Polyeucte
Théâtre de la Renaissance de Oullins
Jaques-Wajeman ressuscite la monumentale tragédie de Corneille. Une oeuvre sacrée, un baptême de sang, un passionnant thriller politique et métaphysique
On ne joue plus guère Polyeucte. Le fou de Dieu de Pierre Corneille n'est plus à la mode. Corneille non plus d'ailleurs. N'était l'infatigable Brigitte Jaques-Wajeman qui ne cesse de ressusciter ses monumentales et visionnaires tragédies, avec ses alexandrins qui sonnent, roulent et tonnent comme pour une symphonie héroïque, ou une saga aux mille rebondissements, matrice scénaristique méconnue de bien des séries télé d'aujourd'hui...
Corneille crée un jeune homme charmant qui, à peine baptisé, cherche le martyre et décide de s'attaquer, au nom du Dieu qui lui a été révélé, aux statues des dieux romains qu'il considère comme des idoles païennes qu'il faut détruire. Polyeucte n'a désormais qu'une hâte, celle d'échanger la volupté heureuse qu'il goûte auprès de sa jeune femme, contre une jouissance infiniment plus intense : celle du sacrifice et du renoncement. Un désir qui le pousse à s'arracher brutalement à sa femme, à se livrer à une violence digne d'un terroriste et à souhaiter le plus tôt possible la mort. Dans de splendides décors et avec des comédiens en élégants costumes d'aujourd'hui, Brigitte Jaques-Wajeman fait superbement entendre et comprendre le texte. Ça semble peu. C'est beaucoup. Et c'est merveille de démêler l'écheveau politique que nous offre le rusé auteur du Cid.
Pour tout public à partir de 15 ans
Langue : français
Corneille crée un jeune homme charmant qui, à peine baptisé, cherche le martyre et décide de s'attaquer, au nom du Dieu qui lui a été révélé, aux statues des dieux romains qu'il considère comme des idoles païennes qu'il faut détruire. Polyeucte n'a désormais qu'une hâte, celle d'échanger la volupté heureuse qu'il goûte auprès de sa jeune femme, contre une jouissance infiniment plus intense : celle du sacrifice et du renoncement. Un désir qui le pousse à s'arracher brutalement à sa femme, à se livrer à une violence digne d'un terroriste et à souhaiter le plus tôt possible la mort. Dans de splendides décors et avec des comédiens en élégants costumes d'aujourd'hui, Brigitte Jaques-Wajeman fait superbement entendre et comprendre le texte. Ça semble peu. C'est beaucoup. Et c'est merveille de démêler l'écheveau politique que nous offre le rusé auteur du Cid.
La distribution du spectacle ✨
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Polyeucte, les avis spectateurs
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Théâtre de la Renaissance de Oullins