs de l'Institut français et part au Japon pour rencontrer les maîtres du Théâtre national de Bunraku. Elle a créé L'Institut Benjamenta d'après Robert Walser au 70e Festival d'Avignon. De janvier 2017 à décembre 2023, elle dirige le Studio-Théâtre de Vitry. La création de Longueur d'ondes – histoire d'une radio libre (2018) marque le début de la collaboration avec le peintre Paul Cox. Ensemble, ils entament un travail théâtral où le trio acteurs, texte et images peintes trouve un équilibre entre formalisme et émotion, au service d'un récit historique, celui de la lutte des ouvriers sidérurgistes de Longwy en 1979. En 2019, Bérangère créé Alors Carcasse de Mariette Navarro au Festival Mondial des Théâtres de Marionnettes de Charleville-Mézières. En 2021, elle collabore avec la compagnie de L'Oiseau Mouche pour la création de Bouger les lignes – histoires de cartes, une pièce destinée au jeune public créée au 75 e Festival d'Avignon écrite par Nicolas Doutey. En 2024, elle crée Rhinocéros au Théâtre de la Manufacture – CDN de Nancy, où elle est artiste associée depuis 2021, et met en scène des jeunes comédien·ne·s de l'ERACM dans Petit bon Dieu, un spectacle jeune public teinté d'humour noir. Bérangère Vantusso dirige le Centre dramatique national de Tours – Théâtre Olympia depuis janvier 2024.

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Affiche de Fusées

Fusées

Théâtre des 13 Vents (Centre Dramatique National)
Ici, sans la moindre technologie de pointe, avec quelques objets et astuces de jeu, deux grands garçons et une " intelligence artificielle " en chair et en os nous invitent dans l'espace intersidéral où ils sont manifestement coincés. Probablement en orbite. Ils nous racontent la conquête spatiale, ses espoirs et ses déboires, des origines de l'univers à nos jours, et assistent de loin à l'agonie de la planète. Comme si on y était. La pièce est à la fois hilarante et menaçante, avec cet art unique de nous maintenir en équilibre. Entre un piano et un petit castelet façon guignol, on reproduit bruits et sons à la bouche, on mime l'astéroïde, l'apesanteur et les décollages, comme on jouerait dans sa chambre. On est là, parmi les galaxies et les bricolages scéniques un peu magiques, comme des enfants, à qui la pièce est destinée, mais qui bien sûr embarque tout le monde. Fondée par Jeanne Candel en 2009 à Paris, la vie brève est un " ensemble " où acteur·ice·s, musicien·ne·s, metteur·euse·s en scène, scénographes, costumier·e·s, technicien·ne·s, se retrouvent régulièrement pour des périodes de recherche et de création. Si le parcours de formation est à l'origine des premières rencontres et du noyau initial, la vie brève ne cesse d'évoluer depuis sa création, se métamorphose, se reformule selon les nécessités des spectacles qu'elle propose. L'écriture collective est ce qui façonne les créations de la vie brève. Les acteur·ice·s et/ou musicien·ne·s et chanteur·euse·s sont placés au centre et sont considérés comme des créateur·ice·s, des auteur·ice·s et non pas seulement comme des interprètes. Cette écriture polyphonique décloisonne les fonctions et les techniques des personnes qui font les spectacles de la compagnie. la vie brève s'intéresse particulièrement au rapport entre la musique et le théâtre. La compagnie fait de " l'opéra avec les moyens du théâtre " et met la musique sur scène et en scène : " live " (la plupart des interprètes sont musicien·ne·s, issu·e·s de formation jazz ou classique) ou enregistrée, la musique est présente dans tous nos spectacles. Les questions essentielles posées lors des répétitions sont : comment la musique et le théâtre " tressent l'action " simultanément ; comment théâtre et musique jouent ensemble, se jouent l'un de l'autre, s'opposent, fusionnent et ouvrent une profondeur de champ ? Cela conduit à expérimenter des processus de recherches très variés, des formes libérées de tout dogme, car ancrées dans l'empirisme du plateau et de son bricolage. Les créations sont composées de matériaux très variés, qui rendent les cadres de représentation élastiques : matières et références picturales, cinématographiques, scientifiques ou philosophiques, sont autant de supports de jeu, convoqués à l'improvisation et à l'écriture de plateau. À partir de juillet 2019, la vie brève dirige le Théâtre de l'Aquarium qui devient une maison de création pour la musique et le théâtre entremêlés.
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8/10 (2 avis)

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Affiche de Cochons d'Inde

Cochons d'Inde

Opéra Comédie - Grande salle
Alain Kraft, un bourgeois de cinquante ans d'origine modeste, vient effectuer un retrait d'espèces à sa banque. Mais la nouvelle direction indienne de l'établissement lui a bloqué son compte et refuse de le laisser partir, l'accusant d'avoir enfreint la loi en s'étant enrichi et en ayant " changé de caste "...
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6/10 (7 avis)

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Affiche de Un chateau de cartes

Un chateau de cartes

Opéra Comédie - Grande salle
Adam et Caroline ont reçu Vincent et son amie à diner. Au départ de Vincent, Adam fait une crise de jalousie à sa femme, pendant la dispute ils entendent du bruit dans la maison... Lorsque tout d'un coup Vincent apparaît car il est tombé en panne non loin. Mais la situation a complètement changé, elle s'est même inversée. Maintenant c'est Vincent qui est avec Caroline et ils sont venus chez Adam pour le dîner...
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9/10 (158 avis)

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Affiche de Le vieux juif blonde

Le vieux juif blonde

Carré Rondelet Théâtre
Sophie, une jeune fille blonde issue d'une famille catholique et bourgeoise, affirme être Joseph Rosenblath, un vieux juif rescapé des camps de la Seconde Guerre mondiale, enfermé dans un corps qui n'est pas le sien avec une mémoire emplie de supplices et de tourments. À travers ce seul en scène poignant entremêlant chant et danse, où l'émotion contamine chaque réplique et nous interroge sur nos origines, nos préjugés et la manière dont l'histoire collective s'inscrit, malgré nous, dans les corps et les consciences. Dans une collision improbable entre 2 identités que tout oppose, tout semble lapsus, allusion, révélation ! A l'ère des chocs et des confusions, une oeuvre troublante sur le genre et les croyances, avec un texte incisif et bouleversant qui plonge le spectateur dans un univers où les certitudes vacillent et où l'intime se mêle à l'universel... Monologue percutant sur l'identité et la mémoire "Le Vieux Juif Blonde" est une pièce troublante et puissante d'Amanda Sthers. L' oeuvre met en scène une jeune femme, Sophie, issue d'une famille catholique et bourgeoise, qui affirme être Joseph Rosenblath, un vieux Juif rescapé des camps de la Seconde Guerre mondiale, enfermé dans un corps qui n'est pas le sien. Un magnifique monologue, du chant, de la danse ou l'émotion contamine chaque réplique, et nous interroge sur notre propre identité !

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Rien à l’affiche ici pour l’instant… mais ça arrive vite 👀