Théâtre contemporain à Paris

Les nouveautés

Affiche de La mélancolie des paquebots

La mélancolie des paquebots

Théâtre de la Tempête - Cartoucherie
4 hommes, plus très jeunes, viennent assister aux funérailles de leur vieil ami. Seulement, petit contretemps, celui-ci n'est pas mort ! Ainsi démarre cette revue foraine improbable portée par des vieux mâles blancs venus tenter quelque chose une dernière fois mais échouant irrésistiblement, dans une suite désordonnée de numéros poético-politiques. Ils ont tenté de sauver le monde, du moins c'est ce qu'ils croyaient, mais les solutions imaginées tombent à l'eau. Dans ce cabaret un peu décrépi, tout s'effondre, et pas que leurs illusions, leur corps aussi. On regarde ces hommes tomber, avec ironie et tendresse. Est-ce la fin d'un monde ? C'est peut-être une bonne nouvelle. 5 comédiens complices, de vieux clowns vagabonds qui n'ont plus rien de flamboyant, des cousins éloignés de Bouvard et Pécuchet dans leur bêtise et leur entêtement à essayer malgré tout. L'échec comme ressort comique pour mieux rire de soi-même tout en révélant les contradictions de notre époque : dans ce monde renversé est-il encore possible d'avoir des idéaux, et peut-on retrouver une forme de vitalité dans la mélancolie ambiante ?

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dès 10,95€

Affiche de Sans suite (un air de roman)

Sans suite (un air de roman)

Théâtre de la Tempête - Cartoucherie
C'est l'histoire d'un homme qui chute. Alors qu'il est au zénith de sa carrière de compositeur, Thomas perd sa mère. Il n'arrive plus à écrire. Tout s'effondre autour de lui et le réel se peuple de fantômes. Oser la comédie musicale pour raconter un effondrement, le pari est audacieux ! Sébastien Bournac a choisi de passer commande à l'auteur Baptiste Amann dont les mots aiment à jouer des ruptures contrastées. Chanter plutôt que raconter les gouffres intérieurs pour décoller du réel. Oser exacerber les sentiments, amplifier la charge émotionnelle, pour mieux toucher les spectateurs. Avec un titre énigmatique qui nous tient en suspens, cette pièce est écrite comme un roman, composée de trois chapitres, Thomas, Camille et Adama du nom de ses trois protagonistes. Trois angles ou trois voix qui se passent le relais pour tenter de raconter cette histoire, de manière kaléidoscopique et sensible grâce à la musique et aux chansons composées par Pascal Sangla et interprétées sur scène par 7 acteurices et 1 musicien. Une comédie musicale qui assume pleinement les contrepoints. D'une crise existentielle glisser doucement vers la joie véritable d'être au monde.

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dès 10,95€

Affiche de Nos corps désirants

Nos corps désirants

Théâtre de la Tempête - Cartoucherie
Comment rendre le désir à nouveau désirable ? Comment oser aujourd'hui prendre le risque de l'autre ? Pour mener l'enquête et prendre le sujet à bras-le-corps, la compagnie Babel est partie du champ de nos représentations collectives, qu'elles soient picturales ou musicales, savantes ou populaires, pour tenter de dresser un nuancier du désir à l'ère du soupçon généralisé. De l'enlèvement de Proserpine à celui de Psyché, de la naissance du Printemps dans l'oeil du peintre jusqu'à des évocations plus proches du surréalisme, sur scène, toute une galerie étincelante pour les yeux mais recélant aussi nos monstres les plus secrets. C'est un peu comme écouter une chanson de variété sans trop prêter attention aux paroles, jusqu'au jour où l'on s'arrête sur les mots. C'est vertigineux tout cet impensé qui se cache derrière notre culture commune. Voici 6 interprètes qui n'ont pas peur d'aller fouiller du côté des zones troubles du désir pour tenter de reconfigurer nos logiciels. Faire le tri dans l'héritage de chacun, ce grand grenier mémoriel. Que faut-il garder ou au contraire remiser définitivement au placard ? Quelles nouvelles relations inventer pour oser retrouver la joie d'être ensemble, dénuée de toute méfiance ?

