François Staal ne chante pas pour détourner les yeux du monde, mais pour le traverser.
Dans ses chansons, l’intime rencontre les brûlures de l’époque : l’amour, la révolte, l’enfance, la perte, l’injustice, le désir de rester humain malgré tout. Sa voix profonde avance au milieu des guitares, des mots et des images, entre tension électrique et douceur.
Son univers évoque parfois Bashung, Manset ou Nick Cave. On y retrouve la même exigence, le même goût des ombres et des textes qui continuent de résonner après la dernière note. Mais chez François Staal, une lumière demeure toujours ouverte : une tendresse, une fraternité, la conviction fragile que tout n’est pas perdu.
Compositeur de musique à l’image depuis plus de trente ans, il a signé plus de soixante bandes originales pour le cinéma et la télévision. Cette expérience nourrit une écriture très visuelle et narrative : chaque chanson devient un paysage, une scène, parfois un film intérieur.
Neuf albums jalonnent son parcours. Avec La Brûlure, François Staal déploie aujourd’hui une œuvre en plusieurs mouvements autour de notre époque, de ses basculements et de ce que nous choisirons d’en sauver.
Sur scène, en trio ou entouré de ses musiciens, il ne donne pas seulement un concert : il propose une traversée. Du rock poétique, cinématographique et engagé, habité par la colère, la beauté et la lumière.
François Staal chante ce qui brûle — et ce qui, malgré tout, continue de nous éclairer.