Théâtre à Seine-Saint-Denis (93)

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Affiche de Depuis mon corps chaud

Depuis mon corps chaud

Le Colombier
"Depuis mon corps chaud", de Gwendoline Soublin est l'aboutissement d'une résidence d'écriture qui a eu lieu pendant l'été et la rentrée 2020 en pleine pandémie de Covid 19 auprès des étudiant.e.s et formatrices de l'Institut de formation de soins infirmiers des hôpitaux universitaires de Strasbourg. Ce texte est un magnifique témoignage et un vibrant hommage à tous les métiers de la santé, infirmiers, ... Confrontés à la fin de vie. Dès le début de la représentation, nous sommes face à celui qui est témoins de sa mort prochaine. Il se délivre de sa vie chaotique, il n'a pas d'identité, il est sans domicile fixe. Il a été découvert inconscient près de l'Hôtel de Ville. En cette nuit d'hiver, il nous livre quelques éclats de vie et nous confie tout ce qu'il souhaite emporter avec lui ; des révoltes, l'injustice, l'amour maladroit d'une mère, le harcèlement d'un entraîneur de football, le premier baiser, l'impasse "nique ta mère", l'héroïne, la picole, les feux de la Saint-Jean, les bras levés de la victoire... Puis, celle qui reste, cette jeune infirmière en formation témoigne à son tour. Elle est de la campagne, elle est arrivée en ville pour intégrer l'institut de formation de soins infirmiers, elle ne connaît la mort qu'à travers celle d'un lièvre dépecé. Et là maintenant elle sait qu'elle va vivre "son premier mort dans le box 8 de cet hôpital..." "Depuis mon corps chaud" est un appel à la fraternité, à la solidarité, à l'altérité. Un texte initiatique de la vie à la mort et de la mort à la vie depuis notre corps chaud. Un appel à la vie.

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Affiche de Ordre du jour

Ordre du jour

Le Colombier
Bastien et Chloé, journalistes en début de carrière, travaillent pour une émission qui a fait de la provocation son fonds de commerce. La pression professionnelle est forte, l'attraction entre les deux jeunes journalistes, impérieuse. Leur histoire les embarque, le tempo s'emballe, s'accélère, écrase au passage les désaccords. Le parti-pris de l'écriture est d'insérer le couple dans le coeur battant de la société et de les suivre de réunion en réunion : travail, copropriété, famille, mairie, récupération de points. À l'ordre du jour : Bastien et ses principes, Chloé et ses projets. Questions diverses : concessions, résistances, aveuglements et prises de conscience. Quatre comédiens et comédiennes endossent des costumes différents pour chaque scène. Au-delà de l'histoire d'amour entre Bastien et Chloé, l'objet principal d'Ordre du jour est la parole : sa captation, sa circulation, sa manipulation, son impact ou son absence totale d'impact. Qui prend le pouvoir ? Qui parle ? Est-ce que chaque personne en présence a eu l'occasion de s'exprimer ? À travers Bastien et Chloé, le public voit en temps réel l'un se taire quand il faudrait parler, l'autre pactiser quand il faudrait rompre. Agnès Marietta a rencontré Julien Gallix alors qu'il était apprenti au Studio/Esca d'Asnières et qu'elle donnait un stage d'écriture dans le cadre de l'école. L'un et l'autre ont pour projet de faire un théâtre de dialogues, de situations comme un miroir tendu au public, grossissant les travers et les contradictions de la société dans laquelle on vit. Lieu de vérités et de mensonges, de dissimulations et de révélations, le plateau célèbre l'extraordinaire de la vie ordinaire.

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Affiche de Les fleurs d'un malentendu

Les fleurs d'un malentendu

Le Colombier
Le 20 août 1857 s'ouvre le procès des Fleurs du Mal qui condamne pour offense à la morale publique son auteur, Charles Baudelaire, à une lourde amende et à la suppression de 6 poèmes de son recueil. Pour le poète, profondément blessé, cela n'est qu'un malentendu. La pièce Les Fleurs d'un Malentendu s'empare de façon décalée de cette histoire pour rejouer sur scène par tableaux et avec un rythme effréné la vie de Charles Baudelaire, ainsi que la naissance de son oeuvre magistrale Les Fleurs du Mal et le procès qui l'a condamnée. À la fin de sa vie, Baudelaire séjourne en maison de santé. Atteint d'aphasie et de troubles mentaux, il est assailli par ses obsessions. Cette chambre d'hôpital constitue notre point de départ. La nuit et le silence sont le berceau propice aux hallucinations, à la venue des fantômes. La chambre obscure se transforme, se peuple de mirages, de présences. Au seuil de sa mort, toute sa vie défile. C'est le grand bal qui convoque les figures du passé. La réalité bascule alors. Le théâtre remplit sa fonction quasi-rituelle et sacrée, tordant le cou au temps irréversible.

