Réflexion à Seine-Saint-Denis (93)
Les promos du moment
Aux noms du foot
Le Colombier
Eric a sept ans. Nous sommes en 1976. Un jour, un exemplaire de l'hebdomadaire " France-football " lui arrive entre les mains. Comment ? Par qui ? Il ne s'en rappellera jamais. Peu importe. Pas de matchs à la télévision. Pas d'Internet. Sa mémoire, à partir de ce jour accumule des noms, semaine après semaine. Des noms de joueurs, d'équipes, de clubs, de stades, de villes, de quartiers, mais aussi des chiffres, des expressions... En lisant chaque mardi France-football de la première à la dernière ligne, il découvre le football par l'écrit et l'écrit par le football. À travers le football, le monde entier lui apparaît. C'est cette pathologie obsessionnelle et vertigineuse, ses conséquences sur ce qui l'a constitué, qu'il vient raconter et partager avec le public. "Dès que j'ai été en âge de lire, j'ai lu France-football. De la première à la dernière ligne. Tous les mardis. À 7 ans, je pouvais réciter par coeur toutes les compositions des équipes de division 1, avant d'assimiler celles de division 2 et de division 3. Des joueurs que je n'avais jamais vus jouer pour 98 % d'entre eux et que j'identifiais uniquement par leurs patronymes. Ces noms, je les notais sur des fiches en papier où je complétais, chaque semaine, pour chaque joueur, le résultat du match joué et le nombre de buts marqués. Le genre de fiches qui se trouvent aujourd'hui en deux clics sur le web. Cette pathologie obsessionnelle m'a longtemps semblé absurde, inutile et incompréhensible, jusqu'au jour où Majida Ghomari , ma compagne de vie et de scène, m'a convaincu d'en faire un objet théâtral. Avec "Aux noms du foot", je veux concilier des continents à priori peu conciliables comme le football et le théâtre. Il existe des passerelles entre les deux : ils peuvent réunir hommes et femmes, jeunes et vieux, aficionados et profanes, de toute nationalité, pour un moment de partage autour d'un objet à la dramaturgie incertaine. Au football comme au théâtre, on ne sait jamais ce qui va se passer dans la minute à venir." - Fabrice Clément -
-31%
dès 11,95€
Paradoxe
Théâtre de la Commune - Centre Dramatique National d'Aubervilliers
Paradoxe, créé par Florence Janas et Guillaume Vincent, est un spectacle qui explore le deuil à travers une forme libre toute aussi drôle que dramatique, mêlant réalité et fiction, où les deux interprètes rejouent, déplacent et réinventent la perte, notamment celle de la figure maternelle. Et si l'on pouvait apprivoiser le deuil ? Le répéter, le déplacer, le rejouer. Paradoxe est une traversée du deuil, oui, mais une traversée joyeusement décalée. À partir de souvenirs intimes et de récits imaginés, Guillaume Vincent et Florence Janas partagent leurs expériences de la perte, et notamment la perte de la figure maternelle. Sur scène, le metteur en scène et la comédienne incarnent tour à tour les figures aimées, celles qui glissent lentement vers la mort, celles sur qui se projettent nos angoisses, les mères, les frères, les amants... Avec la gravité légère des enfants qui jouent à faire semblant, ils forment un duo à la fois clownesque et hanté, traversé par la mémoire de celles et ceux qui s'effacent. Tout commence par un deuil, mais très vite, la fiction prend le dessus. Les récits se croisent, les anecdotes s'entrechoquent, de nouvelles histoires surgissent, révélant la complexité des liens familiaux. D'une plume vive et mordante, iels font jaillir des drames du quotidien une fresque humaine aussi drôle qu'émouvante. Dans cette forme libre, où la narration se construit par glissements, Paradoxe déjoue l'intime par la fiction, le tragique par le rire, et célèbre, avant tout, le théâtre comme un espace de toutes les jubilations.
-18%
dès 22€
Médée/s | Louise Vignaud
Avec célébrité
Théâtre de la Commune - Centre Dramatique National d'Aubervilliers
Louise Vignaud aime se saisir des grandes figures tragiques pour les confronter à notre présent. Avec Médée/s, elle explore l'infanticide à travers la figure de Médée et les réalités intimes, sociales et politiques qu'elle continue de révéler. Comme un puzzle qui se recompose peu à peu, le récit avance par fragments, dans une langue morcelée où les mots tentent de saisir l'indicible. Actrice, chanteuse et performeuse, Rachida Brakni porte la voix d'une mère au bord du gouffre. Son récit dialogue avec celui de la Médée d'Euripide, mais aussi avec les paroles d'un avocat et d'un psychiatre inspirées du documentaire Mères à perpétuité (2024) de Sofia Fischer. Comment une mère en arrive-t-elle à envisager l'impensable ? Le spectacle décortique cette question à travers les mots, leurs failles et leurs silences. Au plateau, la violoncelliste Orane Duclos accompagne cette traversée sensible de ses compositions musicales, tandis que le dessin ouvre des échappées mentales. Entre mythe antique et expérience contemporaine, Médée/s interroge notre regard sur la maternité, la culpabilité et la possibilité, par la parole, de reprendre pied dans le monde.
-18%
dès 22€
Comment échapper à la tristesse et trouver de la légèreté là où on ne l'attend pas ?