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dès 10,95€

Affiche de Mon actrice(s) principale(s)

Mon actrice(s) principale(s)

Théâtre de la Tempête - Cartoucherie
Il était une fois une mère et son fils, Ouria et Libellule. Entre ces deux-là, peu de mots sont échangés, jusqu'au jour où le fils propose à sa mère de devenir son actrice principale. Ouria sera l'héroïne de son film, sa princesse aux pieds nus. C'est par le théâtre et le cinéma réunis que la conversation s'amorce, et que les mots affluent. Des mots qui charrient une histoire intime trop longtemps passée sous silence, une histoire entre la France et l'Algérie, celle du 8 mai 1945 et des massacres de Sétif et Guelma. L'actrice principale de ce spectacle c'est aussi la langue, comme dans toutes les pièces de Lazare, la langue des contes et de l'imaginaire, celle qui nous emmène au pays d'Ava Gardner ou peut-être sur une toile de Van Gogh, la langue qui console et qui jouant de la fiction nous entraîne plus loin que les contours des assignations programmées. Pour incarner cette fable teintée d'humour et de merveilleux, Lazare s'entoure de deux fidèles compagnons de route, la comédienne Anne Baudoux et le musicien-comédien Mourad Musset. Ensemble ils vont retraverser une vie de théâtre, dans une épopée éclatée, pleine de musique, de poésie brute et d'amitié.

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dès 10,95€

Affiche de La Mort de Jean-Marie de Balma

La Mort de Jean-Marie de Balma

Théâtre de la Tempête - Cartoucherie
Tout commence en 2012. Le narrateur publie dans le journal L'Impossible une lettre ouverte à son frère disparu 29 ans plus tôt. Il lui donne des nouvelles de la famille et tente par les mots de converser avec l'absent. Il n'y aura pas de réponse à ce courrier ni au suivant, l'énigme demeure jusqu'à ce qu'il apprenne sa mort quelques mois plus tard. Quels ont été les derniers moments de cet homme ? Personne ne semble s'être inquiété de cette disparition dans cette vie socialement déshumanisée. Depuis le refuge de l'enfance jusqu'à ces retrouvailles impossibles, comment combler les vides et les silences d'une existence qui s'est efforcée de disparaître, comment ne pas céder au vertige ? Pour la première fois à la Tempête, Pascal Kirsch s'est penché sur cette écriture troublante et palpitante de sensibilité, pour faire danser les mots sur scène et donner corps à cette histoire de fratrie et de disparition volontaire. En s'appuyant sur trois merveilleux interprètes et un musicien performer, dans une forme impressionniste au plus près des spectateurs, il se lancera dans cette enquête intime pour tenter de reconstituer une vie traversée de fantômes que l'on ne peut appréhender que par la fiction poétique, faute de preuves.

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Affiche de J'attends peu, j'aspire à beaucoup

J'attends peu, j'aspire à beaucoup

Théâtre 13 / Bibliothèque
Après s'être confronté aux "années Macron" dans Je m'en vais mais l'État demeure, et après avoir exploré la période révolutionnaire avec L'Abolition des privilèges, Hugues Duchêne revient au Théâtre 13 pour s'interroger sur ce qu'il va se passer en France durant les 50 prochaines années. J'attends peu, j'aspire à beaucoup suit le parcours d'Arthur Cagniot-Duchêne, de ses 10 à 60 ans, à travers les évolutions politiques du pays entre 2027 et 2077. Comment finira la Ve République ? Et la VIe ? La VIIe durera-t-elle plus longtemps ? À quoi pourrait ressembler une loi d'égalité affective et sexuelle ? Quelle agriculture imaginer sur une planète à bout de souffle ? Devant le cortège de nos incertitudes, ce spectacle de science-politique-fiction se propose de regarder nos peurs en face, d'envisager le pire comme le meilleur, et de labourer le champ des possibles pour rompre avec la passivité ambiante.

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dès 27€

Affiche de Épopées

Épopées

Théâtre des Bouffes du Nord
Elle est allée à la rencontre de jeunes artistes venant d'Afghanistan, Palestine, Russie, Israël, et d'Iran, qui ont choisi la désobéissance civique et fui leur pays pour trouver l'asile en France. Le spectacle explore la reconquête de leurs libertés fondamentales – chanter, danser, lire, écrire, aimer – et les paradoxes de l'exil. Julie Berès poursuit au plateau la recherche d'un théâtre puissamment performatif où l'intime et l'humour se mêlent à l'éminemment politique, qui puisse armer à l'espoir.

