Théâtre à Paris

Classique, contemporain, seul en scène...

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Affiche de Panik sur la hotline

Panik sur la hotline

La Comédie Saint Michel
Franck et Fleur sont de permanence chez Urgences Hotline en ce soir du 31 décembre ! Entre des appels complètement lunaires, des appelants au bord de la crise de nerfs et une soirée qui part progressivement en vrille, nos deux opérateurs vont tenter de garder le contrôle. Du rythme, de l'absurde, de la dérision. Une comédie populaire et déjantée où chaque appel peut être le dernier. Venez rire...beaucoup ! Vous laisser surprendre... Tout le temps ! Et attendez-vous à être mis à contribution ! Un duo de comédiens explosif dans la version Gen Z du "Père Noël est une ordure".
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9/10 (169 avis)

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dès 17,50€

Affiche de Le songe d'une nuit d'été

Le songe d'une nuit d'été

La Comédie Saint Michel
Transe, folie amoureuse, volonté de s'extraire d'une réalité dominée par les faux semblants qui opposent les classes sociales ? On ne sait pas vraiment. Reste que le monde réel et le monde magique se mêlent et se démêlent dans un tourbillon, à tel point qu'on ne sait plus distinguer le vrai du faux. La jeunesse de banlieue et celle, dorée, des beaux quartiers, se croisent, se rapprochent, se toisent sans vraiment jamais se rencontrer. Seule l'illusion du vrai, ou la vérité de l'illusion, les unissent dans un songe onirique et une forêt magique dont nul ne sait si elle existe réellement.
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10/10 (22 avis)

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dès 17,50€

Affiche de David Elbaz Dans les étoiles

David Elbaz Dans les étoiles

Gaité Montparnasse
L'astrophysicien David Elbaz nous confie son histoire de l'univers, avec passion, humour et décalage. Qu'est-ce qu'on fait là ? Comment tout a commencé ? Sommes-nous seuls dans l'univers ? Un spectacle pour tous, sauf pour ceux qui savent déjà tout...
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10/10 (49 avis)

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dès 26€

Affiche de Le bourgeois gentilhomme

Le bourgeois gentilhomme

Théâtre Montmartre Galabru
Monsieur Jourdain, riche bourgeois ignorant, marié et d'âge avancé, tente de devenir savant en s'initiant aux beaux arts afin de séduire une marquise.
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10/10 (48 avis)

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dès 16,50€

Affiche de 1. 2. 3. Tchekhov !

1. 2. 3. Tchekhov !

Théâtre de l'Epée de Bois - Cartoucherie
Bienvenue dans l'univers des comédies brèves d'Anton Tchekhov, où le comique se moque du tragique, où personne ne s'écoute vraiment, et où la vie ressemble à une mauvaise pièce de théâtre qu'on serait condamné à jouer jusqu'au bout... Excessif, grotesque, touchant, insupportable – terriblement humain. Trois effondrements spectaculaires... Le chant du cygne Un vieux comédien ivre se réveille au milieu de la nuit dans son théâtre. Il comprend : sa vie entière n'a été qu'une comédie ratée. Tragédien malgré lui Un fonctionnaire, transformé en esclave domestique, croule sous les demandes de son entourage. Martyr du quotidien, il est bien décidé à en finir... Duel Deux hommes se détestent jusqu'au duel. Mais savent-ils seulement pourquoi ils se battent ? L'honneur ? L'ennui ? Une farce métaphysique où deux visions du monde s'affrontent.
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9/10 (4 avis)

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Affiche de Notre-Dame de Paris

