Théâtre contemporain à Seine-Saint-Denis (93)

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Affiche de Ordre du jour

Ordre du jour

Le Colombier
Bastien et Chloé, journalistes en début de carrière, travaillent pour une émission qui a fait de la provocation son fonds de commerce. La pression professionnelle est forte, l'attraction entre les deux jeunes journalistes, impérieuse. Leur histoire les embarque, le tempo s'emballe, s'accélère, écrase au passage les désaccords. Le parti-pris de l'écriture est d'insérer le couple dans le coeur battant de la société et de les suivre de réunion en réunion : travail, copropriété, famille, mairie, récupération de points. À l'ordre du jour : Bastien et ses principes, Chloé et ses projets. Questions diverses : concessions, résistances, aveuglements et prises de conscience. Quatre comédiens et comédiennes endossent des costumes différents pour chaque scène. Au-delà de l'histoire d'amour entre Bastien et Chloé, l'objet principal d'Ordre du jour est la parole : sa captation, sa circulation, sa manipulation, son impact ou son absence totale d'impact. Qui prend le pouvoir ? Qui parle ? Est-ce que chaque personne en présence a eu l'occasion de s'exprimer ? À travers Bastien et Chloé, le public voit en temps réel l'un se taire quand il faudrait parler, l'autre pactiser quand il faudrait rompre. Agnès Marietta a rencontré Julien Gallix alors qu'il était apprenti au Studio/Esca d'Asnières et qu'elle donnait un stage d'écriture dans le cadre de l'école. L'un et l'autre ont pour projet de faire un théâtre de dialogues, de situations comme un miroir tendu au public, grossissant les travers et les contradictions de la société dans laquelle on vit. Lieu de vérités et de mensonges, de dissimulations et de révélations, le plateau célèbre l'extraordinaire de la vie ordinaire.

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Affiche de Les fleurs d'un malentendu

Les fleurs d'un malentendu

Le Colombier
Le 20 août 1857 s'ouvre le procès des Fleurs du Mal qui condamne pour offense à la morale publique son auteur, Charles Baudelaire, à une lourde amende et à la suppression de 6 poèmes de son recueil. Pour le poète, profondément blessé, cela n'est qu'un malentendu. La pièce Les Fleurs d'un Malentendu s'empare de façon décalée de cette histoire pour rejouer sur scène par tableaux et avec un rythme effréné la vie de Charles Baudelaire, ainsi que la naissance de son oeuvre magistrale Les Fleurs du Mal et le procès qui l'a condamnée. À la fin de sa vie, Baudelaire séjourne en maison de santé. Atteint d'aphasie et de troubles mentaux, il est assailli par ses obsessions. Cette chambre d'hôpital constitue notre point de départ. La nuit et le silence sont le berceau propice aux hallucinations, à la venue des fantômes. La chambre obscure se transforme, se peuple de mirages, de présences. Au seuil de sa mort, toute sa vie défile. C'est le grand bal qui convoque les figures du passé. La réalité bascule alors. Le théâtre remplit sa fonction quasi-rituelle et sacrée, tordant le cou au temps irréversible.

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Affiche de Cuir noir coeur queer

Cuir noir coeur queer

Le Colombier
Très tôt, Massandje a développé des stratégies d'ajustement : gestes, voix, vêtements, coiffures... Ces éléments sont devenus des outils d'expression autant que de camouflage. Ils constituent aujourd'hui la matière première de son travail. Les cheveux occupent une place centrale dans cette écriture. Ils sont à la fois mémoire, matière et langage. Ils prolongent le corps et deviennent un espace de narration autonome. Oxygènes, son alter ego, émerge de cet espace de tension. Massandje incarne un déplacement : la possibilité d'exister autrement, en dehors des assignations fixes, en dehors des formes attendues. Massandje ouvre un espace de fiction où l'on peut expérimenter d'autres manières d'être. Le son est un autre pilier de la pièce. Massandje travaille à partir d'esthétique techno, house et afro-diasporiques, pensées comme des musiques de résistance et de transformation. Le son agit comme une pulsation qui structure le plateau et accompagne les gestes. Sa pratique repose sur l'écriture au plateau et l'improvisation. Le spectacle se construit dans le mouvement et reste ouvert à chaque représentation, dans un dialogue avec l'instant. Le langage est travaillé comme une matière sonore : Massandje le fragmente, le répète, le déplace. Il devient une extension du corps en jeu. Sur scène, certains éléments matériels tels que cheveux, fils, matières, deviennent partenaires de jeu. Ils prolongent le corps et participent à la construction d'un espace vivant, entre mémoire, fiction et réinvention.