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dès 22€

Affiche de Madame l'aventure

Madame l'aventure

Théâtre des Bouffes du Nord
Vous voilà devant un grand échiquier des plus cinématographiques où l'aventure est reine et où il n'y a pas de roi. Dans ce monde peuplé de créatures hautes en couleurs, de muses, d'amour et de chevaux, Jean-Pierre l'aventurier quitte son train-train et tente le tout pour le tout, traverse des contrées inconnues, se cogne à la banalité du réel et plonge dans les profondeurs les plus obscures de son existence. Jean-Pierre s'abime sur le damier de son imaginaire pendant que Madame L'Aventure mène la danse au coeur de ce voyage ténébreux. Madame est surprenante et magistrale, elle chante du haut de ses talons infinis, elle veut rire et elle n'en rate pas une. Il y a quelque chose de fantastique dans ce Don Quichotte au pays des merveilles, ce chevalier errant dans le royaume des métamorphoses. Lionel Dray et Clémence Jeanguillaume composent avec de l'argile, des masques, des bouts de ficelle, des poudres colorées et des petites cuillères. Ils jonglent avec, les sons et les mots, jouent avec la poésie et tissent leurs histoires en horlogers déjantés. Ils manient les formes, les sons et la matière avec une liberté folle.

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dès 32,50€

Affiche de Fanfare, tout a une fin...

Fanfare, tout a une fin...

Théâtre des Bouffes du Nord
Est-ce un spectacle comique ? A priori non, car il s'agit d'un enterrement. Pourtant la veuve fait son show et la fanfare des pompes funèbres jouerait bien un air de flonflons. Décidément, la mort n'arrête pas les vivants, c'est même elle qui mène la danse pleine d'incidents qu'est l'existence. La vie est mue par la mort... Vous avez dit "émue" ? Pour son faux seul en scène, Anne-Lise Heimburger s'entoure de cinq instrumentistes à vent de haut vol. Ensemble, ils mêlent le grand répertoire musical et littéraire au folklore populaire, comme la nuit se mêle au jour et le combat à l'amour. Au passage, ils découvrent qu'en accélérant une marche funèbre quatre fois, elle devient une polka, et font vibrer l'oxymore de la vie et de la mort. La création de théâtre musical Fanfare, Tout a une fin sauf la saucisse qui en a deux cherche à regarder l'adversité qui, si l'on ne s'y plie, suscite une vitalité singulière. Complices depuis de nombreuses années, Anne-Lise Heimburger invite Samuel Achache et Florent Hubert à se joindre à elle pour faire jaillir du pire le rare et le rire.