Notre-Dame de Paris

Théâtre de l'Epée de Bois - Cartoucherie
Cette adaptation de Notre-Dame de Paris se déroule dans un monde sans époque précise, mais que tout le monde reconnaît. La cathédrale n'est plus un monument figé, elle devient un corps de métal, un bastion vertical, un théâtre de pierre où s'écrase tout ce que l'humanité a d'irrécupérable : la misère, la solitude, le désir, le pouvoir. Il n'y a pas de reconstitution historique ici. Pas de folklore, pas de dentelles, pas de "Gitane romantique". Seulement des hommes et des femmes jetés dans une société qui les dévore. Esmeralda n'est pas une muse. Elle est une survivante. Quasimodo n'est pas une âme pure. Il est un silence. Frollo n'est pas un monstre. Il est un homme brisé. Phoebus n'est pas un héros. Il est un vide. Clopin n'est pas un roi. Il est un misérable. Chaque personnage lutte pour exister dans un monde où la beauté, la morale, la justice ne sont plus que des masques. La pièce se resserre sur six figures principales (Esmeralda, Frollo, Phoebus, Quasimodo, Clopin, Gringoire), épurées à l'os, et traverse leur chute inexorable. L'amour devient une punition. La religion, une pulsion refoulée. La justice, un théâtre d'exécution. Le texte puise dans le souffle d'Hugo, sa rage, ses visions, ses violences, mais est entièrement réécrit. C'est une langue lyrique et brutale, traversée par des métaphores et des silences étouffants. Le style s'inspire du théâtre européen contemporain : ruptures de ton, irruptions de réalisme, adresses au public, silences incarnés, cadrages sonores ou lumineux violents, dans la lignée d'un théâtre à la Ostermeier. Au coeur du spectacle, le désir est politique. Aimer, ici, c'est mettre son corps en jeu dans une société qui nie les pauvres, méprise les femmes, ridiculise les déviants. Ce n'est pas une Esmeralda érotisée que l'on verra, mais une jeune mendiante, coupable d'avoir dansé, livrée aux caprices d'un prêtre en crise, d'un soldat glacial, et d'un peuple aveugle. La cathédrale devient alors le lieu d'un sacrifice païen, où la beauté est pendue, et le silence sonne la fin. Pour un public sensible au théâtre contemporain, pour ceux qui aiment les classiques reconfigurés avec radicalité, pour les amoureux du texte, et ceux qui n'ont jamais vu Quasimodo autrement que dans un dessin animé.
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10/10 (39 avis)

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dès 16,50€

Affiche de Roberto Zucco

Roberto Zucco

Théâtre des Mathurins
Commence alors une cavale vertigineuse, jalonnée de rencontres, illustratrices d'une quête d'identité. Alors qu'il est sans cesse traqué par les inspecteurs, son visage d'ange ne fera qu'intriguer : comment un garçon si beau peut-il agir ainsi ? Inspirée d'un fait divers, la pièce de Koltès explore la part sombre qui sommeille en chacun de nous. Elle interroge notre rapport à la violence, à la liberté, au désir, et à la place que nous cherchons dans la société. Portée par une langue poétique et brute, cette épopée plonge au coeur de nos contradictions entre peur et fascination.
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9/10 (29 avis)

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dès 22€

Affiche de Le Père Noël est une ordure

Le Père Noël est une ordure

La Divine Comédie
"La ville est un animal monstrueux qui dévore sans pitié les faibles... Mais c'est sans compter sur une poignée d'hommes et de femmes bénévoles qui ont créé Détresse Amitié pour briser ce mur de silence", tel est le message d'accueil du répondeur de l'association. Mais la veille de Noël, ces mots résonnent plus fort dans la nuit froide et glacée et les désespérés arrivent un à un, tels les moustiques attirés par la lumière. Le règlement était pourtant clair ! Détresse Amitié ne reçoit personne dans ses locaux : mais c'est sans compter sur Zézette, Félix et la sulfureuse Katia qui envahissent à tour de rôle le bureau à la recherche d'une oreille empathique et règlent leurs différends au beau milieu du salon. Pierre et Thérèse ne savent plus où donner de la tête pour rétablir l'ordre à tout prix. Quant au gentil Preskovic, il veut participer à ce qu'il pense être une fête entre voisins. Ça tombe bien, il lui reste des chocolats...
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9/10 (233 avis)

