Avis et critiques : Cherche Piano aqueux pour jouer La Truite de Schubert
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Quand on voit de tels talents se produire brièvement dans un lieu confidentiel on est partagé : le plaisir de profiter d'un spectacle aussi magistral dans un cadre intimiste et la désolation de constater que le bon goût des belles choses semble se perdre...
Pierre Dac et Francis Blanche (mais aussi Jean Poiret et Jean Yanne) peuvent dormir en paix leurs héritiers Jean François Vinciguerra et sa complice Véronique Briel sont là et bien là ! La relève est assurée. Super spectacle ! A voir absolument.
Ce récital lyrique, loufoque et virtuose, inspiré des textes de Francis Blanche et de Pierre Dac, est magistralement interprété par Jean-François Vinciguerra, accompagné au piano par la talentueuse Veronique Briel. Ils nous ont fait passer une superbe soirée dans ce très beau lieux. Dommage qu’il n’y ai que deux représentations car j’y serais bien retourné.
Deux artistes accomplis, l’une au piano, l’autre au chant qui reprennent les chansons / sketches de Pierre Dac et Francis Blanche. L’interprétation est léchée et pleine d’humour. Je recommande vivement !
4 critiques
Le goût des mots a réjoui deux salles combles, emportées par la poésie et séduite par des pirouettes inouïes. Le décalage entre les mots, le jeu et le chant de Jean-François Vinciguerra était réjouissant. Le baryton, pas pingre pour deux sous, a partagé sa « madeleine », en l’occurence « son » Francis Blanche, avec générosité. Et les gourmets ont redemandé de ce mets si bien servi !
Talent pour de vrai, dans ce spectacle pour de rire approuvant d’un rire clair l’humour noir et pardonnant les détournements respectueusement iconoclastes, car taquiner « La Truite », ce n’est pas forcément pêcher !
En ces temps troublés, le droit de rire et de faire rire reste un combat toujours d’actualité. Un réjouissant spectacle, volontairement très décalé dans cette enceinte sacralisée de l’Opéra du Grand Avignon, et longuement applaudi par son public.
Jean-François Vinciguerra a tous les dons. Une mimique malicieuse, un œil coquin (…) il est jupitérien, diablotin, benêt ou cavalier, bref qu’il chante Le complexe de la Truite (Schubert) ou La Pince Linge (Beethoven) le geste est juste, l’intention drôlissime et le résultat est là. Jamais il ne rate sa cible. Fous rires du public.