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dès 22€

Affiche de L'Autre Royaume

L'Autre Royaume

Théâtre des Bouffes du Nord
"En naissant, nous acquérons une double nationalité, dans le royaume des bien-portants et dans celui des malades. Bien que nous préfèrerions tous présenter le bon passeport, le jour vient où chacun de nous est contraint, ne serait-ce qu'un court moment, de se reconnaître citoyen de l'autre royaume." - Susan Sontag, La Maladie comme métaphore C'est l'histoire d'un couple jeune, confronté à la maladie. Elle met en scène Puccini. Il mixe en boîte la nuit. Ils ont deux enfants en bas âge et vont se prendre la vie dans la gueule. Malades. Tous les deux. Chacun son tour. Aidant aidé. A tour de rôle. Deux cancers dans la trentaine. Le spectacle sera le kaléidoscope de ces années et de cette plongée dans l'autre royaume. Il mêlera les dessins d'enfants et les mots des médecins, les éclats de rire et les corps en miette, les airs de la bohème, le synthé modulaire et la danse contemporaine. C'est inspiré de mon histoire personnelle. Ces deux maladies, on les a vécues avec mon compagnon et j'ai compris, les années passant, que ces expériences était devenue une expertise. Et qu'il était urgent de raconter cette plongée là. Dans l'autre royaume, nous sommes des milliers. Parfois, ça se voit qu'on a passé la frontière. Et parfois pas. On vit parmi vous, on danse avec la mort, on subit les traitements et les opérations avec la peur au ventre et la honte au front. On travaille, on se lève le matin quand notre corps nous le permet, on amène nos enfants à l'école, on les regarde chanter à la chorale et on pense. Est-ce que mon scan va être bon ? Je demande le résultat au radiologue ou j'attends le rendez-vous avec l'oncologue ? Est-ce que je mets une perruque ou une casquette ? Est-ce que je peux faire un gouter pour les 5 ans de mon fils si je n'ai pas de cheveu ? Est-ce que je reconstruis mon corps d'avant ou est-ce j'assume à quarante ans d'être une amazone ? Est-ce que je dis le mot cancer à ma fille ? Et à mon boss ? Ces questions, on ne les partage qu'avec ceux qui ont le même passeport. Les autres, on les rassure. Les autres, ils ne peuvent pas comprendre. Le temps a passé. Tous les deux en rémission. La vie sauve. Mais ça nous a tellement changé qu'on ne sait même plus qui on était avant que ça nous arrive. Le temps a passé, au fil des années, j'ai compris qu'on n'était pas les seuls, on était les premiers. Les nouveaux arrivants de ce sombre royaume savent que nous le connaissons bien, ils sont nombreux à nous appeler quand ils passent la frontière. Chacun-e se sent seul-e alors que nous sommes si nombreux-ses. Il y a tellement de silence et de honte. Presque quatre millions de personnes vivent avec un cancer en France aujourd'hui. Et dans notre génération, les cas explosent. Il est temps que la colère sorte et que la honte change de camp, que le cancer soit politisé et que cesse la destruction de nos corps. Ce n'est pas seulement l'histoire d'un couple confronté à la maladie, c'est l'histoire d'une génération confrontée à une épidémie. Et sa prise de conscience. - Pauline Bureau, janvier 2026

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dès 22€

Affiche de Nous le red star

Nous le red star

Théâtre des Bouffes du Nord
Un petit garçon que son père tient par la main, en route vers le vieux stade d'un club mythique et dans la ferveur d'une foule qui se raconte tant d'histoires. J'ai été cet enfant et mon père avant moi, et un jour je serai père à mon tour et alors, à Saint-Ouen où je vis désormais, nous marcherons vers le Red Star pour que la transmission se fasse. À partir d'un dialogue entamé avec mon père, supporter du club depuis toujours, je cherche à comprendre ce que représente aujourd'hui ce club de Saint-Ouen : pour ceux qui y sont nés, pour ceux qui y vivent encore, pour ceux qui arrivent. Il se tisse de nos récits et ceux de nos compagnons de rue et de tribunes, les récits d'un club autrefois puissant et désormais à la mode, porteur de valeurs refuges : le peuple, le refus, la résistance, dans une ville populaire, immigrée, rouge longtemps, que la prospérité tente, et qui retient le temps. À mi-chemin entre récit intime et parole documentaire, le spectacle explore ce que le Red Star raconte de la ville, de son histoire populaire et ouvrière, de ses transformations, de ses contradictions. Il donne à entendre l'intime de celles et ceux qui y sont liés : les anciens, les nouveaux, les fidèles, les passants. Une tentative de saisir, à travers un club, la complexité des vies qui le traverse.

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dès 22€

Affiche de Les Gaulois

Les Gaulois

Théâtre des Bouffes du Nord
" À la lisière des sous-bois, deux sangliers. Ils paissent, tranquilles, dans une Gaule fantasmée, puis s'écroulent dans le fossé. Olivier et Thomas, deux Gaulois barbus et poilus, vivent au bord de la rivière. Ils cueillent vaguement du gui. Attendent vaguement les Romains. Ils se baignent comme se baignaient les Gaulois dans les temps anciens. Parfois, ils grattent la terre. Ils font un banquet gaulois, chantent des chansons gauloises, font des gestes gaulois. Olivier et Thomas sont en week-end dans un village du Sud de la France. Ils passent devant une bâtisse désaffectée. Sur la bâtisse, une inscription au marqueur : " Les Gaulois ". Olivier et Thomas, deux gendarmes moustachus, viennent interroger Thomas et Olivier. Quelque chose a dû se passer dans la bâtisse. Serait-ce hier, ou au cinquième siècle avant Jésus-Christ ? Dans cette Gaule instable, nourrie de culture académique, de pop-culture, travaillée par les tropismes contemporains, quelque chose remonte. Traversés par des mémoires très anciennes, violentes, incertaines, Olivier et Thomas tentent d'en saisir et secouer les bribes, rient, tremblent, transes, bataillent, passent le Temps. " - Marion Aubert