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Affiche de Phèdre

Phèdre

Théâtre Lucas-Paumier
Phèdre, épouse de Thésée, croit ce dernier mort. Libérée par cette nouvelle, elle se laisse aller à avouer à Hippolyte, son beau-fils, la passion coupable qu'elle éprouve pour lui. Cet aveu met bientôt Phèdre dans une situation intenable : non seulement Hippolyte la rejette mais Thésée, qui avait simplement disparu, est bientôt de retour. Phèdre est alors poussée au mensonge par sa confidente OEnone. Elle accuse Hippolyte d'avoir voulu lui faire violence. Thésée maudit son fils et appelle sur lui la colère de Neptune, mais bientôt la nouvelle du suicide d'OEnone jette le doute dans son esprit. Cependant il est trop tard. Thésée apprend la mort d'Hippolyte, tué par un monstre marin, tandis que Phèdre qui s'est empoisonnée, lui révèle avant de mourir la vérité sur cette tragédie, en avouant sa faute. Interprétée par des gens d'aujourd'hui pour des gens d'aujourd'hui. Nous choisissons de travailler sur tous les différents sentiments que la passion amoureuse provoque. L'amour impossible, la fatalité, la douleur, la jalousie et la honte parcourent le personnage titre. Ainsi Phèdre est fragile car victime de la volonté divine et donc toujours sincère devant les évènements. Jouée uniquement par 4 comédiens, la pièce rend compte au plus près des spectateurs de la tristesse ou de la terreur des personnages. En endossant le rôle devant le public, le comédien inspire facilement la catharsis proposée par l'auteur. À nous de ressentir ou non le dégoût, la tristesse ou la terreur. À nous d'être emportés dans cette passion incestueuse qui va précipiter tous les personnages vers une fin tragique. Quête ou fuite de l'amour, instinct ou culpabilité
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dès 19,50€

Affiche de Cyrano.

Cyrano.

Théâtre de l'Epée de Bois - Cartoucherie
Il ne s'agit pas ici de réécrire le texte de Rostand. Il s'agit de redécouvrir l'actualité de ses mots. Portée au plateau par une troupe nombreuse, jeune et explosive, l'oeuvre déploie tout son tranchant. Elle nous rappelle combien l'envie de vivre d'une façon libre, amoureuse et poétique continue de nous animer... Ce spectacle se veut un pont : entre l'ancien et le nouveau, entre le groupe et l'unique, entre les arts puissants du théâtre, de la danse et du rap, entre le rire et le lyrisme... pour toucher ce que Cyrano appelle lui-même : le Panache !
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9/10 (6 avis)

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dès 16,50€

Affiche de Le Dibbouk

Le Dibbouk

Théâtre de l'Epée de Bois - Cartoucherie
« ... Un grand malheur est arrivé, l'âme de Khanan, qui est mort, a pris possession du corps de Léa ! ... C'est un dibbouk ! » Le Dibbouk, œuvre majeure du théâtre yiddish créée en 1920, avait déjà impressionné par son audace, sa force poétique, et sa modernité, les grands metteurs en scène de son époque (Stanislavski, Vakhtangov, Gaston Baty...) La pièce raconte l'histoire d'une destinée amoureuse contrariée au milieu d'un drame mystique. À l'instar des grands drames amoureux, Roméo et Juliette, Tristan et Iseult, Orphée et Eurydice, l'amour entretient ici une relation poignante avec la mort et l'éternité. Jamais dans une œuvre ne fut poussée aussi loin l'union des amants. L'âme du défunt aimé habite le corps de sa fiancée : c'est un scandale contre l'ordre du monde, les lois sociales, les convenances. Comme l'indique son sous-titre, Le Dibbouk est un entre deux mondes. Il nous amène entre le monde des vivants et celui des morts, entre l'ancien monde qui vacille et le nouveau qui peine à naitre dans le bruit et la fureur. Cette tension dramatique qui traverse l'œuvre résonne avec nos inquiétudes contemporaines.