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Affiche de Aux noms du foot

Aux noms du foot

Le Colombier
Eric a sept ans. Nous sommes en 1976. Un jour, un exemplaire de l'hebdomadaire " France-football " lui arrive entre les mains. Comment ? Par qui ? Il ne s'en rappellera jamais. Peu importe. Pas de matchs à la télévision. Pas d'Internet. Sa mémoire, à partir de ce jour accumule des noms, semaine après semaine. Des noms de joueurs, d'équipes, de clubs, de stades, de villes, de quartiers, mais aussi des chiffres, des expressions... En lisant chaque mardi France-football de la première à la dernière ligne, il découvre le football par l'écrit et l'écrit par le football. À travers le football, le monde entier lui apparaît. C'est cette pathologie obsessionnelle et vertigineuse, ses conséquences sur ce qui l'a constitué, qu'il vient raconter et partager avec le public. "Dès que j'ai été en âge de lire, j'ai lu France-football. De la première à la dernière ligne. Tous les mardis. À 7 ans, je pouvais réciter par coeur toutes les compositions des équipes de division 1, avant d'assimiler celles de division 2 et de division 3. Des joueurs que je n'avais jamais vus jouer pour 98 % d'entre eux et que j'identifiais uniquement par leurs patronymes. Ces noms, je les notais sur des fiches en papier où je complétais, chaque semaine, pour chaque joueur, le résultat du match joué et le nombre de buts marqués. Le genre de fiches qui se trouvent aujourd'hui en deux clics sur le web. Cette pathologie obsessionnelle m'a longtemps semblé absurde, inutile et incompréhensible, jusqu'au jour où Majida Ghomari , ma compagne de vie et de scène, m'a convaincu d'en faire un objet théâtral. Avec "Aux noms du foot", je veux concilier des continents à priori peu conciliables comme le football et le théâtre. Il existe des passerelles entre les deux : ils peuvent réunir hommes et femmes, jeunes et vieux, aficionados et profanes, de toute nationalité, pour un moment de partage autour d'un objet à la dramaturgie incertaine. Au football comme au théâtre, on ne sait jamais ce qui va se passer dans la minute à venir." - Fabrice Clément -

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Affiche de Miss griff mess' pour les nuages et les malades mentaux

Miss griff mess' pour les nuages et les malades mentaux

Le Colombier
En face des spectateurs, Miss Griff n'a qu'un prie-dieu en place de chaire ; et c'est pour la "poignée de monde qui doit arrêter la marche du monde" qu'il lui vient d'inventer une liturgie de sa veine – sauf que cela s'avère périlleux : D'une part, elle craint que l'assemblée en face d'elle soit pour majorité composée de mécréants de toute confession, auxquels se rajoute le mal croyant de toute conviction. Sans compter ceux qu'elle pressent "par trop privés d'accès au minimum symbolique, fermé à toute métaphysique". D'autre part, difficile de célébrer la bonne nouvelle d'une rédemption espérée de plus haut – non pas qu'il n'y aurait pas de haut – mais depuis que les hommes sont devenus capables de détruire la création. Et comme si cela ne suffisait pas : voici que l'homme qu'elle aime – dont le cerveau déraille et la vie se déglingue – qui la poursuit et hante les coulisses de ce cérémonial. Et lui, il dit : "Je suis possédé du diable". Pour lui – un de ces hommes sacrifiés par la conjoncture – on attend plutôt la venue des ambulances. Écartelée entre ce qui tourmente sa vie intime et son obligation publique, la Miss risque fort de déraper. Il semblerait que la scène devienne un piège – mais comme l'existence – où elle a "involontairement décidé" de tomber. "Dieu merci", entre elle et les spectateurs, il y a un très providentiel médiateur : Pierre, le régisseur, qui s'occupe à même la scène de recadrer comme d'éclairer tous ses débordements et étranges métamorphoses physiques. Dès lors, faisant appel à la grâce autant qu'au forceps, c'est à travers le récit d'une "Passion", dans tous les sens du terme, que les deux en viendront à transmuter en "rituel" une interpellation qui relève d'un effort pour penser au-delà du pensable. Pour le cas où il y aurait une autre "Bonne Nouvelle" : Parce qu'il a dit "Je suis l'obscurité du monde". Et qu'il semble à la Miss, "en le voyant qui sombre, qu'en lui s'est justement retranchée la lumière". Alors "à Temps Extraordinaires", Mess' Extraordinaire. Spécialiste de se prendre les pieds dans tous les " rituels " de prise de parole, la Miss les bouleverse tous, mais en même temps les interroge et fait valoir leurs fondements. En premier lieu c'est la convention théâtrale que Miss Griff bouscule tout en s'en servant. Mais ici en l'occurrence, et tandis que chacune des parties (rigoureusement suivies) de sa Mess' peut "partir en cacahuètes", c'est aussi le plus "théâtral" des rituels religieux qu'on connaisse qu'elle offre à reconsidération, puisqu'ici c'est précisément sur un "drame" – de taille gigantesque – que s'appuie et se déroule toute sa construction. Si ses dérapages prêtent à sourire ou a contrario à grincer, on souhaite ici avant tout qu'ils prêtent à "penser".

