Clôture de l'amour
Théâtre des Bouffes du Nord
Texte, conception, réalisation Pascal Rambert.
"J'écris Clôture de l'amour pour Stanislas Nordey et Audrey Bonnet.
J'écris pour Stanislas Nordey. J'écris pour sa manière de projeter les mots. Cette manière articulée de dire la langue Française. Cette manière unique de faire du langage une respiration entière du corps. Le corps respire chez Stanislas Nordey. Chaque mot devient - de la première lettre à la dernière - un monde abouti et plein. Ce sont des couteaux. Des lames brillantes préparées. Enclenchées. Armées. Soigneusement rangées. Prêtes à être sorties en ordre. Le sens est là. Devant. Devant nous. On a suivi le sens depuis l'intérieur du corps de Stanislas Nordey (il était dans la bouche, il était sur les mains, on l'avait vu dans les jambes, la poitrine) maintenant le sens est là depuis l'intérieur du corps jusque-là devant nous. Matériel. Pas rigolo. Brut.
J'écris pour Audrey. J'écris pour le corps d'Audrey. Pour cette courbe fine du haut en bas qui écoute. Audrey écoute. J'écris pour cette écoute puis pour ce corps courbe et fin qui s'est tu et puis parle. Les mots sont ronds. Plats. Les mots sont plats et épineux. Il y a ça dans le jeu d'Audrey Bonnet : une incrédulité. Un effarement. Une écoute qui écoute le brut, le direct, le matériel, le pas rigolo et qui dit : ah bon ? Ah bon ? Et ça recommence à la manière du combattant immobile Audrey Bonnet ça recommence ça rattrape les mots directs, bruts, matériels, métalliques, pas rigolos d'avant et ça les saisit et ça les regarde comme des poissons morts pour voir si la vie est encore dedans si l'amour (clôture de l'amour) est bien mort".
- Pascal Rambert, Paris, avril 2010
Pour tout public
Langue : français
J'écris pour Stanislas Nordey. J'écris pour sa manière de projeter les mots. Cette manière articulée de dire la langue Française. Cette manière unique de faire du langage une respiration entière du corps. Le corps respire chez Stanislas Nordey. Chaque mot devient - de la première lettre à la dernière - un monde abouti et plein. Ce sont des couteaux. Des lames brillantes préparées. Enclenchées. Armées. Soigneusement rangées. Prêtes à être sorties en ordre. Le sens est là. Devant. Devant nous. On a suivi le sens depuis l'intérieur du corps de Stanislas Nordey (il était dans la bouche, il était sur les mains, on l'avait vu dans les jambes, la poitrine) maintenant le sens est là depuis l'intérieur du corps jusque-là devant nous. Matériel. Pas rigolo. Brut.
J'écris pour Audrey. J'écris pour le corps d'Audrey. Pour cette courbe fine du haut en bas qui écoute. Audrey écoute. J'écris pour cette écoute puis pour ce corps courbe et fin qui s'est tu et puis parle. Les mots sont ronds. Plats. Les mots sont plats et épineux. Il y a ça dans le jeu d'Audrey Bonnet : une incrédulité. Un effarement. Une écoute qui écoute le brut, le direct, le matériel, le pas rigolo et qui dit : ah bon ? Ah bon ? Et ça recommence à la manière du combattant immobile Audrey Bonnet ça recommence ça rattrape les mots directs, bruts, matériels, métalliques, pas rigolos d'avant et ça les saisit et ça les regarde comme des poissons morts pour voir si la vie est encore dedans si l'amour (clôture de l'amour) est bien mort".
- Pascal Rambert, Paris, avril 2010
La distribution du spectacle ✨
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Clôture de l'amour, les avis spectateurs
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