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Affiche de Un fil à la patte

Un fil à la patte

Théâtre de l'Epée de Bois - Cartoucherie
Une société de pique assiettes, ruinés ou en passe de l'être se retrouve chez Lucette, chanteuse de son état, reine du moment adulée par la presse et le public parisien. Celle-ci prodigue avec générosité le couvert et l'argent, mais gare à celle ou celui qui essaie de sortir de son petit cercle où elle règne en despote... Fernand de Bois d'Enghien va faire les frais de ce parfait petit tyran ! En effet, amant de Lucette, il n'arrive pas à rompre avec elle et pourtant le soir même il signe son contrat de mariage avec la très fortunée Viviane, fille de la Baronne Duverger. Ce qui devait arriver arriva, Lucette qui est engagée par la Baronne pour couronner la petite fête donnée à l'occasion de la signature du contrat de mariage, tombe nez à nez avec Fernand. Le scandale éclate alors ! Ni l'imagination de Fernand pour sauver son mariage coûte que coûte ni la vengeance de Lucette n'auront de frein.

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Affiche de Phèdre

Phèdre

Théâtre de l'Epée de Bois - Cartoucherie
À peine a-t-il épousé Phèdre, et lui a-t-il fait un enfant, que Thésée les confie à son fils aîné Hippolyte, et rejoint Pirithoüs combattre les enfers. Mais Phèdre aime Hippolyte en secret et Thésée est bientôt déclaré mort... Phèdre a une personnalité tellement puissante et forte que beaucoup de metteurs en scène confient le rôle à des femmes d'âge mûr, en oubliant que le fils de la petite soeur d'Ariane est si jeune qu'il n'est jamais nommé... La Phèdre de Racine n'a pas l'âge de Thésée mais celui d'Hippolyte, et, comme lui, elle est avant tout lumière (le sens du mot Phèdre en grec), pudeur et pureté. Ce n'est pas parce qu'il est plus jeune (ou parce qu'il est son beau-fils) que le tragique intervient mais parce que Phèdre croit Hippolyte "insensible", c'est-à-dire complètement étranger à tout ce qui procède du corps et de l'amour, puis parce que l'Amour est aveugle, et qu'il n'unit pas les deux que tout devrait rapprocher. Phèdre et Hippolyte brûlent en effet ensemble de contradictions qu'ils n'arrivent pas à maîtriser et se battent ensemble pour concilier ce mélange, propre à la grande jeunesse, d'énergie et de fragilité, d'absolu et d'intransigeance, de pureté et de complexité, de violence et de passion.

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Affiche de Stabat Mater Furiosa

Stabat Mater Furiosa

Théâtre de l'Epée de Bois - Cartoucherie
Face à l'horreur, une femme se tient droite, refuse les larmes et la soumission. Seule face au fracas du monde et à la folie destructrice des hommes, elle accuse. Sa parole devient une arme tranchante et viscérale ; un blasphème sacré qui arrache la paix au silence des tombes. Écrit en 1999 par le poète et dramaturge Jean-Pierre Siméon, Stabat Mater Furiosa est un poème dramatique d'une puissance rare, un monologue théâtral qui s'érige comme l'un des réquisitoires les plus violents et les plus beaux de la littérature contemporaine contre la guerre.