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Affiche de Cuir noir coeur queer

Cuir noir coeur queer

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Très tôt, Massandje a développé des stratégies d'ajustement : gestes, voix, vêtements, coiffures... Ces éléments sont devenus des outils d'expression autant que de camouflage. Ils constituent aujourd'hui la matière première de son travail. Les cheveux occupent une place centrale dans cette écriture. Ils sont à la fois mémoire, matière et langage. Ils prolongent le corps et deviennent un espace de narration autonome. Oxygènes, son alter ego, émerge de cet espace de tension. Massandje incarne un déplacement : la possibilité d'exister autrement, en dehors des assignations fixes, en dehors des formes attendues. Massandje ouvre un espace de fiction où l'on peut expérimenter d'autres manières d'être. Le son est un autre pilier de la pièce. Massandje travaille à partir d'esthétique techno, house et afro-diasporiques, pensées comme des musiques de résistance et de transformation. Le son agit comme une pulsation qui structure le plateau et accompagne les gestes. Sa pratique repose sur l'écriture au plateau et l'improvisation. Le spectacle se construit dans le mouvement et reste ouvert à chaque représentation, dans un dialogue avec l'instant. Le langage est travaillé comme une matière sonore : Massandje le fragmente, le répète, le déplace. Il devient une extension du corps en jeu. Sur scène, certains éléments matériels tels que cheveux, fils, matières, deviennent partenaires de jeu. Ils prolongent le corps et participent à la construction d'un espace vivant, entre mémoire, fiction et réinvention.

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Affiche de Aux noms du foot

Aux noms du foot

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Eric a sept ans. Nous sommes en 1976. Un jour, un exemplaire de l'hebdomadaire " France-football " lui arrive entre les mains. Comment ? Par qui ? Il ne s'en rappellera jamais. Peu importe. Pas de matchs à la télévision. Pas d'Internet. Sa mémoire, à partir de ce jour accumule des noms, semaine après semaine. Des noms de joueurs, d'équipes, de clubs, de stades, de villes, de quartiers, mais aussi des chiffres, des expressions... En lisant chaque mardi France-football de la première à la dernière ligne, il découvre le football par l'écrit et l'écrit par le football. À travers le football, le monde entier lui apparaît. C'est cette pathologie obsessionnelle et vertigineuse, ses conséquences sur ce qui l'a constitué, qu'il vient raconter et partager avec le public. "Dès que j'ai été en âge de lire, j'ai lu France-football. De la première à la dernière ligne. Tous les mardis. À 7 ans, je pouvais réciter par coeur toutes les compositions des équipes de division 1, avant d'assimiler celles de division 2 et de division 3. Des joueurs que je n'avais jamais vus jouer pour 98 % d'entre eux et que j'identifiais uniquement par leurs patronymes. Ces noms, je les notais sur des fiches en papier où je complétais, chaque semaine, pour chaque joueur, le résultat du match joué et le nombre de buts marqués. Le genre de fiches qui se trouvent aujourd'hui en deux clics sur le web. Cette pathologie obsessionnelle m'a longtemps semblé absurde, inutile et incompréhensible, jusqu'au jour où Majida Ghomari , ma compagne de vie et de scène, m'a convaincu d'en faire un objet théâtral. Avec "Aux noms du foot", je veux concilier des continents à priori peu conciliables comme le football et le théâtre. Il existe des passerelles entre les deux : ils peuvent réunir hommes et femmes, jeunes et vieux, aficionados et profanes, de toute nationalité, pour un moment de partage autour d'un objet à la dramaturgie incertaine. Au football comme au théâtre, on ne sait jamais ce qui va se passer dans la minute à venir." - Fabrice Clément -

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Affiche de Noé Lovie dans Le chevalier aux mille visages

Noé Lovie dans Le chevalier aux mille visages

Le Colombier
Dans un moyen-âge fantastique où les objets prennent vie et les animaux parlent, un jeune homme est visité par un ange qui l'envoie au-devant d'une aventure initiatique : devenir chevalier. Il se rend au Château-fort, mais la tâche s'avère plus complexe que prévue. Il est mis sur la voie par un Bouffon ambigu, qui le moque autant qu'il le guide. Les épreuves s'accumulent, l'obligeant à chercher de l'aide chez les spectateurs, qui, au fur et à mesure, se joignent à sa quête. Finalement, alors qu'il est sur le point d'abandonner, écrasé par l'adversité et terrifié par son double maléfique, sa véritable force lui est révélée : celle du collectif. Le point de départ du spectacle est l'envie de construire, en direct, au présent, un récit commun entre un artiste au plateau et des spectateurs majoritairement enfants. La recherche s'est amorcée lors d'ateliers et de résidences en école maternelle et primaire autour d'un enjeu, celui de mettre en scène une expérience sensible et immersive : en jouant non seulement "pour" mais aussi "avec" les plus jeunes, tout en tenant les promesses d'une épopée théâtrale qui les embarque et leur propose des clés pour oser grandir et affronter leurs peurs. Un seul en scène empruntant aux codes du clown bouffon et du mime cartoon, racontant le parcours initiatique d'un aspirant chevalier jusqu'à sa victoire finale contre un double maléfique. Si son point de départ est d'imaginer qu'un chevalier est un être solitaire et tout-puissant, il comprendra au fil de ses rencontres qu'il devra accepter l'aide des autres et collaborer pour parvenir au terme de son initiation.