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Affiche de Honor

Honor

Avec célébrité
Théâtre de la Commune - Centre Dramatique National d'Aubervilliers
Dans un esprit joueur et curieux, la plasticienne Suzanne Bocanegra, s'amuse à tirer les fils du thème de l'honneur. En s'appuyant sur l'imagerie et les évocations de l'une des plus anciennes et imposantes tapisseries conservées au Metropolitan Museum de New York, l'actrice Lili Taylor attire notre attention, images à l'appui, sur d'infinis détails et détours. Jusqu'où l'honneur mène-t-il ? Honor est le nom de l'une des plus grandes tapisseries du Metropolitan Museum of Art de New York. Datant du XVIe siècle, elle représente soixante-neuf figures historiques et allégoriques comme Pénélope, Judith ou Constantin. Dans un diaporama-conférence, la plasticienne Suzanne Bocanegra mêle avec malice anecdotes personnelles et grande histoire en explorant les thèmes que la tapisserie soulève. Seulement, sur scène, en pleine lumière, ce n'est pas l'artiste que nous voyons (elle est assise dans la pénombre sur le côté de la scène), mais l'actrice Lili Taylor qui retranscrit ce qu'elle entend dans son oreillette et qui fait défiler les diapositives. Cette méthode de jeu permet à Suzanne Bocanegra de tisser les fils infinis de notre regard en mettant à distance ses propres émotions.

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dès 16,50€

Affiche de Les Enivrés

Les Enivrés

Théâtre de la Commune - Centre Dramatique National d'Aubervilliers
Les Enivrés d'Ivan Viripaev est une pièce-monde, racontant notre monde le temps d'une nuit blanche, chavirée par l'alcool, l'amour, la fête.... Quatorze personnages désorientés se croisent, se percutent, se disputent, s'aiment dans des restaurants végétariens, des salles des fêtes abandonnées, des boîtes de nuit... Ils y étaient entrés devancés par leurs identités sociales (directeur de festival, banquier, prostituée, étudiants...). Mais voilà l'ivresse. Et la conscience dessanglée par la nuit prend des routes inédites pour penser l'amour, la mort, le sens de la vie, la vérité, Dieu... La houle de la nuit déforme les dialogues et les transfigure peu à peu. Chaque séquence fait surgir une intrigue et une méditation inédite. Frédéric Bélier Garcia connaît bien la langue insolente, les divagations à la fois grotesques et métaphysiques de Viripaev pour avoir déjà mis en scène Les guêpes de l'été nous piquent encore en novembre. Ici, des balbutiements de femmes et hommes ivres émerge une voix lumineuse sur la condition humaine et le sourire fou de notre monde. Huit scènes captent ces instants de vie, pris à notre danse quotidienne autour du gouffre.