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Affiche de La dame de la mer

La dame de la mer

Théâtre de l'Epée de Bois - Cartoucherie
"La Dame de la mer" est l'une des oeuvres les plus mystérieuses d'Henrik Ibsen. L'action se déroule en été, au bord d'un fjord, dans une maison entourée d'une nature omniprésente, où vivent le docteur Wangel, ses deux filles, Bolette et Hilde, et sa nouvelle épouse, Ellida. L'atmosphère est imprégnée de silences et de non-dits ; un équilibre fragile semble y régner. Chaque jour, Ellida rejoint la mer dans un rituel immuable. Jusqu'au retour de l'Étranger, un marin auquel elle s'était fiancée dix ans plus tôt, à la pointe de Brattamer. Cet amour ressurgi du passé réveille en elle, avec une force irrépressible, attirance et épouvante. D'une saisissante modernité, mêlant réel et surnaturel, "La Dame de la mer" interroge la puissance du désir, l'émancipation féminine et la liberté, source d'une renaissance intérieure. Ibsen compose une partition où la mer devient une force primitive qui attire, révèle et transforme. Entre l'appel magnétique du large et l'ancrage familial, Ellida doit choisir. Une création théâtrale, visuelle, musicale et chorégraphique portée par sept comédien·ne·s.

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Affiche de La vie matérielle

La vie matérielle

Théâtre de l'Epée de Bois - Cartoucherie
Catherine Artigala est Marguerite Duras. Elle est écriture. Elle est cette force de vie qui nous bouleverse par sa drôlerie, son culot, son insouciance, parfois, sa radicalité, souvent. Nous brouillerons les pistes. La lumière ciselée et les sons et musiques seront nos alliés d’invention. Présence aux mots, diction implacable, les silences comme le bruissement de l’intime, notre projet s’articule autour du dire, brutalité des mots qui, dans la bouche de Duras, se transforme en émotion. Duras dénoue le lien qu’elle entretient au monde, aux rapports homme/femme, à la sexualité, à son enfance. Il est question de ses obsessions, de ses peurs, de ses convictions. On découvre une Duras se débattant dans un quotidien qu’elle peine à maîtriser, se lovant dans la sensualité, chemin magnifique vers le plaisir, mêlant l’interdit et la grâce comme un pied de nez magistral fait à la bien-pensance bourgeoise et confortable.
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Affiche de L'équarissage pour tous

L'équarissage pour tous

Théâtre de l'Epée de Bois - Cartoucherie
Arromanches, 6 juin 1944 : tandis que les Alliés prennent pied sur le sol européen, un père de famille équarrisseur se préoccupe de marier sa fille au soldat allemand avec qui elle couche depuis quatre ans... Ce résumé vous donnera une bien faible idée du bouillonnement burlesque de ce "vaudeville anarchiste". Une farce sur un sujet grave qui fit scandale à sa création en 1950. Un pari fou dans une société en reconstruction, meurtrie et traumatisée par la violence de la guerre. En 2026, il est important pour de rendre justice à cette pièce et de questionner la place de la guerre dans nos sociétés et ses conséquences. La Seconde Guerre mondiale, sujet central de la pièce, résonne particulièrement bien avec nos préoccupations géopolitiques actuelles : le Brexit qui marque la fin d'une Europe unie, la guerre en Ukraine, la fin de la Pax Americana, la montée du fascisme partout dans le monde, etc. Ressusciter cette période historique et son conflit avec notre regard de contemporain permet une relecture distante et pragmatique à mettre en parallèle avec notre propre avenir. Dans un climat de guerres généralisées, nombreux sont ceux qui ont peur d'une troisième guerre mondiale.

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Affiche de Platonov

Platonov

Théâtre le Passage vers les Etoiles
Sous les apparences d'une journée de fête, Tchekhov révèle le vertige d'êtres qui cherchent ailleurs ce qu'ils ne trouvent plus en eux-mêmes. Entre humour, désir et cruauté, Platonov nous tend un miroir où se reflètent nos manques, nos contradictions et notre irrépressible besoin d'aimer.
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Affiche de Macbeth