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Affiche de Dans le ventre des cerveaux

Dans le ventre des cerveaux

Théâtre des Bouffes du Nord
La crise écologique est aussi un prétexte à raconter plus largement une crise civilisationnelle sociétale et systémique, en perte de sens et de repères. Suivant une force inertielle, ce monde qui ne nous rend pas même heureux se poursuit. Nos capacités d'engagement et d'action sont fracturées et nous ne parvenons pas vraiment à trancher sur ce que nous valorisons aujourd'hui. Le monde va vers toujours plus d'artificialisation. Dans la pièce, comme un parcours initiatique, il y a la tentative qu'un peu de naturel émerge. Même si tout frotte (la volonté de divertir contre le désir d'engagement) reste le constat implacable, la seule chose qui n'oscille pas, et sur laquelle on ne parvient pas à construire ou fédérer, si ce n'est par un accord cérébral consensuel : on pressent bien que tout va de travers, on pressent tous la chute, et après ? L'inertie gagne. "Le déraillement" voulu se négocie. Personne n'est exemplaire, tout le monde s'attend pendant que ça brûle et décline. Nous sommes spectateurs, comme ceux du théâtre assistant à cet éloge de la ruine. Les personnages incarnent cette ruine et ce déclin. Y avait-il du panache ou sont-ils même passés à côté de leur mort ? Ont-ils raté leur fin ? Qu'est-ce qu'il reste ? À quoi tout cela aura-t-il servi ? Pour autant il y aura eu l'espoir, l'humour, des tentatives de rassemblement, des initiatives " citoyennes " dans la salle. Est-ce dérisoire ? Est-ce le cadre qui les rend dérisoires ? Est-ce un problème d'exemplarité, de système ? D'où vient le problème ? Qui est l'ennemi ? Pour Barrau, cette question est complexe car l'ennemi premier c'est nous même. Pour tenter quelque chose il faut se trahir. Trahir le pan de soi offert aux autres par systématisme, ce qu'on attend de nous. Les choses n'ont pas à être comme elles sont. Ça peut changer. Et le premier terrain d'expérimentation, le sujet, c'est nous. La pièce pousse les personnages à se reconnaître, se découvrir, se rencontrer, mais les dés sont pipés. Pour autant, il s'est passé quelque chose. Une tentative. La pièce : une tentative.

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Affiche de Le temps de vivre

Le temps de vivre

Théâtre du Rond Point
Avons-nous encore la possibilité de vivre dans la beauté des choses ? Au contact de ce qui fait le sel de la vie ? Un couple, le soir dans sa cuisine, en bout de course, à bout de souffle, empoigne les questions qui fâchent et regarde la réalité de leur relation en face. Dans la pièce à côté, leur bébé dort. Le dialogue durera toute la nuit car cette discussion, ils la repoussent depuis trop longtemps, pris dans le flux et la gestion du quotidien, l'épuisement, le travail, le trop-plein. Boutaïna El Fekkak et Jérémie Scheidler ont composé une fiction intime qui renvoie au malaise de tout un chacun. Quand prenons-nous enfin le temps de vivre ? Ce temps précieux qui ne se quantifie pas. Ce temps inutile qui se suffit à lui-même dans la grâce de l'instant présent.