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dès 22€

Affiche de BPM

BPM

Théâtre de la Commune - Centre Dramatique National d'Aubervilliers
Après la peur avec Nathalie Béasse la saison dernière, la Collection vivante pour la jeunesse s'augmente d'une nouvelle émotion cette année avec l'amour. Pour ce chapitre 2, La Commune invite Juliette Navis à explorer son travail autour de l'adolescence, en questionnant ce qu'aimer veut dire aujourd'hui. Trois jeunes danseurs et un batteur investissent l'espace pour y répondre. L'amour à l'adolescence. Juliette Navis continue son exploration des relations amoureuses après sa pièce Pedro, présentée l'année dernière. Accompagnée par son complice, le chorégraphe Romain Guion, elle s'appuie sur l'ouvrage Les Choses sérieuses de la sociologue Isabelle Clair. Cette enquête, menée pendant vingt ans sur différents terrains et interrogeant le sujet des amours adolescentes, constitue une partie de la matière sonore que l'on entend. Elle est la source qui déclenche les récits et la gestuelle des trois danseurs. Pour cette création, Juliette Navis pousse sa recherche du mouvement pour donner corps à ce qui s'apprivoise et se rencontre. Dans la lignée de sa mise en scène Le chant d'ivresse (2025) pour le programme Adolescences et territoire(s), la vie intime et ses questionnements, pris sur le vif, viennent frapper le plateau : comment construit-on son rapport à soi et son rapport aux autres dans une société aux règles implicites ?

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dès 10,95€

Affiche de Le Cafard des Renards

Le Cafard des Renards

Théâtre de la Commune - Centre Dramatique National d'Aubervilliers
Pour le deuxième spectacle qu'ils créent ensemble, Marie Dompnier et Jan Peters placent leur histoire dans une forêt étrange et, dévissant les clichés, s'amusent à inverser les attendus des discours féminin et masculin. Arrimé à ce décalage, Le cafard des Renard nous fait, l'air de rien, visiter la question universelle de " l'utopie amoureuse " et ce qu'elle peut faire traverser, jamais à court d'imagination, aux drôles d'animaux que nous sommes, quels que soient notre genre et notre âge. Loïs et Ivan Renard se disputent dans leur voiture. Aux prises avec leur amour vacillant, ils se déchirent et finissent par provoquer un carambolage au moment de passer sur un viaduc de l'autoroute A89. Une gigantesque boule de feu éclate et une petite voiture plonge dans le vide et disparaît dans la forêt. Comment aimons-nous alors que le monde semble s'effondrer ? Marie Dompnier et Jan Peters déplacent les rôles et leurs personnages pour disséquer avec humour les injonctions sociales que nous subissons toutes et tous face à l'amour. Un amoureux amnésique, un jeune démon androgyne, Docteur Jane Goodall, un dandy fauché et une femme post-historique... Voici quelques-uns de celles et ceux qui peupleront la forêt mystérieuse où se déroule la pièce, lieu propice aux égarements et de ce fait idéal pour visiter la question de l'utopie amoureuse et, plus largement, aller toucher du doigt par des détours joyeux les utopies dont nous avons besoin pour vivre ensemble.

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Affiche de Paradoxe

Paradoxe

Théâtre de la Commune - Centre Dramatique National d'Aubervilliers
Paradoxe, créé par Florence Janas et Guillaume Vincent, est un spectacle qui explore le deuil à travers une forme libre toute aussi drôle que dramatique, mêlant réalité et fiction, où les deux interprètes rejouent, déplacent et réinventent la perte, notamment celle de la figure maternelle. Et si l'on pouvait apprivoiser le deuil ? Le répéter, le déplacer, le rejouer. Paradoxe est une traversée du deuil, oui, mais une traversée joyeusement décalée. À partir de souvenirs intimes et de récits imaginés, Guillaume Vincent et Florence Janas partagent leurs expériences de la perte, et notamment la perte de la figure maternelle. Sur scène, le metteur en scène et la comédienne incarnent tour à tour les figures aimées, celles qui glissent lentement vers la mort, celles sur qui se projettent nos angoisses, les mères, les frères, les amants... Avec la gravité légère des enfants qui jouent à faire semblant, ils forment un duo à la fois clownesque et hanté, traversé par la mémoire de celles et ceux qui s'effacent. Tout commence par un deuil, mais très vite, la fiction prend le dessus. Les récits se croisent, les anecdotes s'entrechoquent, de nouvelles histoires surgissent, révélant la complexité des liens familiaux. D'une plume vive et mordante, iels font jaillir des drames du quotidien une fresque humaine aussi drôle qu'émouvante. Dans cette forme libre, où la narration se construit par glissements, Paradoxe déjoue l'intime par la fiction, le tragique par le rire, et célèbre, avant tout, le théâtre comme un espace de toutes les jubilations.