Macbeth

Théâtre de l'Epée de Bois - Cartoucherie
« Les peurs que l’on ressent ne sont rien auprès des terreurs que l’on imagine. » Ce que Shakespeare dit de façon radicale, c’est que ce qui n’est pas, ce qui est de la seule étoffe de nos rêves, des songes, des désirs – c’est cela seul qui est et fait la trame secrète de notre vie. Cette citation opère un jour renversement fondamental : Macbeth cesse d’être une pièce sur un roi assassin pour devenir le portrait d’un homme dévoré par l’avant-coup de ses actes. Comme le souligne A. C. Bradley, Macbeth possède une « imagination de poète » : c’est elle qui transforme l’ambition en visions hallucinées, rendant le poignard flottant ou le spectre de Banquo plus réels que le trône lui-même…. Cette lecture s’ancre dans les études récentes sur l’imagination pathologique à la Renaissance. Suparna Roychoudhury montre que la pièce interroge « la ligne ténue entre fantasme hallucinatoire et subjectivité ordinaire » et pose une question cruciale : dans quelle mesure nos images mentales nous appartiennent-elles ? Elle fait également le pari que la trame secrète de Macbeth (ses songes, ses peurs anticipées) est le seul vrai personnage de la tragédie. Le réel (la cour, les batailles) n’en est que le décor flou. En donnant corps à ce qui n’est pas, Shakespeare montre que l’imaginaire ne prépare pas à l’action : il est l’action, et il consume. La forêt de Birnam n’avance pas : elle surgit du regard terrifié de Macbeth, parce que c’est là, dans son œil, que se tisse la seule fatalité qui compte… Jérôme Méla Le contexte historique : sorcellerie, politique et mécénat royal. Cette plongée dans l'imaginaire prend un relief particulier à la lumière des sources et du contexte de la pièce. Shakespeare puise dans les Chroniques de Holinshed (1587), mais prend des libertés majeures. Il transforme Banquo – complice du meurtre dans la chronique – en figure intègre, hommage direct au roi Jacques Ier, descendant supposé de Banquo. Ce choix est d'autant plus significatif que le roi était un fervent croyant en la sorcellerie. En 1597, il avait publié son Daemonologie, un traité où il affirme que la sorcellerie est une " trahison envers Dieu " et approuve la chasse aux sorcières. Sa conviction était ancrée dans un traumatisme personnel : en 1589, il attribua une violente tempête en mer à un complot de sorcières, déclenchant la chasse aux sorcières de North Berwick (1590-1592). Jacques Ier se croyait la cible d'un complot satanique et assista à la torture de sorcières présumées. En incluant les sorcières dans Macbeth, Shakespeare rend donc un hommage direct au traité royal – tout en prenant un risque considérable : présenter un régicide écossais à un roi écossais fraîchement couronné, dans un contexte encore brûlant de la Conspiration des Poudres (1605). Pourtant, le pari fut un succès : dès 1603, Jacques avait fait de la troupe de Shakespeare les " King's Men ", et Macbeth consolida ce mécénat royal.

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Affiche de La Jeanne De Delteil

La Jeanne De Delteil

Théâtre Lucas-Paumier
Le spectacle va se constituer sous nos yeux. Une actrice seule prend possession d'un plateau nu. La vraie nudité, pas celle de l'absence, du dépouillement, mais de l'abandon. Une femme entre dans un théâtre en repos. Seule la servante (ce tabernacle des plateaux de théâtre) est allumée. La scène ressemble à celle de tous les théâtres du monde. Sont posés là l'échelle pour les lumières, les élingues pour les cintres, le balai pour le plateau, les chariots pour transporter le matériel, bref, les outils naturels du théâtre. Confiante en la force du verbe, il suffira à l'actrice de parler pour que la chose existe. Pleine de foi en son art, l'artiste, folle de liberté, baptise à qui mieux mieux : tire une table, grimpe dessus, et voilà le beau cheval offert par Charles VII ! Alignant scrupuleusement des pieds de projecteurs, c'est toute l'armée vivante dont elle prend le commandement qui surgit ! Joie naïve. Cette générosité théâtrale parle à chacun. Elle entretient la force de l'illusion.
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Rien à l’affiche ici pour l’instant… mais ça arrive vite 👀