Bio et parcours
Né à Cologne en 1819 dans une famille de musiciens, Jacques Offenbach arrive à Paris à seulement 14 ans pour poursuivre sa formation musicale. Violoncelliste virtuose, il entre au Conservatoire de Paris puis joue notamment à l’Opéra-Comique. Mais son ambition dépasse rapidement les pupitres d’orchestre : Offenbach veut composer pour la scène.
En 1855, il fonde les Bouffes-Parisiens, théâtre auquel son nom reste intimement associé. Il y développe un genre alors en pleine invention : l’opéra-bouffe français, qui mélange musique savante, chansons populaires, fantaisie et satire. Avec ses librettistes Henri Meilhac et Ludovic Halévy, il transforme les travers de la société en joyeuses machines à rire. La recette fonctionne plutôt bien : Paris devient son terrain de jeu et le Second Empire, sa cible favorite.
Le succès arrive avec Orphée aux Enfers en 1858. Cette relecture complètement déjantée du mythe d’Orphée et Eurydice connaît un immense succès et popularise notamment le célèbre galop infernal, devenu indissociable du cancan. Offenbach enchaîne ensuite les grands titres : La Belle Hélène (1864), Barbe-Bleue (1866), La Vie parisienne (1866), La Grande-Duchesse de Gérolstein (1867) et La Périchole (1868).
Derrière les airs entraînants et les situations loufoques, son œuvre porte aussi un regard mordant sur la politique, les conventions sociales et les puissants. La BnF souligne ainsi sa capacité à mêler registres savants et populaires, avec une ironie qui fait d’Offenbach l’une des grandes figures musicales du Paris du XIXe siècle.
Après la guerre franco-prussienne de 1870, sa carrière connaît une période plus difficile. Il poursuit néanmoins son activité avec notamment Madame Favart et La Fille du tambour-major. En 1873, il prend la direction de la Gaîté Lyrique, où il crée Le Voyage dans la Lune.
À la fin de sa vie, Offenbach travaille sur une œuvre d’un tout autre registre : Les Contes d’Hoffmann. Il meurt à Paris en 1880 avant d’en achever la partition. L’opéra sera créé après sa mort, en 1881, et deviendra progressivement l’une de ses œuvres les plus célèbres.
Naturalisé français en 1860, Offenbach est nommé chevalier de la Légion d’honneur en 1861. Sa postérité reste considérable : la BnF conserve aujourd’hui un fonds exceptionnel consacré au compositeur, comprenant notamment une centaine de partitions manuscrites, des livrets et des archives théâtrales.
Pourquoi on aime Jacques Offenbach ?
Ses opéras complètement déjantés
Sa satire des puissants
Ses airs immédiatement reconnaissables