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Affiche de En attendant Oum Kalthoum

En attendant Oum Kalthoum

Théâtre de la Commune - Centre Dramatique National d'Aubervilliers
Suivant une forme théâtrale qui lui est propre depuis déjà deux créations, Hatice Özer entremêle concert et récit pour déployer les principes performatifs de l'orchestre de musique savante arabe. La metteuse en scène, accompagnée de sept musiciens et d'un choeur, nous plonge dans l'une des plus longues et plus belles chansons d'Oum Kalthoum. Celle que l'on appelle " Al Sitt " (" La Dame " en arabe) a marqué l'enfance de Hatice Özer et toute la Méditerranée. La jeune metteuse en scène n'était pas née en 1967 pour assister aux concerts donnés à l'Olympia par la légende égyptienne. Avec En attendant Oum Kalthoum, elle rattrape le temps et le tarab (l'émotion musicale) La comédienne raconte et analyse les effets que pouvait provoquer un concert de la star. On entre dans les sonorités de la longue chanson d'amour " Alf Leila wa Leil " (" Mille et une nuits ") souvent interprétée par " La Dame ". Avec sept instrumentistes dont une joueuse de qanûn (de la famille des cithares sur table), elle décortique les principes musicaux de cette immense tapisserie sonore. Cassant les codes du théâtre pour reprendre ceux des concerts de la chanteuse mythique, un choeur amateur se glisse parmi le public pour réagir avec ce qu'il se passe sur scène. Oum Kalthoum arrivera-t-elle ? En français, arabe égyptien, turc et anglais. Surtitrage en français.

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Affiche de Médée/s | Louise Vignaud

Médée/s | Louise Vignaud

Avec célébrité
Théâtre de la Commune - Centre Dramatique National d'Aubervilliers
Louise Vignaud aime se saisir des grandes figures tragiques pour les confronter à notre présent. Avec Médée/s, elle explore l'infanticide à travers la figure de Médée et les réalités intimes, sociales et politiques qu'elle continue de révéler. Comme un puzzle qui se recompose peu à peu, le récit avance par fragments, dans une langue morcelée où les mots tentent de saisir l'indicible. Actrice, chanteuse et performeuse, Rachida Brakni porte la voix d'une mère au bord du gouffre. Son récit dialogue avec celui de la Médée d'Euripide, mais aussi avec les paroles d'un avocat et d'un psychiatre inspirées du documentaire Mères à perpétuité (2024) de Sofia Fischer. Comment une mère en arrive-t-elle à envisager l'impensable ? Le spectacle décortique cette question à travers les mots, leurs failles et leurs silences. Au plateau, la violoncelliste Orane Duclos accompagne cette traversée sensible de ses compositions musicales, tandis que le dessin ouvre des échappées mentales. Entre mythe antique et expérience contemporaine, Médée/s interroge notre regard sur la maternité, la culpabilité et la possibilité, par la parole, de reprendre pied dans le monde.

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Affiche de Comment échapper à la tristesse et trouver de la légèreté là où on ne l'attend pas ?

Comment échapper à la tristesse et trouver de la légèreté là où on ne l'attend pas ?

Théâtre de la Commune - Centre Dramatique National d'Aubervilliers
Pourquoi pense-t-on à autre chose ? Comment choisir sa direction quand on n'a pas de destination précise ? Dans cette conférence-performance joyeusement érudite, Victor Pouchet livre ses astuces pour échapper au malheur et trouver de la légèreté là où on ne l'attend pas. En 1 heure et 4 minutes, par le biais d'images, de vidéos, d'histoires inattendues et de digressions, le poète et romancier répondra aux questions, petites ou grandes, que nous nous posons tous. Comment être content quand tout va mal ? Quel est le juste prix d'une Renault 21 ? De quelle étincelle naissent les romans ? Quel est le premier musée de l'histoire du monde ? Peut-on trouver de la poésie sur les aires d'autoroute, et où sont les dragons ? Mises toutes ensemble dans un grand récit et bien secouées, les réponses à ces questions dessinent les contours de cette théorie de la grande diversion, qui s'apparente à un manuel philosophique de survie en terrain hostile. En scène, une pensée qui bifurque, digresse, transforme la futilité en terrain d'aventure et nous montre que penser à autre chose est peut-être la manière la plus sérieuse de tenir debout.

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