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Affiche de Les 3 sorcières

Les 3 sorcières

Aktéon Théâtre Montreuil
... Comment se les procurer ?... Mais oui c'est Halloween... Les maisons sont pleines de friandises pour les enfants... Il suffit d'aller les chercher... Et les enfants ?... Heureusement que Tonton François arrive!
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Affiche de Léo le petit robot et la maison des émotions

Léo le petit robot et la maison des émotions

Aktéon Théâtre Montreuil
Léo est un petit robot rigolo. Mais aujourd'hui Léo en a gros. Il a perdu ses amies les émotions qui se sont cachées dans la maison. Une seule solution : partir à l'aventure pour les retrouver ! Des marionnettes attachantes et un décor coloré, plein de textures, inspiré de la pédagogie Montessori. Un voyage ludique et interactif pour découvrir tout en douceur la joie, la tristesse, la colère et la peur.
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Affiche de Léa et le voilier des rêves

Léa et le voilier des rêves

Aktéon Théâtre Montreuil
Ce soir, Léa n'a pas envie de dormir. Ses pensées tournent, son imagination déborde et le sommeil semble bien loin. Mais lorsque la nuit s'installe, une aventure extraordinaire commence... Guidée par un mystérieux voilier, Léa part pour un voyage rempli de découvertes, de chansons et de rencontres étonnantes. Au fil de son chemin, elle apprend à écouter, à ressentir, à s'apaiser et à se laisser porter doucement vers le sommeil. Entre moments de douceur, jeux participatifs et émerveillement, les enfants embarquent eux aussi dans cette aventure sensorielle et musicale, où l'imaginaire devient un véritable compagnon de voyage. Un spectacle tendre et poétique qui transforme l'heure du coucher en une belle aventure à partager.
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10/10 (1 avis)

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Affiche de Miss griff mess' pour les nuages et les malades mentaux

Miss griff mess' pour les nuages et les malades mentaux

Le Colombier
En face des spectateurs, Miss Griff n'a qu'un prie-dieu en place de chaire ; et c'est pour la "poignée de monde qui doit arrêter la marche du monde" qu'il lui vient d'inventer une liturgie de sa veine – sauf que cela s'avère périlleux : D'une part, elle craint que l'assemblée en face d'elle soit pour majorité composée de mécréants de toute confession, auxquels se rajoute le mal croyant de toute conviction. Sans compter ceux qu'elle pressent "par trop privés d'accès au minimum symbolique, fermé à toute métaphysique". D'autre part, difficile de célébrer la bonne nouvelle d'une rédemption espérée de plus haut – non pas qu'il n'y aurait pas de haut – mais depuis que les hommes sont devenus capables de détruire la création. Et comme si cela ne suffisait pas : voici que l'homme qu'elle aime – dont le cerveau déraille et la vie se déglingue – qui la poursuit et hante les coulisses de ce cérémonial. Et lui, il dit : "Je suis possédé du diable". Pour lui – un de ces hommes sacrifiés par la conjoncture – on attend plutôt la venue des ambulances. Écartelée entre ce qui tourmente sa vie intime et son obligation publique, la Miss risque fort de déraper. Il semblerait que la scène devienne un piège – mais comme l'existence – où elle a "involontairement décidé" de tomber. "Dieu merci", entre elle et les spectateurs, il y a un très providentiel médiateur : Pierre, le régisseur, qui s'occupe à même la scène de recadrer comme d'éclairer tous ses débordements et étranges métamorphoses physiques. Dès lors, faisant appel à la grâce autant qu'au forceps, c'est à travers le récit d'une "Passion", dans tous les sens du terme, que les deux en viendront à transmuter en "rituel" une interpellation qui relève d'un effort pour penser au-delà du pensable. Pour le cas où il y aurait une autre "Bonne Nouvelle" : Parce qu'il a dit "Je suis l'obscurité du monde". Et qu'il semble à la Miss, "en le voyant qui sombre, qu'en lui s'est justement retranchée la lumière". Alors "à Temps Extraordinaires", Mess' Extraordinaire. Spécialiste de se prendre les pieds dans tous les " rituels " de prise de parole, la Miss les bouleverse tous, mais en même temps les interroge et fait valoir leurs fondements. En premier lieu c'est la convention théâtrale que Miss Griff bouscule tout en s'en servant. Mais ici en l'occurrence, et tandis que chacune des parties (rigoureusement suivies) de sa Mess' peut "partir en cacahuètes", c'est aussi le plus "théâtral" des rituels religieux qu'on connaisse qu'elle offre à reconsidération, puisqu'ici c'est précisément sur un "drame" – de taille gigantesque – que s'appuie et se déroule toute sa construction. Si ses dérapages prêtent à sourire ou a contrario à grincer, on souhaite ici avant tout qu'ils prêtent à "penser".

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Rien à l’affiche ici pour l’instant… mais ça arrive vite 👀