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dès 34,50€

Affiche de Radio live : Nos vies à venir

Radio live : Nos vies à venir

Théâtre du Rond Point
La question de la reconstruction, en Syrie, à Gaza, et même encore au Liban se pose fortement. Rayane, Amir et Hala croient aux vies que l'on n'a pas encore, mais pour lesquelles on se bat. A travers l'éducation, le cinéma, la poésie. Nous sommes parti·es à Hermel au Liban, à la frontière syrienne, rencontrer Rayane dans l'école laïque "Esprits libres" qu'elle a co-fondée. Amir est resté coincé au début de la guerre à Gaza en 2023, avant de revenir en France et de pouvoir évacuer une partie de sa famille. Nous avons été avec lui rencontrer les soeurs de Hala, cinéaste syrienne, et sa mère, qui a quitté la Syrie après les massacres sur la côte. Comment penser la reconstrution ?

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dès 43€

Affiche de Radio live : Vivantes

Radio live : Vivantes

Théâtre du Rond Point
Ce sont trois Vivantes, chacune a traversé une guerre : enfant, adolescente ou adulte. En Bosnie, en Syrie, en Ukraine. Chacune a résisté et résiste encore. Oksana, Hala et Ines sont parties ensemble à Sarajevo, questionner la société d'après-guerre. Il y a des filles et des mères résistantes, à Kyiv, Lattaquié et Mostar. Elles portent des engagements forts : partir sur le front ukrainien avec les journalistes, créer un lieu d'accueil de réfugiés, travailler la fiction pour mieux parler du réel. Comment raconte-t-on l'expérience de la guerre à ceux et celles qui ne la vivent pas ?

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Affiche de Oltre

Oltre

Théâtre du Rond Point
Sur les quarante-cinq passagers à son bord, plus de la moitié a survécu mais a longtemps attendu les secours, dans des conditions extrêmes. La metteuse en scène italienne Fabiana Iacozzilli a enquêté auprès des rescapés et des familles endeuillées pour reconstituer le calvaire enduré. Dans un décor de carcasse d'avion délabrée, les comédiens manipulent à vue des marionnettes à taille humaine inspirées par les sculptures de Giacometti, figures fantomatiques et fragiles des survivants, résistant comme elles peuvent, bravant la faim, le froid, l'isolement et la mort de certains. Et le drame atteint la puissance du mythe.

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Affiche de Malraux, Gen. Z

Malraux, Gen. Z

Théâtre Douze - Maurice Ravel
Au Panthéon, de jeunes explorateurs urbains réveillent André Malraux pour l'interroger sur l'engagement, la démocratie et l'avenir. Entre conférence hantée, assemblée militante et récit d'aventure, les fantômes du XXe siècle se confrontent aux doutes de la Gen Z. Une fable poétique, drôle et politique sur la possibilité de continuer à créer ensemble.

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Affiche de Polar(e)

Polar(e)

Théâtre de l'Atelier
Après leur incursion désopilante dans l'histoire du féminisme avec La femme n'existe plus, le duo de choc formé par Céline Fuhrer et Jean-Luc Vincent livre ici une magistrale exploration – à la fois palpitante et cathartique – des ressorts du polar. Avec un humour décapant et un plaisir du jeu manifeste, ils mobilisent brillamment tous les codes du genre pour mieux questionner l'absolu concept de vérité. Le jeune comédien Hocine Kadiri, dix-sept ans, a disparu. La dernière personne avec qui il a été aperçu est le metteur en scène à succès Antoine Morceux, bientôt considéré comme le suspect numéro un. Au fil d'une enquête riche en rebondissements, les masques tombent. Arcanes et faux-semblants du petit monde de la culture apparaissent au grand jour...

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Affiche de Ce qu'il faudra laisser aux anges

Ce qu'il faudra laisser aux anges

Théâtre Montmartre Galabru
À la lisière entre la mort et la vie errent les anges. Êtres éthérés, sans émotion ni souffrance, ils sont les gardiens éternels de la vie des hommes. Inlassablement, ils observent chaque souffle, chaque frémissement, chaque joie, chaque peine. Notre intimité leur apparaît pleinement, parfois crue ou ridicule, et pourtant toujours sacrée. Devant leurs yeux les scènes de vie s'enchaînent... Fascinés par ce qui fait l'essence même de notre humanité, ils collectionnent des fragments épars d'existence. Comme pour enfin comprendre le mystère, enfin toucher du doigt ce qui fait que, depuis toujours, les dieux envient les hommes.

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Rien à l’affiche ici pour l’instant… mais ça arrive vite 👀