Théâtre de la Commune - Centre Dramatique National d'Aubervilliers
Pourquoi pense-t-on à autre chose ? Comment choisir sa direction quand on n'a pas de destination précise ? Dans cette conférence-performance joyeusement érudite, Victor Pouchet livre ses astuces pour échapper au malheur et trouver de la légèreté là où on ne l'attend pas. En 1 heure et 4 minutes, par le biais d'images, de vidéos, d'histoires inattendues et de digressions, le poète et romancier répondra aux questions, petites ou grandes, que nous nous posons tous. Comment être content quand tout va mal ? Quel est le juste prix d'une Renault 21 ? De quelle étincelle naissent les romans ? Quel est le premier musée de l'histoire du monde ? Peut-on trouver de la poésie sur les aires d'autoroute, et où sont les dragons ? Mises toutes ensemble dans un grand récit et bien secouées, les réponses à ces questions dessinent les contours de cette théorie de la grande diversion, qui s'apparente à un manuel philosophique de survie en terrain hostile. En scène, une pensée qui bifurque, digresse, transforme la futilité en terrain d'aventure et nous montre que penser à autre chose est peut-être la manière la plus sérieuse de tenir debout.
-18%
dès 22€
Les Enivrés
Théâtre de la Commune - Centre Dramatique National d'Aubervilliers
Les Enivrés d'Ivan Viripaev est une pièce-monde, racontant notre monde le temps d'une nuit blanche, chavirée par l'alcool, l'amour, la fête.... Quatorze personnages désorientés se croisent, se percutent, se disputent, s'aiment dans des restaurants végétariens, des salles des fêtes abandonnées, des boîtes de nuit... Ils y étaient entrés devancés par leurs identités sociales (directeur de festival, banquier, prostituée, étudiants...). Mais voilà l'ivresse. Et la conscience dessanglée par la nuit prend des routes inédites pour penser l'amour, la mort, le sens de la vie, la vérité, Dieu... La houle de la nuit déforme les dialogues et les transfigure peu à peu. Chaque séquence fait surgir une intrigue et une méditation inédite. Frédéric Bélier Garcia connaît bien la langue insolente, les divagations à la fois grotesques et métaphysiques de Viripaev pour avoir déjà mis en scène Les guêpes de l'été nous piquent encore en novembre. Ici, des balbutiements de femmes et hommes ivres émerge une voix lumineuse sur la condition humaine et le sourire fou de notre monde. Huit scènes captent ces instants de vie, pris à notre danse quotidienne autour du gouffre.
-18%
dès 22€
BPM
Théâtre de la Commune - Centre Dramatique National d'Aubervilliers
Après la peur avec Nathalie Béasse la saison dernière, la Collection vivante pour la jeunesse s'augmente d'une nouvelle émotion cette année avec l'amour. Pour ce chapitre 2, La Commune invite Juliette Navis à explorer son travail autour de l'adolescence, en questionnant ce qu'aimer veut dire aujourd'hui. Trois jeunes danseurs et un batteur investissent l'espace pour y répondre. L'amour à l'adolescence. Juliette Navis continue son exploration des relations amoureuses après sa pièce Pedro, présentée l'année dernière. Accompagnée par son complice, le chorégraphe Romain Guion, elle s'appuie sur l'ouvrage Les Choses sérieuses de la sociologue Isabelle Clair. Cette enquête, menée pendant vingt ans sur différents terrains et interrogeant le sujet des amours adolescentes, constitue une partie de la matière sonore que l'on entend. Elle est la source qui déclenche les récits et la gestuelle des trois danseurs. Pour cette création, Juliette Navis pousse sa recherche du mouvement pour donner corps à ce qui s'apprivoise et se rencontre. Dans la lignée de sa mise en scène Le chant d'ivresse (2025) pour le programme Adolescences et territoire(s), la vie intime et ses questionnements, pris sur le vif, viennent frapper le plateau : comment construit-on son rapport à soi et son rapport aux autres dans une société aux règles implicites ?
-33%
dès 10,95€
Le Cafard des Renards
Théâtre de la Commune - Centre Dramatique National d'Aubervilliers
Pour le deuxième spectacle qu'ils créent ensemble, Marie Dompnier et Jan Peters placent leur histoire dans une forêt étrange et, dévissant les clichés, s'amusent à inverser les attendus des discours féminin et masculin. Arrimé à ce décalage, Le cafard des Renard nous fait, l'air de rien, visiter la question universelle de " l'utopie amoureuse " et ce qu'elle peut faire traverser, jamais à court d'imagination, aux drôles d'animaux que nous sommes, quels que soient notre genre et notre âge. Loïs et Ivan Renard se disputent dans leur voiture. Aux prises avec leur amour vacillant, ils se déchirent et finissent par provoquer un carambolage au moment de passer sur un viaduc de l'autoroute A89. Une gigantesque boule de feu éclate et une petite voiture plonge dans le vide et disparaît dans la forêt. Comment aimons-nous alors que le monde semble s'effondrer ? Marie Dompnier et Jan Peters déplacent les rôles et leurs personnages pour disséquer avec humour les injonctions sociales que nous subissons toutes et tous face à l'amour. Un amoureux amnésique, un jeune démon androgyne, Docteur Jane Goodall, un dandy fauché et une femme post-historique... Voici quelques-uns de celles et ceux qui peupleront la forêt mystérieuse où se déroule la pièce, lieu propice aux égarements et de ce fait idéal pour visiter la question de l'utopie amoureuse et, plus largement, aller toucher du doigt par des détours joyeux les utopies dont nous avons besoin pour vivre ensemble.
-33%
dès 10,95€