Avis et critiques : Après-midi, Piscine
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3 avis
Fabuleuse performance de Bernard Bloch. Il vit 7 récits de Kafka. Je ne connaissais pas ces textes mais ce n est pas gênant pour en profiter. Ma préférée est clairement la dernière.
Un vrai conteur , passionné et investi mais je ne suis pas rentrée dans l'univers de Kafka que je découvrais Pour les amateurs vous allez vous régaler
Après-midi, Piscine est un seul-en-scène qui nous fait découvrir plusieurs petites histoires de Kafka. Le spectacle restitue avec justesse l’atmosphère si particulière de l’auteur et constitue une découverte intéressante. Toutes les nouvelles ne présentent toutefois pas le même intérêt et l’ensemble peut sembler inégal. La mise en scène et l’interprétation de l’artiste permettent néanmoins de passer un bon moment de théâtre et de découverte.
5 critiques
Pas de doute : nous sommes dans une sorte de cabaret. Au noir des thèmes de Kafka, Bloch oppose lumière et couleurs. Il a été chercher dans ses textes, sept petites merveilles de délicatesse et d’humour, de quoi rendre notre rapport au monde beaucoup plus riche et complexe qu’il n’y paraît.
Quel agréable et surprenant moment ! Seul en scène, Bernard Bloch interprète magistralement les figures masculines de ces sept récits avec un allant chaleureux et une drôlerie contagieuse. Un rendez-vous d'une intelligente légèreté qui éclaire merveilleusement l'esprit satirique de Kafka
Entre le rire et l’émotion, l’acteur, voix de velours et humour au rasoir, nous fait sentir l’attention de l’auteur à la vie des gens et sa capacité d’amour. Non, pas d’empathie ou de vilain mot de ce genre : l’écrivain Kafka, par la voix de Bernard Bloch, aime les gens.
Si Kafka ne se laisse pas comprendre, alors il faut le laisser nous comprendre. C'est ici que Bernard Bloch accomplit un travail proprement miraculeux. C’est que sa voix, ses yeux, ses gestes recèlent toutes les émotions, chacune saisissante, leur réunion bouleversante.
Bernard Bloch a conçu et joue ici en solo un spectacle dans lequel il distille, savamment, sept courts récits de Kafka. Le plaisir de l’esprit est constant et Bloch s’avoue de la sorte comme un lointain frère puîné de Franz Kafka, il se met dans sa peau, habite son âme, nous la livre palpitante.